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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:01

   

9782864248385

 

Fait rarissime dans l'histoire du Cercle, je proposais un livre sans l'avoir lu au préalable ... mais avec des garanties de coup de coeur solides tout de même !!

 

Tout d'abord, et c'est bien l'essentiel, l'auteur !! C'est le deuxième roman que je lisais de  John Burnside que j'avais découvert et adoré avec son touchant et très personnel "Mensonge sur mon père".

 

Ensuite, le résumé de l'histoire ou plus précisément cette seule phrase : "Pourtant Léonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d’espoir et de passion, il aime les livres et les filles."

 

Enfin les avis de-ci de-là (toujours à prendre avec des pincettes quand même !!!...) qui présentait ce roman comme une oeuvre gigantesque, un joyau exceptionnel, un texte littéraire rare... !!! wahhhaou !!! Rien que ça !!!

 

Bref, un roman qui promettait beaucoup ... et qui ne m'a pas déçue !!!

John Burnside est indéniablement un grand auteur qui a su une fois encore me prendre par la main pour m'emmener  vers sa lumière intérieure, et je l'ai suivi malgré la noirceur de l'histoire comme envoûtée par la puissance et la richesse de sa plume.

 

John Burnside n'est pas seulement un grand poète, c'est aussi un grand romancier qui orchestre la narration et la construction de son récit avec une époustouflante maestria.

 

C'est un roman généreux, inspiré, illuminé, brillant et déstabilisant.

Alors oui c'est vrai le climat est pesant, l'intrigue effrayante et le monde qu'il nous dépeint assez terrifiant mais avec J.Burnside le polar devient lyrique et le noir n'arrête plus de scintiller ...

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d’enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d’enfer contemporain.
Année après année, dans l’indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs. Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d’espoir et de passion, il aime les livres et les filles.
Il y a dans ce roman tous les ingrédients d’un thriller mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l’écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c’est par le respect et l’admiration ou par la peur.
On est terrifié mais aussi touché par la grâce d’un texte littéraire rare.

 

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commentaires

Attila 12/03/2012 12:15


comme promis je reviens après avoir lu "la maison muette" .


autant te le dire tout de suite, rien de commun avec Scintillation.


dans "la maison muette", il n'y a aucune poésie, aucune chaleur, mais la folie froide et "horrifiante" d'un homme qui nous raconte en détail comment son "expérience" qu'il dit et croit
scientifique a échoué.


les premières pages sont le récit de ce constat d'échec et je dois dire que les premiers paragraphes m'ont donné la nausée ..... pourtant aucune description gore .... c'est pire !


je me suis même demandée si j'allais continuer ..... et puis j'ai continué pour essayer de comprendre.


et j'ai été embarqué contre mon gré dans ce récit couleur "hôpital blanc javel". c'est froid, dépourvu d'humanité mais, pourtant terriblement humain souvent, c'est la folie d'un homme .... qui
semble parfois être sur le point d'affleurer la réalité mais .... qui replonge.


un roman, très très très dérangeant ....


un roman sur le langage et l'âme mais raconté par un homme qui a perdu la sienne quelque part en enfance .... et "on ne survit jamais à son enfance".


je n'oublierai jamais ce livre, mais je ne peux le conseiller à personne tant il est "hors classe" .....  


à toi de voir .... mais je poursuis avec "un mensonge sur mon père" !!!


 

Malika 13/03/2012 20:42



Eh bien, c'est du lourd !!! Pas certaine d'avoir envie de me lancer dans ce genre d'atmosphère, mais ça rend l'auteur assez fascinant tout de même !



Anne 20/02/2012 23:23


Le temps me manque mais il a l'air de ne pas sortir souvent de la bibli !!

Kathel 20/01/2012 20:25


Encore un avis bien tentant ! Si seulement il n'était pas toujours emprunté à la bibli... et devrais-je ajouter, que j'aie davantage de temps pour lire ! 

Nadael 20/01/2012 15:38


Je ne lis que des avis positifs sur ce roman de Burnside mais je n'ai pas trop envie de me plonger dans cette histoire plutôt noire pour l'instant, je le note pour plus tard!

Attila 19/01/2012 15:50


je te dirai ce qu'il en est de "la maison muette" quand je l'aurai lu.


"un mensonge sur mon père" à l'air d'être assez dur ...

Malika 19/01/2012 15:59



Ca l'est  !! C'est un roman autobriographique et le regard qu'il porte sur son père est absolument magnifique.


...Enfin, tu me diras !!



keisha 19/01/2012 15:38


Bien sûr tu l'as lu, je plaisantais, mais tu démarres par:


Fait rarissime dans l'histoire du Cercle, je présentais un livre sans l'avoir lu au préalable ... mais avec des garanties de
coup de coeur solides tout de même !!

Malika 19/01/2012 15:57



Ah oui !! Effectivement, ça prête à confusion !! J'aurai du écrire je proposais au lieu de présentais ... d'ailleurs je vais réctifier de ce pas



Alex-Mot-à-Mots 19/01/2012 15:18


Je n'ai pas réussi à aller au-delà de la noirceur décrite, tant pis pour moi.

Malika 21/01/2012 10:18



Et dire que c'est toi la lectrice de polar et romans noirs !!!!



keisha 19/01/2012 15:08


Dis moi, tu l'as lu, quand même? Un beau roman, et quelel écriture!

Malika 19/01/2012 15:28



Pourquoi me demandes tu si je l'ai lu ?



Ys 19/01/2012 08:49


Sur ma PAL, tout en haut, on me l'a prêté (mais je ne suis pas en avance, ah la la, je passe pourtant mon temps à lire !).

Anis 18/01/2012 20:12


En tout cas la passion et l'enthousiasme sont toujours communicatifs.

Attila 18/01/2012 15:09


ah c'est enfin le moment de te dire tout le bien que je pense de ce livre !!!!


avec Désolations et Rien ne s'oppose : le meilleur roman de la rentrée littéraire selon moi.


j'ai été totalement envoûtée, charmée, hypnotisée par cette histoire où les adultes semblent tous en déliquescence et les adolescents abandonnés à eux même.


cette infraville est glauque mais en même temps, parfois animée d'une magie "noire". et ce que j'ai aimé pardessus tout c'est l'absence d'explication finale ..... comme si l'histoire pouvait
continuer du "côté obscur de la force".c'est un des meilleurs romans noirs que j'ai lu. J'ai retrouvé dans cette univers la même féérie et le même sens de l'absurde que celui développé chez
Vian, la même poèsie aussi, le même charme que celui dégagé par les êtres qui portent une fêlure et l'exhibe pour mieux la cacher.


c'est un très gros coup de coeur pour moi .


j'ai acheté la Maison Muette du même auteur ( en attente de lecture ...) et je compte bien lire "un mensonge sur mon père".


 

Malika 19/01/2012 15:30



Un mensonge sur mon père est tellement différent, que je me demande bien ce qu'il en est de le Maison muette !!!



clara 18/01/2012 07:22


Oh jolie formulation" et le noir n'arrête plus de scintiller" !

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