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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 05:08

 

 

Constellation fait partie de ces romans de la rentrée qui ont eu les faveurs des médias et qui ont fini par attirer mon attention et ma curiosité à force de .

 

Et je me souviens notamment d'un entretien de l'auteur sur Inter qui parlait de cette fascination pour le hasard, ces coincidences parfois incroyables qui se jouent du destin. Il ne m'en fallait pas beaucoup plus pour mordre à l'hameçon, dès le lendemain le livre de Bosc était entre mes mains.

 

Constellation est le nom d'un avion, celui qui transportait Marcel Cerdan et 46 autres passagers de Paris à New York le 27 oct 1949. Avion qui a mystérieusement disparu des écrans radars et qui a s'est finalement écrasé dans les Açores ... ne laissant aucun survivant.

 

Adrien Bosc détenait là une trame romanesque formidable et pourtant son roman aura justement manqué de ce souffle romanesque, celui qui rend les personnages attachants et familiers, celui qui nous fait trembler d'émotion et nous tient accrocher à l'histoire comme à notre propre vie.

 

Non, ce n'est pas ce livre qu'Adrien Bosc a écrit. Il aura préféré un récit factuel, presque froid parfois, nous sommes dans le constat et l'information plus que dans le romanesque, et le fait que l'auteur, dont c'est le premier roman, soit journaliste, explique peut-être cela.

 

 Et effectivement, le roman se construit par une succession de chapitres, courts et inégaux, qui alternent entre des faits "journalistiques" sans grand interêt et l'histoire des personnages, mettant en avant les éléments du hasard qui les auront conduit vers ce soir du 27 oct 1949, jour funeste ou ils embarquèrent à bord du Constellation, seulement voilà le fil du crash qui devait reposer sur cet élément fascinant du hasard n'est finalement qu'un prétexte et n'est absolument pas approfondi

 


Alors oui bien sûr , c'est toujours particulier et émouvant de rentrer dans l'intimité des gens quelques heures avant leur fin brutal, d'autant que certains personnages auraient bien mérité un roman pour eux seuls, et que quelques histoires sont follement romanesques , oui mais voilà à peine eu le temps de se présenter qu'on se quitte déjà, j'ai eu un peu l'impression de lire des nouvelles qui toutes auraient tourné autour d'un fait identique, et c'est quand même embêtant pour un roman. 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 09:34

 

Ils ne sont pas si nombreux les lecteurs bienveillants de Beigbeder ! Alors forcément, quand j'en croise un, j'ai tendance à prendre son avis en considération .


C'est donc en lisant l'avis enthousiaste de Mind the Gap, que la tentation de lire Oona et Salinger m'est venue !! Alors merci encore Pat, parce que sans toi je passais à côté !

Qu'on aime ou non Beigbeder, on doit tout de même lui reconnaître une griffe, un style qui lui est propre. Ses romans ne pourraient pas être écrit par quelqu'un d'autre et on ne peut pas en dire autant de tous les livres (je ne citerai personne mais j'ai une liste à disposition !).


Si dans Oona et Salinger, il y est un peu question de lui, de sa manière désenchantée et parfois mélancolique de voir les choses, il y est surtout question de Oona O'Neill, fille du dramaturge Eugène O'Neill et de Jerry Salinger. Et on pourrait même dire que Beigbeder se fait plutôt discret, j'y ai perçu une marque de grand respect pour ses personnages, on sent qu'il les aime et ça en est extrêmement touchant.

 

Beigbeder part d'un fait réel, la rencontre amoureuse entre la jeune fille et le tout jeune écrivain en 1940.

Cette brève histoire d'amour, qui n'occupe que quelques lignes dans certaines biographies de l'un et de l'autre, va être pour le romantique Beigbeder l'occasion d'une formidable fabulation, il va réinventer la réalité (n'est ce pas tout ce que l'on demande à un écrivain ?), s'emparer d'une vérité que personne ne connait (pourquoi Salinger s'est retiré du monde et n'a plus rien écrit après L'attrappe-coeurs), et réécrire l'histoire d'Oona et Salinger (et si ça ce n'est pas un formidable exercice de fiction !!!).

 


Ce roman est intelligemment construit, ponctué de ces petites anecdotes qui rendent les mythes un peu humain, j'ai particulièrement aimé les pages sur Chaplin, Hemingway ou Truman Capote, et puis il y a aussi et surtout son regard empli d'admiration sur Salinger, auquel Beigbeder voue une admiration totale, l'analyse de son unique chef d'oeuvre et les sentiments qu'il prête au jeune écrivain américain m'ont presque fait regretter de ne pas avoir aimé L'attrape-cœurs (c'est dire !!!).


Roman plein de modestie et de respect d'un auteur pour un autre auteur, parce qu'il est touchant Beigbeder sous ses airs un peu "people" branché, on sent le type qui ne s'aime pas beaucoup, se fait peu d'illusion et se sert de l'humour et de la dérision comme d'un garde-fou, et ça j'aime beaucoup.


C'est un roman sur le chagrin, l'amour déçu et perdu, oui qu'on se le dise Beigbeder est un auteur romantique !

Il a trouvé des personnages absolument sublimes d'un point de vue romanesque, et il les met en scène en rendant parfaitement l'atmosphère de cette époque tourmentée et en même temps pleine d'énergie. Il aurait vraiment été dommage que personne n'écrive de roman sur Oona O'Neill - Chaplin, et je trouve que Beigbeder, qui soyons clair en est raide dingue, l'immortalise magnifiquement ici.

 

Après qu'est ce qui est vrai ? Qu'est ce qui ne l'est pas ?

Je revendique haut et fort faire partie de l'espèce fabulatrice, et la seule vérité qui m'intéresse dans un roman, est celle de l'auteur.

 

Beigbeder démarre son préambule en précisant que c'est un roman de pure "faction", tout y est rigoureusement exact : les personnages, les dates, les lieux et les faits. Le reste est imaginaire. Et il termine ce préambule ainsi :

"Les personnages de ce livre ayant eu des vies très secrètes, la place du romancier en fut augmentée d'autant. Mais je tiens à proclamer solennellement ceci : si cette histoire n'était pas vraie, je serais extrêment déçu."

 

Ce passage, à lui seul, m'aurait convaincue de lire Oona et Salinger !

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 05:25

Dans la catégorie "il n'y a pas que la littérature dans la vie" ...

 

 

... il y a aussi les cafés littéraires du Musée d'Orsay avec

"Après Sade :  de Flaubert à Apolinaire".

 

 

Dans le cadre de l'exposition "Sade, attaquer le soleil", qui se tient actuellement à Orsay, le musée a organisé un café littéraire réunissant des spécialistes de Sade et Apolinaire, ainsi que des acteurs qui ont interprété quelques textes influencés de Sade.

 

 

Moi qui ne connaissais pas l'oeuvre et l'histoire du Marquis de Sade, j'ai appris beaucoup de choses et notament l'empreinte forte qu'il a laissé chez les plus grands, Balzac, Baudelaire, Flaubert ou Apolinaire pour ne citer qu'eux.

 

 

Ces cafés littéraires sont toujours un moment un peu hors du temps que j'affectionne énormement.

C'es une magnifique initiative du Musée d'Orsay, définitevement mon musée préféré à Paris !

 

 

Vu et beaucoup aimé !

 

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 06:08

 

 

ô combien est importante la première phrase d'un roman !

C'est elle qui donne la clef, le ton, l'envie ...

 

Je vous propose ce petit rendez-vous dominical pour partager encore et toujours notre amour des livres et des mots ...

... l'idée est simple, il s'agit d'écrire l'incipit du roman que vous avez actuellement en main .  

 

 

 

"Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris-Soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique :"D'hier à aujourd'hui"."

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 05:59

Paris - Scène de vie d'une lectrice parisienne égarée sur les marches du Louvre par Roche Sylvain

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 20:37

 

 

Bad girl : classes de littérature de Nancy Huston

Mensonge et sortilège (T1) d'Elsa Morante

Léon l'Africain d'Amin Maalouf

22 Britannia Road d'Amanda d'Hodgkinson

Le Cavalier suédois de Léo Perutz

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano

Le square de Marguerite Duras

Et devant moi le monde de Joyce Maynard

 

Couverture de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier22 BRITANNIA ROAD - Amanda HODGKINSON

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:56

 

Debout payé par Gauz

 

Toujours à l'affut d'une petite merveille, je me suis laissée influencer par le tapage autour de ce livre qui ne m'attirait à-priori ni pour sa couverture ni pour son titre, et forcément pas pour son auteur puisqu'il s'agit d'un premier roman.

 

Et tout commençait merveilleusement bien avec un premier chapitre qui nous plonge dans le quotidien d'hommes à la recherche d'un boulot, ils sont africains, sans qualification particulière, et pour eux décrocher un poste de vigile dans un magasin, c'est avoir enfin un pied stable dans l'eldorado.

J'ai adoré ce premier chapitre qui promettait d'élagir un peu les horizons, de regarder l'Autre et d'humaniser une figure omniprésente dans notre quotidien, le vigile.

 

Sauf que ...

Si le premier chapitre plante un décor romanesque avec une plume mordante et sensible, le reste ne suit pas !

Dès le second chapitre les choses se gâtent, à la manière d'une douche froide, avec une accumulation de petites réflexions qui relèvent un peu de l'état du monde vu de Sephora.

Certaines sont drôles, d'autres pertinentes mais beaucoup sont totalement inintéressantes et, voyant que le procédé se répétait tous les deux chapitres, j'ai fini par les lire en diagonale .

 

Autant dire que la narration du récit en fait les frais, le rythme est sans cesse interrompu, l'histoire n'est absolument pas construite et les personnages sont noyés dans les pensées (plus ou moins profondes) de l'auteur.

 

Et je l'ai d'autant plus regretté que Gauz tient un formidable sujet, qu'il ne manque pas de discernement et de pertinence sur la condition des africains en France, mais quel dommage qu'il n'ait pas eu l'envie, le courage, l'ambition de donner vie à un vrai beau personnage de littérature, qui aurait eu un passé, une identité, des espoirs et des joies, des peurs et des colères, un peu tout ce qu'il y a dans Debout-payé par ailleurs  sauf que là c'est complètement décousu, balbutiant et au final non-abouti.

 

Alors pourquoi un tel enthousiasme médiatique ? Probablement parce que le sujet est nouveau, parce que Gauz est un personnage intéressant et sympathique qu'il est bon d'avoir sur un plateau ... à moins que vous nayez une autre explication ?...

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:50

    

 

Voici quelques uns des romans que j'ai lu dernièrement sans avoir grand chose à en dire ... enfin deux-trois mots quand même !!!

 

 

 

la-deesse-des-petites-victoires-une-double-enigme-sur-l-intelligence-hors-norme-et-sur-l-amour

 

Ah, il n'est pas donné à tout le monde le talent de savoir raconter des histoires, parce qu'il ne s'agit pas de trouver un bon sujet pour faire un bon roman ...

 

 

 

 

livre le vestibule des causes perdues

 

Le chemin de Compostelle aurait pû être le théatre de rencontres improbables mettant en scène des personnages attachants ou fascinants ... mais non, pas dans ce roman là en tout cas ! J'ai trouvé ça tiède et plat, et la route m'a semblée bien longue !

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 05:36

 

 

ô combien est importante la première phrase d'un roman !

C'est elle qui donne la clef, le ton, l'envie ...

 

Je vous propose ce petit rendez-vous dominical pour partager encore et toujours notre amour des livres et des mots ...

... l'idée est simple, il s'agit d'écrire l'incipit du roman que vous avez actuellement en main .  

 

 

 

"On avait sûrement calomnié Joseph K.,car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin."

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 05:11

 

Elles sont nombreuses les tentations livresques pour qui aime lire , et dernièrement j'ai craqué pour : 

 

 

 

 

Et chez vous, quoi de neuf dans la PAL ?

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