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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 06:19

Au-secours : fuyons !!

 

Je remarque que j'ai une certaine affinité littéraire avec Jean-Marc...

Je dis "certaine" et je pose mon mot !

Car, soit j'adhère soit je trouve le titre choisi totalement à l'ouest. Et j'avoue que c'est ce que j'aime justement...  Des choix qui lui ressemblent, que seul lui peut comprendre, aimer, assumer...

C'est le seul dont je suis capable -à réception de la liste- de dire : c'est LUI qui a choisi ce titre.

Il faut comprendre que lorsque la liste est proposée au cercle, seul celui qui rédige cette fameuse liste sait "qui" a proposé "quoi". Et l'on découvre donc le soir dit "qui" a proposé "quoi"...

Et alors, notre Juan est le seul à proposer des ouvrages totalement improbables voire tout particulièrement décourageants....... mais aussi............ de vraies pépites !

Souvent, des classiques (Giono, Bosco, Tolstoï...) mais aussi souvent des titres qui n'inspirent que lui : "la montagne est jeune, Han Suyin" par exemple.

Mais globalement, j'aime ses propositions, je lis ses livres.

Avec un trend d'un sur deux : j'ai lu 50% de ses livres, c'est super bien. Il faudrait que je prenne le temps d'étendre ce calcul à tous les proposeurs, pour voir, mais je pense qu'il cavale seul en tête...

Donc, j'ai fait de belles découvertes et je le remercie tous les jours de m'avoir amenée à lire "la sonate à Kreutzer", "Regain", "la reine des lectrices" ou encore "le lièvre de Vatanen"...

Et c'est justement d'un autre titre d'Arto Paasilinna dont je vais vous parler, même si celui-ci a été proposé par Irène (cherchez le rapport avec tout le laïus que je viens de servir...).

Après "le lièvre de Vatanen" qui m'avait bien plu, je me suis dit que je pouvais en enquiller un second sans prendre trop de risque.

Et là ................. Misèèère, Misèèèèère !!!

Pourtant prometteur, une chouette couv', un joli titre, un format parfait, un poche.... jusque là c'était le parcours parfait.

Mais alors, à la lecture, my God, quelle déception !

 

Le pitch :

Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, empoisonneusemène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis...

Génie du comique de situation, Paasilinna récidive avec une vieille dame tranquille candidate au suicide. Arsenic et vieilles dentelles trempé dans l'aquavit,les rocambolesques aventures de la colonelle sont l'occasion de revisiter l'univers à la fois brut, drôle et loufoque du grand écrivain finlandais.


Mon point de vue :

L'histoire est drôle et le thème décapant, mais alors l'écriture...

J'ai commis l'erreur de lire ce bouquin après un Balzac : quelle erreur !!! Ca lui aura été FATAL !

Je veux bien convenir que c'est sans aucun doute ce qui m'a valu ce goût amer et désolant de 'mal écrit' ! Mais je n'imaginais pas que la différence puisse me gêner à ce point.

Après le style délicieux d'un Honoré, j'ai eu beaucoup de mal à suivre celui d'un Arto...

Rien que les prénoms mis l'un derrière l'autre sont représentatifs. Le premier est élégant, plein de promesses, tiré d'un verbe à fort pouvoir... Le second est dur comme un coup de marteau...

C'est exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre.

Un coup de marteau... dans le cerveau...

Trop familier, grossier, parfois vulgaire.

 

Bref, si vous le lisez vous aurez la gentillesse de me dire que mon avis n'a pu être dicté que sous l'enchantement de la plume de Balzac...

 

Soyez remerciés !!

 

 

 

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 05:15

 

9782879297460.gifOlivier Adam aime les histoires de fratrie, et c'est tant mieux car moi aussi !!

 

Déjà avec "Je vais bien, ne t'en fais pas" il nous parlait de ce lien quasi indestructible qui unit un frère et une soeur. Avec son dernier roman, on retrouve les mêmes thèmes de la famille, de l'amour, du mal de vivre, de l'absence de l'autre qui fait mal.

 

Et que je vous entends d'ici rouspéter : "oh, encore un livre qui fout le cafard" ... eh ben non justement !!! 

Car sur le thème hypersensible d' "un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Olivier Adam nous plonge dans une atmosphère cicatrisante et apaisante ... la magie opère grâce à une écriture "impressionniste" qui laisse les odeurs, les sensations, les silences prendre possession du lecteur pour mieux appréhender l'âme des personnages et du roman !

Et puis bien sûr, il y a ce choix (...pas innocent du tout), de situer une partie du roman au Japon. On s'y sent comme dans un conte ou bien un rêve avec la rencontre de personnages désaxés, d'un sauveur lucide mais serein, d'une terre qui accueille sans juger, d'une femme qui cherche à comprendre et à accepter.

C'est un très beau roman qui traite avec pudeur et profondeur de la culpabilité, de la différence et de ce lien si solide qu'il peut nous étouffer .

 

Le mot de l'éditeur :

« Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

 

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 05:41

9782253150749 

   

"Y'a pas plus garce que la mémoire. Ca te prive, mais tu sais pas de quoi. "

 

Daniel Picouly

Extrait de "L'enfant léopard"

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 06:04

Tolstoï... 

 

Je ne m’y étais jamais collée…

Alors lorsque Jean-Marc nous a proposé ce titre en mai, j’ai foncé.

Après tout… Que risquai-je ? Tout au plus de refermer le livre s’il m’était désagréable ou incompréhensible…

Et oui, j'ai les ‘à priori’ tenaces, surtout lorsqu’il s’agit de lecture ! Mais je me soigne et je les fais sauter petit à petit…

Ainsi, ai-je découvert Philippe Labro (mais c’est un autre sujet !).

Donc ce Tolstoï… Il porte le titre d’une sonate de Beethoven, mais rien à voir avec la choucroute me direz-vous ! Et vous avez raison : ça n’a rien à voir avec la choucroute en effet !

 

J’ai lu ce livre avant l’été et la fiche de lecture sera certainement moins précise que celles que je peux rédiger dans la foulée de ma lecture…

Mémoire de poisson rouge ?

Certes.

 

KreutzerLe pitch

Je posai le revolver et le recouvris d'un journal. Je m'approchai de la porte et l'ouvris.  C'était la sœur de ma femme, une veuve à la fois bonne et stupide... - Vassia, va la voir. Ah ! c'est affreux, dit-elle. "Aller la voir ?" m'interrogeai-je. Aussitôt je me répondis qu'il fallait aller la voir, que probablement cela se faisait toujours. Quand un mari, comme moi, avait tué sa femme, il fallait certainement qu'il aille la voir. "Si cela se fait, il faut y aller, me dis-je. Et si c'est nécessaire j'aurai toujours le temps", songeai-je à propos de mon intention de me suicider... - Attends, dis-je à ma belle-sœur, c'est bête d'y aller sans bottes, laisse-moi au moins mettre mes pantoufles.

 

Mon point de vue

Pozdnychev a épousé une jolie jeune femme sur le tard. Au bout de quelques années sa passion est intacte mais la jalousie le poussera à commettre un acte irréparable.

C’est donc au cours d'un voyage en train que le narrateur qui fait la connaissance d'un homme étrange va lui raconter son histoire.

Le personnage principal est totalement sous l’emprise de l’obsession de divers sentiments mêlés… C’est d’ailleurs, la progression du sentiment de jalousie chez lui allié à une misogynie, un égoïsme et un orgueil sans pareil qui seront les premières causes de ce drame conjugal.

Alors, ce qui m'épate n’est pas tellement ce que cet ouvrage contient de délirant, mais plutôt ce qu’il conserve de raison...

Il a une vision des choses tellement convaincante que même si l'on n’est pas tout à fait d'accord on finit par l'être quand même !

Incroyable... Une force de persuasion telle qu'il transmet à son lecteur son ressenti personnel. Mais au-delà de la grande maîtrise de l'écriture il a un sens du réalisme psychologique incroyable.

Enfin, les pulsions de la libido sont magnifiquement décrites, contrariant l'idéalisme des nobles pensées... 

Un auteur avec une vision de la vie conjugale et plus globalement familiale pour le moins tranchante... Il propose des solutions moralisatrices et totalement castratrices (à faire dresser les cheveux sur la tête de Françoise Dolto !!).

Enfin, ce qui est chouette avec les classiques, et je me le dis à chaque fois que j’en referme un, c’est qu’on n’est rarement déçu (je reviendrais un jour ou l’autre sur Louis Ferdinand qui voyage au bout de la nuit !)

 

 

 

 

Je vous avais bien dit que je ferai court …

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 05:20

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Je continue la présentation des livres proposés lors de notre dernier Cercle, avec un roman proposé par Val et qui m'a emballé ... oui ce livre, écrit par Rebecca Miller qui n'est autre que la fille du dramaturge Henry Miller, est tout simplement un très bon roman !   

Et là, vous noterez que je pèse mes mots, je n'ai pas écrit "grand" mais "très bon" roman, et ma foi c'est déjà un joli compliment !!

 

Un style d''écriture très simple mais très agréable à la lecture car elle nous permet de rentrer très vite dans l'histoire, avec une narration très bien orchestrée, un récit bien construit s'articulant autour de trois parties reflétant les trois différentes vies de Pippa Lee, des personnages très attachants, notamment cette Pippa Lee que l'on a vraiment envie de suivre pour connaître son passé et son devenir.

 

Rebecca Miller nous raconte le parcours tumultueux d'une femme pleine de courage et de détermination qui sait qu'elle doit chercher et trouver sa forme de résilience pour se construire et avancer.

J'ai très vite été en empathie avec l'histoire de Pippa, on y parle d'amour maternel intense mais conflictuel qu'on peut assimiler à de l'emprise et de la possessivité, de recherche de personnalité quand les données de bases ont été faussées, de choix de vie, de "ligne de failles" ...bref autant de sujets que m'interpellent !

 

L'histoire intense, tragique et douloureuse n'a pas été écrite comme telle, son roman inspire davantage la sérénité que le tourment et davantage l'énergie de vivre que la résignation et la déchéance, et c'est sûrement ce qui m'a le plus séduit dans ce livre.

 

Ce roman a été adapté au cinéma l'an dernier avec Robin Wright Penn dans le rôle de Pippa Lee et ce choix est assez bien vu .

Alors peut être que ce très bon roman aurait pu être un grand roman avec une écriture plus travaillée, plus poignante ...plus, plus ... Quoi qu'il en soit je l'ai aimé tel qu'il est et je vous le recommande malgré le manque d'enthousiasme des lecteurs du Cercle l'ayant lu aussi ...  

Si vous souhaitez vous faire votre propre opinion, la sortie en livre de poche est prévue pour novembre 2010.

 

Le mot de l'éditeur :

À cinquante ans, Pippa Lee apparaît à tous ceux qui la connaissent comme « une des femmes les plus charmantes, les plus simples et les plus rassurantes qu’ils aient jamais vues ». Épouse parfaite d’un éditeur visionnaire et investi, mère dévouée de Ben et Grace, ses deux jumeaux aussi beaux que doués, femme d’intérieur accomplie et sereine, elle semble avoir tout pour être heureuse. Mais lorsqu’elle et Herb, son mari octogénaire, quittent New York pour s’installer dans une luxueuse banlieue pour retraités, cette belle façade se fissure. Sa sensualité mise en sommeil se réveille, et remonte à la surface un passé mystérieux et trouble fait de rébellions, de passions et de déchirements – un passé qu’elle avait enfoui en rencontrant Herb pour devenir sa chose, son épouse parfaite, une page blanche sur laquelle il a réécrit sa jeunesse.En réalité Pippa Lee porte la blessure d’une mère qui était tout pour elle et qu’elle n’a pas su aimer, et la culpabilité du suicide de Gigi, la première femme de Herb. En outre, la malédiction mère/fille s’est reportée sur la génération suivante. Elle et Grace, qui la méprise, finissent cependant par se réconcilier et s’aimer

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 05:01

  

 

 

Stéphanie nous a proposé La maison aux esprits d'Isabel Allende, et c'est le type même de roman qui rassemble, qui ne suscite aucune polémique (... n'attendez pas de contre-article ce coup ci !!!), un livre qui met tout le monde d'accord pour dire que c'est un grand roman !!!

 

Si ce roman est un succès interplanétaire depuis des décennies c'est parce qu'il y a tout, tout ce que la vie offre de plus terrifiant et de plus tragique mais aussi tout ce qu'elle nous offre de plus magnifique et de plus magique, le tout raconté par une conteuse hors pair. 

Le récit nous plonge tour à tour dans la féerie, l'amour, le courage, mais aussi la violence, la cruauté et la terreur.

 

C'est aussi une histoire qui permet une empathie totale avec des personnages forts tant ils reflètent la gamme complète de l'âme humaine; la méchanceté, le mépris, la frustration, la convoitise, le cynisme et la dureté cotoient la bonté, la douceur, la bravoure, l'abnégation, la générosité et parfois même le tout dans un seul personnage.

 

Cette saga familiale m'a bouleversée tant par l'histoire humaine qu'elle nous raconte mais aussi par cette page tragique et douloureuse de l'Histoire du Chili qui sert de fil conducteur au récit. Isabel Allende est très attachée à son pays et ça se ressent à travers les descriptions qu'elle en fait tant politique que géographique. 

 

Et puis bien sûr, et c'est peut être ce qui fait de ce roman toute sa force, il y a la magie, la féerie et tout ce que notre imaginaire met dans notre rapport aux esprits. Existent ils vraiment ? Peut on communiquer avec nos chers disparus ? Les êtres les plus purs ont-ils ce fluide, cette énergie qui permet de communiquer avec les éléments naturels ? Bref autant de choses auxquelles j'ai envie de croire et qui me fascinent !    

 

Je terminerai cet article on-ne-peut-plus dithyrambique en ajoutant qu'il fait parti des cinq livres que j'emporterai sur une île déserte, c'est vous dire si j'aime ce roman !!

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Entre féérie et cauchemar la saga de la famille Trueba avec son chef Esteban, riche propriétaire parti de rien, tyran familial et sénateur musclé, sa femme Clara hypersensible et qui dialogue volontiers avec les esprits et une foule de personnages, enfants légitimes ou non, employés, paysans. Portrait d'un pays passé sans transition des traditions rurales à l'horreur des tyranies modernes. Premier roman de la nièce de l'ancien président du Chili.

 

   

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 05:40

 

La librairie El Ateneo à Buenos Aires 

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 C'est pas magnifique ça ?!!!!

Une librairie au coeur d'un théatre ...

El Antaneo a été classé 2ème plus belle librairie du monde par The Guardian en 2010 ! 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 04:57

 

Nouvelle trouvaille... Nouveau concept !!!

 

photo1 254...Y en a dans ce Cercle qui fourmille d'idées ... et sans être révolutionnaires, ces idées n'en sont pas moins géniales ...oui ,oui géniales n'ayons pas peur des mots !!!,...un peu d'auto congratulation ça fait du bien aussi !!!

   ... Bon, je vous expose le truc ...

 

Nous l'avons compris les livres, on aime ça ici, les choisir, les lire, les toucher, les regarder, les feuilleter, les décortiquer, les partager, les discuter ... mais on aime aussi les mettre en scène !!

 

A raison d'un samedi sur deux, nous vous proposerons une scène de livres qui nous aura particulièrement plu : photos de bibliothèque insolites ou de librairies de rêves mais aussi photos de lecteurs connus ou inconnus, privées ou publiques, drôles ou touchantes ...

 

Cette idée aussi géniale soit elle, ne pourra fonctionner qu'avec votre participation ACTIVE ... alors nous attendons vos photos avec ou sans légende sur 3bouquins@gmail.com à tout moment afin de les diffuser le moment venu !!!

 

Et nous vous invitons d'ores et déjà à la grande Première qui aura lieu demain ... 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 04:42

 

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Il y a les auteurs qui me déçoivent de roman en roman et il y a ceux qui m'émerveillent et me fascinent un peu plus à chaque nouvelle lecture : Delphine de Vigan est de ceux là !!

 

Je l'ai découverte en lisant "No et moi", elle m'a conquise avec "Les heures souterraines", et j'ai été subjuguée par "Rien ne s'oppose à la nuit" ...

 

Dès les premières pages de ce roman très autobiographique, elle parvient avec pudeur, délicatesse et force à la fois à nous toucher dans ce que nous avons de plus personnel et à capter une attention dévouée et bienveillante ...

 

Comme je me suis sentie proche de Delphine de Vigan durant la lecture de ce roman, son histoire n'est certes pas la mienne, et pourtant,  ses interrogations, ses doutes, son désir si noble et tellement légitime de vouloir rendre un dernier hommage à sa mère en lui confectionnant un "cercueil de papier", tout cela me touche et résonne très fortement en moi.

 

J'ai aimé ce combat intérieur, douloureux, épuisant et permanent que l'auteur a dû subir pour écrire ce roman. Elle raconte de manière juste et forte l'urgence et la nécessité d'écrire sur sa mère, telle une obligation  qui s'imposa à elle de manière radicale sans qu'elle puisse s'en échapper .    

 

 C'est bien sûr une belle déclaration d'amour d'une fille à sa mère, mais c'est aussi et surtout un magnifique roman universel écrit par un grand auteur.

 

 

Le mot de l'éditeur :

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 05:11
9782843375316Soit K. Hagena est passé à côté de son roman soit c'est moi ... en tout cas l'une de nous a loupé quelque chose !!!! ...
Une fois encore, la machinerie commerciale de l'édition et de la presse s'est bien chargé de la promotion d'un roman qui serait resté dans l'ombre autrement ...!
Pour notre part, ce roman, présenté par Gunilla lors de notre Cercle, a fait l'unanimité ... nous étions toutes d'accord pour dire qu'on se serait bien passé de le lire !!!! ... 
L'histoire avait l'air sympa mais alors le style !!!!!
On s'y perd entre les va et viens des personnages, les oncles, tantes et autres cousins qui défilent sans rien ajouter à l'histoire, les précisions qui n'apportent pas grand chose et la narration plutôt ennuyeuse ...
On comprend bien son intention de faire ressurgir des souvenirs, des odeurs, des secrets ...le soucis c'est que tout reste enfoui !!
Mon esprit n'a eu qu'une envie en lisant ce livre, s'évader ...mais ailleurs !!!!
 
Le mot de l'éditeur :
À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
 

 

 

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