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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 15:06

 

 

Une fois n'est pas coutume, on m'a offert un livre !!!

 

Oui je sais c'est un comble pour une lectrice aussi insatiable que je le suis, mais que voulez-vous, le monde est mal fait !

Alors que le livre est mon objet préféré, la lecture, ma nourriture quotidienne et la littérature ma passion absolue ... pas le moindre livre sous le sapin depuis au moins 3 ans, rien pour mes anniv' (euh, oui c'est le 26 janvier !!), ni même pour le plaisir de faire plaisir ... non rien, nada, quedchi !!! Il paraitrait que j'en ai trop !!! Pffffff ! Balivernes !

 

Bien que je refuse tout partenariat avec les maisons d'édition, restant convaincue qu'il n'y a pas de liberté d'expression sans indépendance, voilà que Priceminister m'a généreusement envoyée le dernier Olivier Adam dans le cadre du match de la rentrée littéraire 2014.

Il était temps pour moi de rendre ma copie, vu que demain c'est déjà 2015, mais voilà ce cadeau fut pour moi une sorte de cas de conscience qui n'a pas rendu ma tâche des plus simples.

 

Et oui, qui dit cadeau dit (en général) merci, super ou ce genre de formules d'enthousiasme et de reconnaissance, mais voilà je me suis dit que je vous devais la vérité (bon la mienne bien sûr, parce que celles des autres vous la trouverez ailleurs, hein !), on ne s'est jamais menti et ce n'est pas la gratuité du dit roman qui allait me faire basculer du côté obscur de l'hypocrisie et des bonnes manières.

 

Alors voilà, de deux choses l'une, soit mes goûts littéraires ont sérieusement évolués (et en effet, pourquoi pas ?), soit l'inspiration d'Olivier Adam est sévèrement en berne !

 

Et croyez bien que j'ai d'autant plus de mal à vous le dire que j'étais une inconditionnelle de l'auteur il y a encore deux rentrées littéraires de cela !

Alors que j'étais prête à classer Les lisières dans la catégorie "dérapage-malheureux-que-tout-écrivain-peut connaitre", voici qu'Olivier Adam récidive avec Peine perdue ... et là je dis attention !!! D'autres se sont retrouvés blacklistés pour moins que cela, Olivier, ressaisis toi, autrement nous deux ça va mal finir !

 

Autant vous le dire, j'ai bien failli refermer le roman au bout de 20 pages, n'en pouvant plus de ces libertés avec la ponctuation et la grammaire, très en vogue chez nos auteurs français. Ras le bol de ces phrases sans verbe ou sans sujet, de ces virgules optionnelles, ça frôle parfois le ridicule et ça masque souvent la misère d'un style qui n'en a aucun ! Et cela m'a d'autant plus agacée ici, qu'Olivier Adam ne m'avait pas habituée à cela et que ça présageait d'un roman très moyen ...

Et puis les personnages ont commencé à prendre corps, et c'est probablement le grand talent de l'auteur, de savoir donner vie aux êtres malmenés par la vie, un peu brinquebalants mais souvent dotés d'une force et d'un courage très touchants ... seulement voilà cela ne suffit pas à faire un roman ! Parce que Peine perdue n'est finalement que ça, une succession de vingt et quelques portraits liés par un fil si mince qu'il faut parfois le chercher, avec tout de même deux dénominateurs communs, faire partie de la France des laissés pour compte et vivre sur la Côte d'Azur ... et mieux vous prévenir, pour Olivier Adam, la misère n'est pas moins pénible au soleil !!!

 

J'ai eu l'impression de lire un recueil de nouvelles plus qu'un roman, l'intrigue n'est que prétexte à faire entrer sur la scène un nouvel acteur toujours sur le mode "c'est dur pour tout le monde" et puis les personnages ont beau être attachants, au bout du dixième ça devient lassant, l'ennui arrive page 75, s'installe page 120 et c'est foutu pour les 280 restantes !

 

Voilà, je comprendrais que Priceminister sélectionne un autre blog plus conciliant que le mien l'année prochaine, mais quand même il fallait bien que quelqu'un lui dise à Olivier Adam, que ses lecteurs assidus se demandent s'il n'aurait pas un peu perdu la flamme, qu'il faudrait peut-être qu'il retourne en Bretagne la chercher, et puis qu'il sache qu'il n'est jamais aussi profond et touchant que lorsqu'il nous parle de fratrie, d'absence et de deuil, et si malgré cela l'inspiration ne vient toujours pas, qu'on lui dise alors qu'un grand écrivain se reconnait aux  nombres de pages qu'il ne publie pas.

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 05:23

Je ne vais pas vous mentir, Charlotte ne faisait clairement pas partie des romans de la rentrée que je comptais lire.

 

Non, parce que moi je l'aimais plutôt bien Foenkinos avant. Son petit côté léger, sympathique, son regard assez juste sur les choses et un style ma foi pas déplaisant du tout.  

Mais ça c'était avant !

Avant Je vais mieux, ou le récit d'un mal de dos !! Le roman de notre rupture ! Et comme je suis du genre rancunière, je pensais vraiment que Foenkinos ne franchirait plus jamais le seuil de ma bibliothèque ...

 

Et puis voilà, Pat de Mind the Gap est arrivé, ému et tout chamboulé, criant à qui voulait l'entendre que le dernier Foenkinos était une petite pépite ! 

Alors j'ai mis ma rancune de côté (oui je sais le faire aussi !), et poussée par la curiosité, j'ai acheté Charlotte !

 

Les drames et les tragédies offrent toujours la plus fabuleuse des trames romanesques et ce n'est pas moi qui affectionne particulièrement la littérature du chagrin qui vous dirais le contraire.

Avec Charlotte, on y est !
Les traumatismes liés à la shoah hantent la littérature depuis plus d'un demi-siècle, et on ne compte plus le nombre de romans bouleversants qui ont mis en scène la mort et la douleur infinie du deuil.

Foenkinos qui nous avait habitué à plus de légèreté, est ici grave, profond, et extrêmement touchant, et ce n'est jamais gagné d'avance d'aborder ce genre de thématique sans tomber dans les clichés et le larmoyant. Et pourtant là, rien de cela !

Pour moi la réussite de ce roman tient à plusieurs raisons,

Tout d'abord Foenkinos tient un vrai sujet, l'histoire incroyable d'une famille maudite. 

Parce qu'au delà de Charlotte, petite fille et dernière descendante de cette famille, il y a une destinée familiale absolument fascinante pour qui croit en ces hasards qui n'en sont pas, à l'idée même de malédiction et au pouvoir tragique de l'inconscient transgénérationnelle.

Tout ça c'est la faute à la Providence, aurait dit le Papet ! Oui certainement, néanmoins personne ne veut croire à la fatalité, cette force obscure qui voudrait nous faire croire que les dés sont pipés d'avance et lire Charlotte, c'est admettre la faille dans nos certitudes bien rationnelles et rassurantes.

 

Ensuite, mais seulement ensuite pour moi, il y a Charlotte, artiste peintre que l'on suit durant sa très courte vie, marquée par le malheur familial et par la barbarie nazie. Charlotte est juive, allemande et artiste, et malgré son courage, sa jeunesse et sa force intérieure, on sait que tout ça va mal se terminer pour elle.

Foenkinos ne cache pas son obsession et sa fascination pour ce personnage bouleversant et ça donne souvent des romans touchants lorsque les auteurs aiment à ce point leur personnage. On le sent d'ailleurs intimidé et encore troublé par Charlotte Salomon, ce qui crée une écriture pudique mais qui aura hélas mis une certaine distance entre Charlotte et moi. 


Et puis enfin bien sûr, pas de roman sans le contexte historique qui fait la dramaturgie de cette histoire. Oui 75 ans après le IIIe Reich, nos auteurs contemporains, qui n'ont pourtant pas vécu cette guerre là, racontent encore et toujours, ces terrible et effroyables pages de la Shoah.  Alors évidemment, on peut se dire "un de plus" et pourtant non on ne se le dit pas.

Probablement parce qu'il y a une vraie sincérité de l'auteur, une honnêteté dans la création et dans la nécessité de raconter cette histoire là, que l'angle du vue est assez différent et qu'on y apprend finalement encore des choses sur cette période.
 

Foenkinos parvient à faire se côtoyer le nazi, dans ce qu'il a de plus abjecte et inhumain, et le Juste, dont le courage et l'insoumission face à la barbarie m'émeut toujours autant, avec beaucoup de pudeur, d'émotion et de puissance narrative, alors même qu'il ne dit finalement pas grand chose, et j'ai particulièrement aimé cette retenue là. 

 

On a beaucoup parlé de la forme de ce roman faite de courtes phrases et visuellement très poétique. Bon, je dirais que oui c'est un peu particulier, suffisamment pour faire parler les bavards mais certainement pas assez pour qu'on ne retienne que cela de Charlotte. L'intérêt du roman n'est clairement pas là, ce serait même presque anecdotique pour moi.

 

Alors voilà, peut-être pas un très grand roman mais un bon roman sans aucun doute, et puis surtout Foenkinos est moi sommes réconciliés, et ça c'est plutôt une bonne nouvelle, non ?

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 17:45

 

A l'heure où la blogosphère connait quelques séismes, j'ai moi-même bien failli laisser Les 3 bouquins enseveli sous une tonne de gravas. 

Et oui, qui n'a jamais tenté cette étrange aventure bloguesque ne peut s'imaginer la place qu'elle finit par occuper dans l'existence de chaque blogueur, et l'envie inéluctable qui se présente forcément à un moment de vouloir tout balancer, de préférence de manière brutale et irréversible !

 

Et puis je me suis souvenue ...

d'un désaccord passionnant avec une certaine Attila  sur "Voyage au bout de la nuit" et de l'importance que nos discussions littéraires ont pris pour moi depuis, 

de la nécessité d'écrire un billet après une lecture comme pour accoucher de tout ce qui avait bouillonné à l'intérieur pendant des jours,

de ces petits échanges qui enrichissent la lecture et font en sorte qu'elle ne soit jamais vraiment terminée,  

et puis bien sûr de la découverte de livres que je n'aurais jamais lu sans Les 3bouquins, je ne compte plus les chemins livresques qu'Attila m'a fait prendre (parfois à mes risques et périls) et puis là dernièrement ...

 

C'est à Galéa que je dois la fabuleuse découverte d'Aurélien d'Aragon. Alors merci, merci et encore merci Galinette, curieusement je n'avais jamais entendu parler de ce roman avant toi. 

Moi qui ne suis pas une grande lectrice de roman d'amour, j'ai dévoré celui-ci, parce qu'il casse tous les codes, nous épargne tous les clichés et au final nous parle d'amour comme peu l'on fait.

_"D'abord, qu'est ce que c'est que l'amour" ?

_ C'est pas des questions. On aime ou on n'aime pas ...

_ Tout de même, si on se trompait ... s'il n'y avait pas d'amour"

 

Aragon écrit avec Aurélien un roman sur l'impossibilité du couple,  sur ces histoires d'amour qui finissent mal en général, il n'y a pas d'amour heureux écrivait Aragon et le roman brille de ce constat là, mais rien de nouveau à l'ouest me direz vous puisque les plus grands romans d'amour sont toujours des tragédies. 

Oui et pourtant Aurélien c'est autre chose !

Parce que si  Aurélien est un roman sur l'amour ou la quête de l'amour idéal, Aragon prend le parti de l'inscrire dans le réel (sans rien idéaliser) et dans un mouvement littéraire surréaliste (qui s'attache aux pensées et aux impressions des personnages et non aux descriptions détaillées des faits) et c'est ce qui frappe dans ce roman. La finesse psychologique, la justesse des sentiments, le caractère des personnages qui n'ont rien de commun avec ces héros romantiques fort, courageux, beaux et tout droit sorti d'un monde idéalisé auquel on peut rêver mais difficilement s'identifier, imaginez un peu une histoire d'amour dont l'héroïne n'est même pas un canon de beauté !!

 

Et puis Aurélien n'est pas seulement une histoire d'amour puisque qu'Aragon a coutume d'inscrire la petite histoire dans la grande, c'est aussi le roman d'une époque à travers ce jeune homme qui rentre de la Grande Guerre et qui ne se sent plus à sa place dans la société, dans sa vie; et dans la quête de l'amour, il y a aussi la quête de soi au travers de ces années folles et jusqu'à la seconde guerre mondiale.

 

Et bien sûr il y a Paris, presque un personnage à part entière, dont on sent l'amour inconditionnel de l'auteur pour cette ville qu'il a dû fuir pendant la guerre et qui a dû terriblement lui manquer.  Paris vu et raconté par Aragon c'est un pur bonheur pour qui aime la ville lumière autant que moi.

 

Et évidemment il y est aussi question de l'art, tous les grands artistes de l'époque sont présents avec quelques anecdotes savoureuses, un regard aiguisé sur la littérature, l'omniprésence de la peinture et des figures mythiques allant de Picasso à Cocteau en passant par Gide .

 

Et puis surtout Aurélien est un grand roman au style élégant qui offre de multiples niveaux de lecture, selon son âge, son vécu, son érudition, son attachement plus ou moins fort à Aragon ... Autrement dit un roman dont je sais déjà qu'il a encore beaucoup de choses à m'offrir lorsque le moment sera venu de le relire.

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 05:49

Biblio07

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:05
 

 

Voici quelques uns des romans que j'ai lu dernièrement sans avoir grand chose à en dire ... enfin deux-trois mots quand même !!!

 

 

 

Beaucoup trop de longeurs pour un roman qui se veut enlevé et captivant, d'autant que le côté "historique" est complètement étouffé par une surenchère de la violence très "dans l'air du temps" ça frole parfois le ridicule et c'est au final d'un ennui mortel ...

 

 

 

 

Pour une fois que je lisais un roman d'anticipation !!! Pourtant ça démarrait bien mais le rythme s'essouffle assez vite et l'histoire tourne en rond . J'ai eu la désagréable impression que l'auteur était dépassé par son sujet. 

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 05:03

 

C'est reparti pour une nouvelle année de partages, de lectures et de découvertes ... 2015 sera culturel ou ne sera pas !

Notre premier cercle de l'année tournera demain soir autour d'une liste avec son lot de bonnes et moins bonnes rencontres ... vivement demain soir qu"on en parle !!!

 

Ceux que j'ai lu pour le cercle :

 

 

 

Et celui que j'ai proposé :

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:22

 

Meursault, contre-enquête

 

On lit différemment L'Etranger d'Albert Camus selon que nous soyons français, algérien ou américain d'après Kamel Daoud, et bien que ne m'étant jamais posée la question et puisque lui la pose, je suis assez d'accord avec ça .

Il sera forcément question de L'Etranger dans ce billet puisque Kamel Daoud nous offre un sorte de relecture du chef d'oeuvre de Camus, et ça j'aime beaucoup, ces romans qui prennent comme personnage central un autre roman, une œuvre du patrimoine culturel, ancré dans notre mémoire collective.

 

Meursault contre-enquête se présente tel un monologue, sorte de constat désenchanté d'un homme sur son pays. L'idée est absolument magnifique, K.Daoud donne la parole au frère de l'Arabe tué par Meursault dans L'Etranger, personnage secondaire pour Camus qui devient personnage principal de Daoud. Si le procédé n'est pas nouveau, il me plait néanmoins toujours autant.

 

Ce roman sorti il y a un an en Algérie et en avril dernier en France, était passé totalement inaperçu avant que le Goncourt ne lui offre une magnifique vitrine, et depuis c'est le consensus général, tout le monde s'accorde pour dire que c'est un roman formidable.

 

Alors désolée de gâcher un peu l'ambiance mais je serai beaucoup plus réservée sur ce roman.

 

D'accord l'idée est géniale, d'accord K.Daoud a compris que la langue peut-être une arme redoutable et il s'en sert parfaitement d'ailleurs, oui, oui, d'accord sauf que :

 

Meursault a tué l'Arabe il y a 68 ans, et forcément si Daoud veut donner de la cohérence à sa contre-enquête il faut donc inscrire son histoire à cette époque, seulement entre l'Algérie du temps de Camus et celle du temps de Daoud, il y a un monde, et ce monde ne peut être raconté en 250 pages, on sent que l'auteur a des choses à dire, un regard aussi sévère qu'il est lucide sur son pays mais à trop vouloir en dire, le discours en devient décousu, parfois répétitif, on semble tourner en rond comme si l'auteur ne savait plus par quel bout prendre les choses, et le monologue perd ainsi de sa puissance et de son émotion, et je ne parle pas du souffle romanesque noyé dans la complainte.

 

Et puis il y a Camus ! 

Le titre même du roman prend le parti de mettre Meursault en avant et non l'Arabe, on peut donc s'attendre à ce qu'il soit question aussi de Meursault et donc de Camus.

L'Etranger fait partie des romans que j'ai le plus relu, j'aime ce déplorable constat de l'absurdité des choses, j'aime l'idée de non-sens de la vie développée par Camus, j'aime la puissance de ce roman. Et là pour le coup, j'ai un peu eu l'impression que Daoud faisait une relecture d'un roman qui n'était pas celui de Camus. C'était un peu comme ci, le procès fait à Camus était un peu un faux procés. En fait ce qui m'a gênée est de faire de L'Etranger est un roman politique alors qu'il est pour moi un roman philosophique. 

 

 

Peut-être que mon attachement à L'Etranger et à l'Algérie me faisait en attendre trop, oui c'est possible ... Mais quand même .

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 05:35

 

 

ô combien est importante la première phrase d'un roman !

C'est elle qui donne la clef, le ton, l'envie ...

 

Je vous propose ce petit rendez-vous dominical pour partager encore et toujours notre amour des livres et des mots ...

... l'idée est simple, il s'agit d'écrire l'incipit du roman que vous avez actuellement en main .  

 

 

Mensonge et sortilège T.01 - ELSA MORANTE

 

"Il y a deux mois déjà que ma mère adoptive, ma seule amie et ma protectrice, est morte."

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 05:48

Nos disparus - Tim Gautreaux

 

Comme il aura été morne et long ce mois d'octobre littéraire !

A se demander si la littérature et moi avions encore des choses à partager, à douter des goûts littéraires de mes amis (certaines recommandations m'étant tombées des mains !), allant même jusqu'à me remettre en question (ne serais-je pas devenue trop exigente ?!) ... bref, j'en étais là de mes réflexions automnales lorsqu'enfin, alors que cette traversée du désert commençait à menacer sévèrement mon moral, j'atteignis l'oasis !!!

 

LE roman qui allait me réconcilier avec la lecture et me convaincre que oui peut-être bien que j'étais devenue une lectrice exigente mais qu'heureusement il y avait encore des romans qui pouvaient répondre à ces exigences là !!

 

Tim Gautreaux, dont je découvrais l'univers et l'écriture, signe ici un roman dans le plus pur style romanesque,et c'est peut-être bien ce qu'il me fallait !!

Renouer avec le plaisir simple d'une bonne histoire servie par des personnages que seule la littérature peut encore nous offrir et surtout écrite par un romancier qui n'a pas oublié qu'écrire c'est aussi savoir conter.

 

Si Nos disparus s'ouvre sur l'armistice de la première guerre mondiale en France, alors que le jeune Sam Simoneaux est chargé du déminage des champs de bataille, on comprend très vite que ce n'est pas cette histoire là que l'auteur souhaite nous raconter. 

Et nous voilà sitôt repartis vers le Sud des Etats-Unis, le long du Mississipi pour cette fresque dramatique qui met en scène un héros malmené par la vie malgré son surnom de Lucky. Et comme il est beau et attachant ce personnage, avec sa sagesse, son courage, sa bonté presque enfantine et sa douce mélancolie. 

Tim Gautreaux nous plonge ainsi dans les eaux troubles du Mississipi pour traiter des thèmes chers à la littérature, de ceux qui lui auront offert ses plus belles pages : la vengeance, la culpabilité et bien sûr le Bien et le Mal.

En auteur généreux, sincère et ambitieux, Gautreaux fouille au plus profond de l'âme humaine pour y puiser ce qu'elle recèle de plus abjecte et de plus immoral mais aussi de ces petits moments de grâce et de bonté absolue qui nous réconcilent parfois avec le genre humain.

 

Merci Mr Gautreaux, vous avez sauvé mon mois d'octobre ! 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 05:20

 

 

 

 

"Voltaire parle à un parti, Molière parle à la société,

Shakespeare parle à l'homme."

 

 

Victor Hugo

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