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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 05:35

 

Si vous recevez cette lettre de Sarah Blake

 

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Le regard que l'on porte sur un roman est fonction de nombreux paramètres ... et là je ne vous apprends rien ! Mais il en est un dont on ne se méfie pas assez : c'est le roman que l'on vient de terminer !

 

Je suis en effet bien consciente du préjudice que Kate Atkinson a fait subir à Sarah Blake !!!!

Alors que je suis encore toute émoustillée après avoir refermé "Dans les coulisses du musée", voilà que je me laisse séduire par ce titre plein de promesse et cette très jolie couverture un tantinet rétro ...

Et là, force est de reconnaître que Sarah Blake a une plume bien fade comparée à celle d'Atkinson ...

 

Bref tout cela pour justifier mon avis assez mitigé concernant ce roman, dont je ne veux pourtant pas dire de mal (...et puis d'abord c'est pas mon genre !!!)

 

Sarah Blake nous plonge dans une période de l'Histoire, tant de fois traitée, en racontant les destins croisés de plusieurs personnes  entre les Etats Unis et La Grande Bretagne durant l'année 1941. Après une première partie qui dresse le portrait des trois femmes qui seront au coeur de la tourmente, l'intrigue se profile et la petite histoire dans la grande nous embarque tel un bon mélodrame hollywoodien ... seulement la plume de l'auteur manque de subtilité, de force, de beauté ...bref, de tout ce que j'aime !!

 

Je serai donc beaucoup plus sévère que Kathtryn Stockett qui en parle en ces termes : "C'est un roman magnifiquement écrit, édifiant" !!.  ... Et je dirai plutôt que c'est un bon roman de l'été, pour celles qui accordent plus d'importance à l'histoire qu'au style.

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

1940. La France capitule, les bombes pleuvent sur Londres, et le président Roosevelt promet d’épargner à ses boys une guerre qui ne les concerne pas.
Pourtant, la journaliste Frankie Bard, qui couvre le Blitz pour la radio américaine, ne veut rien tant que sensibiliser ses compatriotes au conflit. Dans un petit village du cap Cod, deux femmes écoutent les récits poignants de la reporter : Iris James, la receveuse des postes dont l’amant guette une offensive sous-marine allemande, et Emma Fitch, jeune épouse d’un médecin idéaliste parti soigner les victimes des bombardements.
Entre le continent épargné et celui déchiré par la guerre, les destins de ces trois femmes s’entremêlent. Ils se lient au sort des populations pilonnées par la Luftwaffe, à celui des Juifs qui sillonnent les routes en quête d’un improbable refuge, à celui des hommes qu’elles aiment.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 04:50

 

CHALLENGE FRITISSIME

 

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Le mois d'octobre sera Belge !! C'est le challenge Fritissime de  Schlabaya qui nous propose d'aller à la rencontre de nos voisins du Nord pendant un mois .

 

Pour ma part, je me concentrerai sur la Belgique, à raison d'un auteur par semaine et d'un billet chaque mardi !!! ...Challenge, challenge !!!!!

 

Des suggestions d'auteurs Belges ?!! ... je suis prenneuse ! 

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Published by Malika - dans Fourre Tout...
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 04:54

Impardonnables de Philippe Djian

 

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Si ce roman était un acteur : Niels Arestrup (désolée pour André Dussollier, à chacun ses associations)
 

Si ce roman était un autre roman : Des vents contraires d’Olivier Adam
 

Si ce roman était une chanson : Please bleed de Ben Harper
 

Si ce roman était un verbe : souffrir
 

Si ce roman éait une pièce de la maison : la cuisine

 

Si ce roman était un peintre : Picasso

 

Si ce roman était un paysage : une plage sauvage et déserte

 

Si ce roman était une couleur : orange

 

Si ce roman était une boisson : un café

 

Si ce roman était un vêtement : un T-shirt

 

Si ce roman était un instrument de musique : une trompette, jouée par Miles Davies

 

Si ce roman était une odeur : celle de la pluie

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Francis est un écrivain à succès, meurtri par l'existence. Sa femme et l'une de ses deux filles sont mortes devant ses yeux. A soixante ans, il est maintenant installé au Pays basque où il a mis de côté ses derniers remords en se remariant. Mais voilà que sa fille Alice, qu'il chérit plus que tout, disparaît brutalement et brise ce fragile équilibre. De la forteresse mentale qu'il se construit pour ne pas s'effondrer, il va découvrir un monde sans pardon possible.

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Published by Gunilla - dans Portrait chinois
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 04:23

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 04:12

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci, 2 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

 

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 Cliquez sur l'image pour en savoir plus ...

 

 

Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 04:19

La cliente de Pierre Assouline

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Ma rencontre avec ce roman :
 

Le hasard, il y a des années: je farfouille dans une librairie. Un titre, une photo, un résumé. Bonne pioche !

 


L'histoire ou ce que je veux en dire :
 

Lors de recherches sur la vie d’un écrivain, un biographe obtient exceptionnellement un accès aux archives de la seconde guerre mondiale et notamment à des milliers de lettres de dénonciation rédigées durant cette sombre période. Doté d’une personnalité obsessionnelle et d’un total manque de distanciation, il n’est absolument pas armé pour faire face à ce qu’il va découvrir. L’étude de ces courriers, le plongent alors dans toute la noirceur et l’abjection de l’âme humaine et vont rapidement  le conduire dans un état d’angoisse fiévreuse,  de nausées,  le tourmentant la nuit comme le jour.
Mais le pire est qu’il va découvrir parmi ces milliers de lettres, celle qui a valu l’arrestation et la déportation de toute une famille dont l’unique rescapé est un ami. Il s’appelle Henri Fechner, il est fourreur à Paris. Et l’auteure de la lettre est une fleuriste dont la boutique se situe depuis 50 ans en face de celle de sa victime.  Elle est aussi toujours une bonne cliente de Monsieur Fechner.
Notre écrivain va alors tout tenter pour se confronter à la dénonciatrice, obtenir des aveux, des explications, la mettre face à ses responsabilités même (et surtout)  après que les Fechner, mis au courant, ai refusés catégoriquement de rouvrir cette partie de leur passé.
 
Sa quête obsessionnelle va  se heurter aux refus d’entendre, de retourner un passé peu glorieux, au silence. Elle va aussi conduire le narrateur lui-même à des comportements limites, frisant la folie.

 


L'auteur ou ce que j'en sais :
 

J’en sais peu : Biographe, écrivain né à Casablanca en 1947
Je n’ai lu d’autre de lui que « les invités »
 

Mon avis sur la question :

 

C’était ma deuxième lecture de ce roman et je l’ai trouvé tout aussi  fort et passionnant que la première fois, il y a des années.
Il m’a été difficile d’écrire cet article tant il y a à dire sur les sujets que dégagent ce roman, tant les questions qu’il pose sont riches, délicates et nombreuses :
Qu’aurions nous fait, nous en 1943, la faim et la peur au ventre ? Aurions nous été des héros, jusqu’ou aurions nous pu aller pour sauver des membres de notre famille, aurions nous été capable de sacrifices ?
Nous apprenons que parfois la réalité est parfois plus complexe qu’il n’y parait. Nous apprenons aussi, au travers de la progression du narrateur, que la frontière est facile à passer entre le héro et le bourreau, même sous le prétexte de vouloir faire le bien.
Ce roman est, selon mon avis, très réussit, le sujet bien qu’étant malaisé est traité avec beaucoup de finesse et sans parti pris ; la première partie notamment (découverte des lettre par le narrateur) est particulièrement brillante.
 

 
L'image qu'il me restera de ce roman :

Le narrateur poursuivant la vieille dame en larme dans un bus, vociférant et la traitant de dénonciatrice et de « collabo » sous le regard désapprobateur des autres passagers.
 

 

Une phrase du roman qui donne le ton:

Le narrateur obtient un accès exceptionnel et quasiment illégal, au archives de l’occupation, normalement inaccessibles
: “On me remettait une bombe dans une main, un détonateur dans l’autre en me faisant jurer de ne pas les mettre en rapport » 

 

Trois mots pour définir ce livre :

Remort, douleur, passé 

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Dans ce roman, Pierre Assouline met en scène un biographe qui, en recherchant des informations sur la vie d'un écrivain, découvre par hasard des lettres de dénonciation datant de l'Occupation. Il repère plus particulièrement celle de Mme Cécile Armand-Cavelli, une "honnête citoyenne" qui a dénoncé la famille Fechner. Et il se trouve que ces gens sont des cousins de la femme du narrateur. Les Fechner étaient fourreurs dans le 15e arrondissement de Paris et suite à cette lettre, la police les déporte en décembre 1941. A la fin de la guerre, un membre de la famille Fechner revient et il rouvre la boutique familiale tout en cherchant à oublier. Mais le biographe n'est pas de ces avis, il veut tout savoir, l'identité de cette femme et les raisons de sa dénonciation. Mme Cécile Armand-Cavelli est la fleuriste dont la boutique fait face à celle de Fechner et avec qui elle entretient depuis près d'un demi-siècle des relations de bon voisinage basé sur son amnésie volontaire et l'ignorance de son voisin. Le narrateur veut comprendre, il veut que la vérité éclate par tous les moyens et l'enquête qu'il mène est à deux doigts de le rendre fou.

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 04:07

J'aurais préféré vivre de Thierry Cohen

 

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J'aurais dû suivre mon instinct !!! ...

Parce qu'avec une couverture pareille, qui peut s'attendre à lire un chef d'oeuvre ?!

Et puis ce nom d'auteur, jamais entendu , même furtivement d'une oreille ... c'est louche ?!

Enfin ces avis "5 étoiles"" par une trentaine de lecteurs sur Amazon ... alors que ce titre m'est totalement inconnu, très étrange !!!

Bref je me suis faitpiéger comme une débutante à lire un roman digne de Guillaume Lévy ou Marc Musso, si vous préférez !!!

 

Une histoire palpitante et intrigante dans l'esprit de Replay, sauf que le style est d'une platitude exaspérante, la narration assommante et la construction sans intérêt ...

Un jeune homme en mal de vivre et en mal d'amour se suicide, puis curieusement se réveille à différentes périodes de sa vie pour constater le fiasco de son existence et le malheur qu'il suscite autour de lui ...

Autant vous dire que l'intrigue n'aura pas suffit à rendre ce roman palpitant, d'autant que la fin du roman nous révèle la motivation suprême de l'auteur : une espèce de prêche moralisateur sur le thème - le suicide est un péché et quiconque offense Dieu sera puni !!!!! ... Désolée Mr Cohen, mais je n'ai pas l'âme d'une brebis égarée !!!

 

Amateur du genre, vous devriez vous régaler ... Quant à moi, je serais plus méfiante la prochaine foi !!

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

 

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 05:01

 

Et les hommes sont venus de Chris Cleave

 

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Voici un roman qui m'aura fait passer par beaucoup de sentiments ...

 

Tout d'abord, un premier chapitre carrément bluffant tant par l'écriture que par l'intensité du propos ... J'étais, à ce moment de ma lecture, convaincue d'avoir dégoté un petit joyau pour le prochain Cercle ...

 

Et puis très curieusement ça se gâte !!

Le style devient plat et sans aucune saveur, la narration complètement convenue et le genre plutôt dramatique dévie  dans le mélo  à la guimauve !!  Après un fort enthousiasme, je suis passée à de la déception emprunt d'ennui voire d'agacement .

 

"Et les hommes sont venus" est un roman à deux voix, celle d'une jeune femme qui a connu l'horreur au Nigéria et qui se réfugie clandestinement en Grande Bretagne; et celle d'une journaliste anglaise qui recherche un nouvel équilibre tant familial que professionnel. Leur destin  vont se croiser et  plus rien ne sera pareil.

 

L'histoire et le personnage de Petite Abeille n'en demeurent pas moins très forts, et c'est bien l'unique raison qui m'ont fait aller jusqu'au bout du roman.

 

Un roman que je ne présenterai donc pas au Cercle et que je ne me risquerai pas non plus à vous recommander ... je sais pourtant que d'autres ont aimé, notamment Kathel qui m'a donné envie de le lire,  alors libre à vous de vous faire votre propre opinion  !!

 

 

Le mot de l'éditeur :

Pour sauver leur mariage, Sarah et son mari Andrew partent en voyage au Nigéria, mais sur une plage un événement inattendu les oblige à prendre une décision fatale qui va faire basculer leur vie. Sarah et Andrew font la rencontre d’une Nigérienne de seize ans, Petite Abeille, qui tente de fuir avec sa sœur les hommes qui ont décimé leur village.
En 16 chapitres alternés, Petite Abeille, clandestine venue chercher refuge à Londres, et Sarah, rédactrice pour un magazine féminin, nous donnent leur version des événements. L’authenticité et la beauté de leurs voix portent le récit. L’une tente d’échapper aux terreurs du passé (le viol et la mort de sa sœur) et de trouver sa place dans la jungle londonienne, l’autre essaye de reconstruire une vie qui a volé en éclats après le suicide inexpliqué de son mari. Peu à peu, nous découvrons quel secret unit ces deux femmes qu’a priori tout oppose. Et pourquoi le mari de Sarah s’est donné la mort après avoir reçu un appel de la jeune Nigérienne… lui annonçant sa venue. Mêlant humour et désespoir, Chris Cleave nous parle ici du dilemme de la compassion, pris entre la tentation de l’égoïsme et celle du sacrifice au nom de la liberté.
Le portrait magnifique de deux femmes et la rencontre de deux continents.

 

 

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 05:12

Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates 

 

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Si ce roman était une matière scolaire : la philo 

 

Si ce roman était une actrice : Natalie Wood

 

Si ce roman était une pièce de la maison : le grenier

 

Si ce roman était un mot : résilience

 

Si ce roman était un paysage : un immense champ de blé avec un seul magnifique chêne au milieu

 

Si ce roman était une qualité : le goût de la vie

 

Si ce roman était un super pouvoir : pouvoir tout recommencer

 

Si ce roman était une chanson : When Doves cry de Prince

 

Si ce roman était une boisson : du lait chaud avec du miel

 

Si ce roman était un metteur en scène : Sidney Pollack

 

Si ce roman était un bruit : le vent qui balaie tout

 

Si ce roman était un animal : un aigle

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

À Mont-Ephraim, petite ville des États-Unis située dans l’État de New York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Judd, le cadet, Marianne « Bouton » jeune fille belle et modeste, Mike le « mulet » sportif et fonceur, Patrick le scientifique pragmatique, et leurs parents, Corinne et Michael, aussi aimants qu’extravagants. 
Au milieu des animaux – chevaux, chiens, chats – et du désordre ambiant, ils cohabitent dans une ferme respirant le bonheur, où les corvées elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres l’image d’une famille parfaite, comme chacun rêverait d’en avoir. 
Jusqu’à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar… Une soirée de Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux. Des souvenirs flous et contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet. Un drame personnel qui devient un drame familial. 
En dressant le portrait de la dissolution d’une famille idéale, Joyce Carol Oates épingle l’hypocrisie d’une société où le paraître règne en maître et érige en roi les princes biens-pensants ; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux, où il faut se taire, au risque de briser l’éclat du rêve américain.

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Published by Malika - dans Portrait chinois
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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 04:57

 

Un heureux événement d'Eliette Abécassis

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Ma rencontre avec ce roman :

 
Une toute petite et très tropicale case-bibliothèque ornée de lambrequins, toute minuscule et mignonne défiant l'immense et colérique puissance de l'océan indien qui lui faisait face .Une magnifique première de couverture, rien de moins que le bouversant "espoir" de G.Klimt. Bref,  incontournable pour moi: folle de Klimt, tout juste échappée du service néonatologie avec son bébé tout neuf.

 


L'histoire ou ce que je veux en dire :
 

Barbara est une brillante jeune femme, sûre d'elle et de ses libres
choix, elle aime Nicolas et accepte de lui faire un enfant. Elle
envisage cette aventure comme une continuation à même de magnifier
leur amour mais ne semble pas entendre que cela va aussi le modifier,
à cela elle veut s'opposer, forte et féministe refusant  de changer
celle qu'elle est devenue et aime être, incapable de résister à la
bourrasque émotionnelle qui la submerge.

 


L'auteur ou ce que j'en sais :

 
Eliette Abecassis est née en 1969, fille d'Armand Abécassis,professeur de philosophie et grand penseur du judaïsme et de Janine Abecassis professeur de psychologie de l'enfant. Elle a un frère et une soeur .Elle est agrégée de philosophie enseigne un peu puis se lance dans l'écriture de romans, livres pour enfants et scénarios .Elle vit à Paris et est mère de deux enfants.

 

 

Mon avis sur la question :

 

J'ai aimé l'expression crue de se retour forcé à la matrice, à ce ventre manifique qui domine tout et porte avec la vie et l'espoir, l'angoisse. L'ambiguité entre l'espoir de cette vie nouvelle et  le refus violent de l'héroïne  à se réapprende,différente de la femme qu'elle avait jusqu'alors su devenir.
L'"espoir" de  G.Klimt, outre la représentation très poétique de la
femme enceinte, est peuplé de têtes de mort, de masques inquiétants
figurant  le vice, la pauvreté, la maladie et la mort qui menacent la
nouvelle vie, nouvelle vie de l'enfant à naitre , nouvelle vie de la
femme devenue mère...
Dans heureux évènement Barbara nous parle très sincéremment de son
désarroi et se rebelle devant cet état qu'elle refuse de voir comme
celui de la féminité accomplie.A l'époque se livre m'a fait rire et
prendre du recul ,tout au contraire de Barbara moi je m'efforçait de
devenir brusquement une triomphatrice du retour aux origines,
victorieuse héritière de cette expérience"si tragique et si divine".

 

 

L'image qu'il me restera de ce roman :

 

"En journée il était bondé d'enfants (ce parc) et de nounous de toutes
nationalités, africaines, sri lankaises, polonaises... Voilà, c'est
ainsi, on fait des enfants parce qu'on en a envie , et puis comme on
ne les supporte pas on les confie à des nurses Même le samedi
après-midi pour surtout les voir le moins possible et que la vie
continue..(...)Peut-être fallait-il croître avant avant de se
multiplier(...)C'est en ayant un enfant qu'on grandit. Un enjeu pour
toute la société, pas seulement pour les individus. Car cette société
ne nous permet pas d'accueillir les enfants, même si elle fait
semblant de l'encourager.
Dans notre pays, il est bien plus facile d'avoir un chien qu'un
enfant. Un chien ça ne détruit pas le couple, ça ne demande pas
d'épisiotomie, ça mange n'importe quoi, ça ne doit pas être allaité,
ça ne néccessite pas de congé de maternité.Voilà pourquoi l'animal
domestique est en train de remplacer l'enfant dans les familles.

 


Une phrase du roman qui donne le ton :

 

Elle m'a disloquée, et elle m'a enfantée. J'étais sa fille. J'étais sa
créature, désormais.

 


Trois mots pour définir ce livre :

 
Intense
Origine
Impudique.

 

 

Le mot de l'éditeur :

" Désormais ma vie ne m'appartenait plus. Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère. "

Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet " heureux événement " qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. Après "Mon père" et "Clandestin", la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.

 

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