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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:22

A quatorze autour d'une table (mais treize lecteurs !!), il va de soi -et heureusement ajouterais-je- que les avis divergent sur certains bouquins.

"Des goûts et des couleurs on ne discute pas !" et je dois avouer que ça m'ennuierait au plus haut point d'avoir onze avis rallié au mien...

 

Je vais donc me prêter au jeu du contre article qui va faire suite à l'avis extrêmement élogieux de Malika posté hier....

 

Âme sensible s'abstenir, ce post radical risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs !

 

Je n'ai pas du tout eu la même lecture que Malika, vous l'aurez compris.

Mais pourquoi ?

 

J'ai trouvé le livre à la fois creux (pour un essai, je l'aurai presque attendu plus chiadé dans ses réflexions), désordonné dans sa construction, enfonçant des portes ouvertes, ne s'appuyant sur aucune thèse avérée si ce n'est ses propres propos, sans fondement donc...

"Nous sommes incapables, nous autres humains, de ne pas chercher du Sens. C’est plus fort que nous."

Mais quelle banalité. Mais de qui parle-t-elle ? D'une minuscule frange de la population hyper éduquée... Qui se sent flattée par ce genre de poncif !

Je pourrais reprendre comme ça un bon nombre de ses réflexions qui m’ont laissé un sale goût d’amertume dans la bouche tant c’était gratuit. Mais ce serait long et fastidieux…

Si j'étais extrêmement sévère je dirais que c'est un essai écrit par une auteure plutôt prétentieuse, qui s'est regardée écrire et s'est probablement écoutée parler lorsqu'il a fallu le présenter aux média.

Ce qui par ailleurs, n'a pas été fait, aucune trace d'elle sur son sujet !!

Tout ce que j'ai lu de critiques autour de ce bouquin ressemble à de la propagande. Tout le monde a repris les propos des premiers... Aucune analyse personnelle. J'ai été affligée de voir à quel point ça ressemblait à de la promotion déguisée.

Genre le mot de la maison d'édition, le résumé de l'auteur, le pitch promo de l'agent et hop hop hop, tout le monde y va du recopiage !

... je crois que je vais conclure par une dernière chose.

Ce paragraphe clé, qui résonne un peu comme une justification :  «Voici les phrases que j'entends le plus souvent à mon sujet» : «Elle cherche son identité» ; «Elle est déchirée entre plusieurs identités»...  «Non, non, je ne me porte pas mal du tout, merci. Simplement, le fait d'avoir occupé plusieurs cases sur l'échiquier identitaire me permet de voir le caractère fictif de l'identité des autres...».

Non. Tout ne va pas bien dans cette affirmation.

Premièrement je dirai que chercher son identité n'est pas un signe de malaise. Ne serait-ce pas plutôt un signe de grande intelligence ?

Deuxièmement, il n'est pas sûr que l'on puisse affirmer le caractère fictif de l'identité des autres à partir de sa ou ses propres identités. Nancy Huston le dit elle-même. Tout n'existe que par l'imaginaire et par conséquent, dans notre tête. Nul ne peut se substituer à l'imaginaire de l'autre.

Mon imaginaire, le mien, vient de me m’appeler à aller au resto japonais, dans deux petites heures environ, pour de délicieux california makis. Par conséquent, je vais poursuivre cette chose que j'appellerai volontiers désir – un désir bien réel qui me tient l'estomac, l'œsophage et les trippes – et mettre un terme à cet article déjà FORT LONG.

 

ane

Bref, j'ai trouvé tout ça très limite. Proche du foutage de gueule...

Encore une fois, je répète, cet avis m'est propre, je ne vous en voudrais pas d'en défendre un autre : au contraire, le débat n'en sera qu'enrichi...

Enfin, que chacun se tranquillise, la lecture/l'écriture regroupent des gens lettrés, ouverts à la critique -souhaitons-le-. Ce contre article défend une position (contre une autre) ce n'est pas une personne contre une autre...

J'espère que les choses sont claires !





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commentaires

Anatole dit Boulie Bouffetout 08/10/2010 10:30



@ Frederic : tu nous manquais...


Tu abordes un axe du bouquin qui a été survolé à mon goût. Il aurait mérité d'être approfondi !


Merci pour la citation de D'Ormesson (j'aime ce Monsieur...)



frédéric 07/10/2010 22:43



Ce livre nécessite certainement un pré-requis dans le rapport que l'on a à soi. Un genre de distance vis à vis de ce que l'on est. Il n'est pas toujours facile de s'avouer que son identité est
formatée par son environnement familial, social, professionnel, culturel.... mais c'est pourtant vrai.


C'est exactement ce que le livre dit. Nous ne sommes nous que parce que l'on adhère (plus ou moins consciemment) aux rôles que notre environnement nous fait jouer. Notre identité est le fruit
d'une histoire qu'on nous raconte pendant notre enfance et que l'on perpétue à l'age adulte.


J'ai l'impression que les parents de ce brave Bouli lui ont inculqué avec vigueur l'idée qu'il est un être libre et qu'il le resterait tant qu'il se battrait pour. C'est une histoire très belle
et qu'il convient de respecter. A l'occasion d'une interview Jean d'Ormesson (Optimiste par excellence) a dit : "Ce n'est pas parce que la liberté et la justice n'existe pas qu'il ne faut pas y
croire, c'est même la seule façon de les faire advenir".




p { margin-bottom: 0.21cm; }


Malika 06/10/2010 12:33



Te voilà bien remontée !! ...Ou quand Apostrophes se transforme en Droits de réponses !!!


Je reste perplexe sur ton interpretation du livre ...a croire qu'on n'a pas lu le même ! A moins que ça ne soit un problème de traduction ?!!!


Ah, elle écrit en français ...bon ben on est juste pas d'accord alors !!



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