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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 04:06

 

 

 

 

Oui, c'est un gros pavé ...

Et Oui, c'est un sujet assez lourd ...

 

Mais même pas peur, je me suis lancée tête la première dans ce Prix Médicis au titre énigmatique et au résumé plein de promesse.

 

David Grossman nous livre ici un portrait de femme très riche ,

Ora est une mère aimante qui décide de partir faire une longue randonnée en Galilée alors que son fils chéri vient de s'engager pour une opération militaire ... précisons, et la précision est de taille, que le déroulement de l'histoire se situe en Israel en plein conflit Israelo-Palestinien.

 

Ora fuit les messagers du malheur qu'elle redoute et pressent, tant qu'ils ne la trouveront pas son fils sera en vie ...

 

C'est aussi l'histoire d'une femme aimée et partagée entre deux hommes, deux amis d'enfance liés comme des frères que la guerre n'a pas épargné.  

C'est en compagnie de l'un deux qu'elle part faire ce long chemin tel un pèlerinage sur la route de ses souvenirs, de ses remords et des non-dits qui ont construit les vies de chacun.

 

David Grossman nous offre une histoire dont on sent qu'elle lui tient à coeur, à la résonance très personnelle presque douloureuse. J'apprendrai d'ailleurs à la fin de ma lecture, qu'il perdit son fils dans une opération militaire après la parution du roman.

 

Son style riche, précis et habité rend ce témoignage intense ...

Néanmoins, il n'aura pas suffit à me faire tenir la longueur et la lenteur du récit, Ora se raconte mais se répète aussi et piétine sur la même corde des sentiments.

Très peu de rebondissements, de temps forts et de variations de rythme qui permettent de ne pas s'essouffler sur un roman aussi volumineux ...  

 

Je n'ai d'ailleurs pas réussi à le terminer, l'ennui à pris le pas sur tout le reste ... 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de vingt-huit jours dans une ville palestinienne. Comme pour conjurer le sort, elle décide de s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la trouveront pas, son fils sera sauf. La randonnée en Galilée qu’elle avait prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse, pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier.

À travers le destin bouleversant d’une famille qui tente à tout prix de préserver ses valeurs et ses liens affectifs, l’auteur nous relate l’histoire de son pays de 1967 à nos jours et décrit avec une force incomparable les répercussions de cet état de guerre permanent sur la psyché des Israéliens, leurs angoisses, leurs doutes, mais aussi la vitalité, l’engagement, et l’amour sous toutes ses formes.

 

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 28/04/2012 18:46


Un avis mitigé alors. Pourtant, le roman me tentait.

sophie57 27/04/2012 21:11


Bon, il faudra que je le lise, pour pouvoir mettre mon grain de sel...ou de poivre! mais j'adore le lapsus d'Attila: mère partie au lieu de mère patrie...et répété deux fois en plus! ça ne peut
être un hasard....

Malika 29/04/2012 20:28



Je suis bien d'accord, un sacré lapsus ...



Richard 27/04/2012 16:28


Et bien, à voir les discussions sur ce roman, je crois qu'il y aura beaucoup de plaisir à y participer.


Merci Malika de m'accueillir sur ce blogie; je m'y suis inscrit.


En ce qui concerne la "joute verbale" entre Attila et toi, je ne me poserai pas en arbitre mais, un jour, je dirai sûrement mon opinion !


Au plaisir de te lire !


Richard

Malika 27/04/2012 17:52



Bienvenu sur les 3bouquins Richard !


C'est tout le plaisir que m'offre ce blog que de pouvoir enfin discuter et débattre de mes lectures ... tu dois connaitre !! 



Attila 27/04/2012 15:16


et bien la score est sans appel : à la lecture des commentaires tu as gagné !!!!!!


mais je persiste dans mon méga coup de coeur et mon admiration pour l'auteur et aussi et surtout pour l'homme à l'intérieur .... d'ailleurs je me suis acheté "le sourire de l'agneau" de GROSSMAN
depuis .... je te dirais si j'aime autant ...

Emma 26/04/2012 14:01


Je passe mon tour, pas du tout tentée par cette histoire...

laeti (histoires-de-livres) 26/04/2012 13:43


Si c'est long, lent et qu'il ne se passe pas grand chose, alors je passe mon chemin!

Mélopée 26/04/2012 10:54


Hum, si encore c'était haletant... plein de suspense, je crois que j'aurais pu m'y intéresser. Là je crois que je ne me lancerais pas dans ce pavé.

Fransoaz 25/04/2012 22:04


Un livre trop long ou trop court selon l'état d'esprit et les dispositions du lecteur, c'est aussi ce que j'ai entendu pour ce livre qui ne me tente pas trop pour l'instant.

Philippe D 25/04/2012 21:56


Je ne connais ni l'auteur ni le bouquin mais si c'est un pavé truffé de descriptions et parsemé de lenteur, alors, non, ce n'est pas pour moi.


Bonne fin de soirée.

Nadael 25/04/2012 14:48


C'est un roman que j'aimerais lire... je le garde en mémoire pour plus tard.

keisha 25/04/2012 14:32


Il me fait peur, ce roman je sais que j'ai tort!

Ys 25/04/2012 13:22


J'ai un peu peur de m'ennuyer...

Malika 26/04/2012 09:30



Je n'arrive pas à poster chez toi ...une fenêtre Worldpress s'ouvre et m'en empêche !!



Attila 25/04/2012 11:51


non mais décidément je ne vais pas y arriver "la mère Patrie " !!!!!!!! BDM

Malika 25/04/2012 13:39



MDR !!!


Je savoure ton BDM que je ne connaissais pas encore !! ... Je saurais m'en servir à bon escient  !



Attila 25/04/2012 11:36


je voulais écrire "la mère Partie" et non la mère partie ....c'est quand même pas tout à fait la même chose !!!!!

Malika 25/04/2012 13:36



En voilà un lapsus bien intéressant !!!



Attila 25/04/2012 11:15


bon ben l'heure du baston a sonné !!!!!!


comme je te l'ai dit hier, je ne voulais surtout pas le lire. J'avais entendu Grossman chez Busnel sur France Inter et donc je savais que son fils était mort pendant qu'il terminait le livre (au
cours d'une opération de Tsahal dont il était soldat). Je portais donc avec l'auteur un peu du poids de la culpabilité qu'il ne doit pas manquer de ressentir (même si c'est totalement
irrationnel de sa part et encore plus de la mienne ....) Ayant moi même deux fils, je faisais sans conteste un transfert .... et puis un cadeau étant un cadeau, je l'ai ouvert. Et là, fi des
650 pages avalées en deux jours. je n'ai vu aucune longueur ou ennui dans cette histoire de femme et de mère qui m'a profondément bouleversée, comme rarement un livre peut le faire. Selon moi,
Ora est à Grossman ce qu'Emma Bovary fut à FLAUBERT. Et ceci dit sans aucune exagération ni dans mon ressenti emotionnel ni dans le style et la portée de l'histoire. et Comme
pour Flaubert qui disait "Madame BOVARY c'est moi" je crois qu'il est évident de David GROSSMAN est Ora. C'est une plongée dans l'âme d'une femme/mère juive vivant en Israël, mais
c'est aussi le portrait universel de toutes les mères de tous les soldats quelque soit le lieu du conflit. Et Ora pour moi c'est aussi la métaphore de la mère partie dont on peut
se demander ce qu'elle fait de ses enfants .... surtout là bas. J'avais parfois l'impression que Grossman était entré dans ma tête, dans mon coeur, dans mon âme, tant ce qu'il dit des
sentiments d'une mère et des pensées irrationnelles qui peuvent la hanter sont impossibles à inventer. Alors oui, je me demande si David GROSSMAN n'est pas une femme ??? tu pointes l'absence de
rebondissement ou de changement de rythme, et là encore, je ne suis pas d'accord. Pour moi au contraire j'ai été surprise par les multiples trames qui se supersposent et par le récit que fait
chaque personnage de certaines parties de leur vie : c'est un livre si dense que chaque page m'a apporté son lot de surprise et d'émotion. C'est comme un voyage au centre de la terre ou chaque
strate révèle une matière, une couleur, une composition différente. Un carrotage de la vie d'une femme ou chaque période sentimentale à donné lieu à une sédimentation des sentiments.Alors la
plongée se fait lentement, sans acoups, avec une résistance de plus en plus grande, jusqu'au coeur... donc un rythme lent et continu comme celui d'une foreuse pour arriver " à la substantifique
moëlle". Il va me falloir du temps pour m'en remettre.... beaucoup de temps .... 

Malika 25/04/2012 13:34



Roooooh, pourquoi je n'ai pas lu ça, moi ?!!!


En fait si je l'ai lu et je comprends même ton émotion et ton coup de coeur. Je suis d'accord sur le transfert palpable de l'auteur sur son héroine, je suis d'accord sur la plongée dans
l'âme et la vie d'Ora et également sur le parallèle entre Ora et Israel ...oui tout ça est vrai mais va savoir pourquoi Ora ne m'a pas particulièrement émue et le très long récit de son
histoire a fini par m'ennuyer.


Pourtant, contrairement à toi j'avais hate de le lire et j'attendais beaucoup de ce roman au sujet si fort, mais à aucun moment je n'ai fait "wouhaaaa", pas une seule phrase m'a donnée envie de
la relire voire de la noter, pas un instant j'ai levé les yeux de ma page pour réfléchir à ce qui venait d'être raconté ...bref, je suis vraiment passée à côté d'un livre qui se devait d'être
bouleversant.



Anis 25/04/2012 10:05


C'est dommage. J'avais lu de très bonnes ritiques sur ce livre. Je n'aime pas du tout les gros romans.

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