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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 06:25

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

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Il est une chose que je ne sais toujours pas : Pourquoi suis je allée jusqu'au bout de ce roman ?!!

Je n'avais vraiment pas l'intention d'écrire quoi que ce soit sur ce livre, tant il m'avait peu inspirée ... Eh oui, faut pas croire mais ces petits articles naissent d'une certaine inspiration !!!

Et puis Boulie et Griotte m'ont proposé cette idée de "lecture commune" et j'ai dit OK !!!

Alors il faut bien reconnaître qu'écrire sur ce qu'on a adoré est très plaisant et écrire sur ce qu'on n'a pas aimé est très libérateur ... Mais quand c'est juste "moyen bof", c'est beaucoup plus compliqué ...

 

L'histoire s'annonçait plutôt très prometteuse avec cette idée de transmission de mère en fille sur quatre générations, avec un personnage principal Vera Candida, qui est donc la 3ème lignée. Histoire donc de ces fille-mères qui toutes tentent plus ou moins brillamment d'élever seule leur enfant en se débattant bonnant malant dans un monde d'homme, n'oublions pas que l'histoire se passe en Amérique du sud, dans un milieu pauvre voire misérable.

 

Tout ça semble passionnant sauf que l'auteur ne fait rien passer, ni émotion, ni réflexion. Son regard et sa plume sont d'une platitude assez redoutable pour l'ennui, sans parler de ce sentiment très désagréable de déjà lu et de très convenu qui s'immisce à chaque page !

Les personnages sont survolés, l'histoire d'amour est tiré par les cheveux ... Bref, j'ai lu ce roman avec peu d'intérêt et peu d'enthousiasme sans pour autant l'abandonner car oui ça se lit ...mais ça ne se recommande pas !!!

 

Pourquoi tant de bruit autour d'un tel roman ?... mystère et boulle de gomme !!

...peut être un début de réponse chez Boulie, ici ou chez Griotte,  !!

 

Le mot de l'éditeur :

 Quelque part en Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois femmes d’une même lignée semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Ce sont des femmes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu’elles sont : des mères affranchies, bien décidées à se choisir ellesmêmes leur destin.

 

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 06:30

 

Le remplaçant d'Agnès Desarthe

 

 

 

 

Attention un Agnès Desarthe peut en cacher un autre !!! ... mais alors un tout autre !!!

 

Après avoir beaucoup aimé "Dans la nuit brune", je me suis laissée tenter par le livre que Leila nous proposait pour notre Cercle du 3 décembre.

Et je dois dire que j'ai beaucoup moins aimé  ...

 

 

Agnès Desarthe rend ici hommage à son anti-héros préféré : son grand père, qui n'est pas vraiment son grand-père d'où le surnom de "remplaçant" .

 

Tout ceci pourrait être fort intéressant voire émouvant sauf qu'Agnès Desarthe prend des tours et des détours, se perd en chemin ... retombe sur un autre personnage dont on ne comprend pas le rapport avec son grand-père ... bref tout cela est bien confus, pour ne pas dire embrouillé.

 

Et chose étonnante et drôle, elle reconnaît et nous explique elle-même le travers de son roman à la page 68 :  

"Certains objets sont voués à nous échapper, à nous manquer, d'autres les remplacent. On veut écrire un livre et c'est un autre qui vient. On croit inventer un héros et il a la tête de notre voisin de palier. J'écris toujours l'histoire d'à côté, jamais celle que j'avais prévue." 

 

Du coup on l'excuse presque ...mais le livre n'en reste pas moins loupé, malgré ce regard toujours pertinent et légèrement décalé que j'ai tant apprécié dans "La nuit brune".

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

  Photo de familleAvec ce deuxième titre de la collection « Figures libres », Agnès Desarthe joue complètement le jeu et nous livre plus qu’un autoportrait : une radiographie de son imaginaire personnel – et familial. Elle écrit : « Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon grand-père n’est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n’est pas le père de ma mère. Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942. B.B.B. – appelons-le ainsi, pour le faire court – est l’homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie…si l’on peut dire. »Né à Cernowitz , à moins qu’il ne s’agisse de Kichinev, dans ces lointaines provinces de l’empire des Habsbourg qui furent successivement roumaines, soviétiques ou ukrainiennes, B.B.B. traverse le siècle sans déranger personne. En occupant la place laissée vacante par le grand-père disparu, il joue désormais un rôle à la fois discret et nécessaire. Ce vieux monsieur excentrique est la pièce manquante du puzzle familial. Agnès lui doit d’avoir compris une bonne partie de son identité, longtemps occultée, comme chez certains personnages d’I.B. Singer.« Je voulais écrire sur un homme exemplaire », dit encore l’auteur. Exemplaire, mais de quoi, de qui ? Et pourquoi la figure d’un homme héroïque, le Dr Janus Korczak, qui sauva les orphelins du ghetto de Varsovie, surgit-elle soudain en surimpression ?Avec tendresse, avec humour, avec obstination, Agnès Desarthe déchiffre le palimpseste de la mémoire dans ce qui restera, à l’évidence, comme un de ses plus beaux textes.

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 06:31

9782221117163Il y avait un moment que je ne vous avais pas vanté les mérites de ma librairie préférée "La griffe noire" ...et ce ne sera pas pour aujourd'hui !!!

Voilà qu'elle nous fait prendre des vessies pour des lanternes  ... non mais !! m'avait pas habitué à ça !!! 

Vendre "Grandir" comme le roman français du mois !!!...mais de qui se moque t- on ?!!  

Et pourtant le sujet à tout pour me plaire (...c'est d'ailleurs la dessus qu'ils m'ont eu !!), ça parle des vieux, d'histoire mère-fille qui ne savent plus qui est la mère et qui est la fille, de question morale sur le devoir, la solidarité, l'entraide ...

 

Oui mais voilà ça ne suffit pas à en faire un bon roman ... il manque le principal : une vraie histoire, un style, des sensations, de l'émotion ...au moins l'un des quatres, s'il vous plaît !!!

Eh ben non, nada, quedchi, oualou, rien vous n'aurez rien !!!...

Sophie Fontanelle est journaliste et ça se sent !!! Son livre est une succession de réflexions sur : vieillir c'est moche et vieillir seul c'est encore pire ... Si on ne le savait déjà, on s'en doutait quand même un peu !!!

De très courts chapitres se suivent et se ressemblent pour témoigner du rôle qu'elle a tenu auprès de sa mère très âgée qui se sent vieillir et devenir indépendante des autres et de sa fille.

Pour moi à qui rien ne semble plus évident voire normal d'aider et de veiller sur ses parents qui vieillissent, ce livre n'a fait qu'enfoncer des portes ouvertes ...et je n'y ai rien trouvé d'autre ...hélas !!

 

Le mot de l'éditeur :

Un livre sur une fille et le grand âge de sa mère.
Bouleversant d'émotion, de subtilité et aussi d'humour.

Quand l'auteur parle de grandir, elle parle d'elle-même. Sa mère est très âgée et dépendante d'elle, entièrement. Il arrive que cette mère soit absente et parfois, au contraire, ses paroles et sa présence sont justes, drôles et imprévisibles. Et durant toute cette période ultime, l'amour qu'elle a donné à sa fille lui est rendu comme on voudrait qu'il le soit toujours.
Chaque morceau de la vie d'une vieille dame si vulnérable est raconté : un jeune médecin, l'appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des mains très douces, des souvenirs, l'Arménie, une amie d'enfance. À la page qui suit, on voit sa fille : une cavale, une vie à gagner, un défilé de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, tout de suite les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs.
Avec des phrases très simples comme : « Elle a fait de mon enfance une vraie enfance, je peux bien lui rendre à présent », et qui vous serrent le cœur. Ou bien des dialogues : « Ouh là, ne prie pas pour moi, hein ? » J'ai demandé pourquoi. Elle a dit : « Ne va pas me faire repérer. »
Le miracle du livre : parce que sa mère est devenue son enfant, l'auteur grandit. Elle a eu cette grâce et elle pense : « D'où me vient tout cet amour ? »

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 05:54

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Il en est de certains romans comme de certains monstres sacrés que l'on n'oserait pas approcher...!!!

Voyage au bout de la nuit faisait partie de ceux là avant ...! Avant, c'était avant que je ne le lise ...et le désacralise !!!!

Lilia, a eu la bonne idée de proposer ce titre pour notre Cercle du 5 novembre dernier, et je me suis dit : "allez, si tu ne le lis pas là, tu ne le liras jamais ...". et voici donc comment je me suis attaquée au monstre !!!

Et quand je dis "attaquée" ...je devrais dire "coltinée" !!!  

Quoi, comment ...qui ose s'attaquer à un monument de la littérature ?!!!

Euh, ce n'est que moi ... modeste lectrice, mais qui assume pleinement ses choix et ses goûts !!

Alors non je n'ai pas aimé et oui je me suis même ennuyée ...

Tout d'abord, il y a la plume de Louis Ferdinand Céline, certes très affûtée voire tranchante, un débit assez étourdissant et un style pour le moins novateur pour l'époque ... Mais ... son style n'est pas agréable à la lecture, nul musicalité ni fluidité ...alors peut être que lu par un Lucchini ça change tout ...mais dans ce cas qui doit on saluer l'auteur ou l'interprète ?!

 

Ensuite, il y a le fond, la trame dramatique du roman. Toute l'histoire tourne autour d'un seul et unique personnage, Bardamu, et 500 pages pour un seul homme ...ça fait beaucoup, surtout quand le dit-protagoniste ne vit rien d'exaltant et passe son temps à broyer du noir et à râler sur l'espèce humaine !!!

Alors, oui bien sûr ce livre a dû être une bombe littéraire en son temps, pour le style révolutionnaire, pour les propos pas politiquement corrects du tout ... mais nous parlons là d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ...et je dirais même les moins de cinquante ans non plus !!!

Autrement dit, son style n'a plus rien de révolutionnaire ...Hubert Selby Junior est passé par là depuis, et ses idées audacieuses sur la guerre et la nature humaine ... sont devenues pour le moins un lieu commun !! 

Pour finir, ce qui m'a le plus ennuyé dans ce récit c'est le regard de Céline ... on n'y décèle ni bienveillance, ni sérénité mais beaucoup de rancoeur et de désenchantement ... trop loin de mes aspirations pour que je m'y retrouve !!!

Mais le débat est, ô combien, ouvert ...   

 

Le mot de l'éditeur :

 "- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
- T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
- Il y a l'amour, Bardamu !
- Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds." 

  

 

 

 

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 06:19

Au-secours : fuyons !!

 

Je remarque que j'ai une certaine affinité littéraire avec Jean-Marc...

Je dis "certaine" et je pose mon mot !

Car, soit j'adhère soit je trouve le titre choisi totalement à l'ouest. Et j'avoue que c'est ce que j'aime justement...  Des choix qui lui ressemblent, que seul lui peut comprendre, aimer, assumer...

C'est le seul dont je suis capable -à réception de la liste- de dire : c'est LUI qui a choisi ce titre.

Il faut comprendre que lorsque la liste est proposée au cercle, seul celui qui rédige cette fameuse liste sait "qui" a proposé "quoi". Et l'on découvre donc le soir dit "qui" a proposé "quoi"...

Et alors, notre Juan est le seul à proposer des ouvrages totalement improbables voire tout particulièrement décourageants....... mais aussi............ de vraies pépites !

Souvent, des classiques (Giono, Bosco, Tolstoï...) mais aussi souvent des titres qui n'inspirent que lui : "la montagne est jeune, Han Suyin" par exemple.

Mais globalement, j'aime ses propositions, je lis ses livres.

Avec un trend d'un sur deux : j'ai lu 50% de ses livres, c'est super bien. Il faudrait que je prenne le temps d'étendre ce calcul à tous les proposeurs, pour voir, mais je pense qu'il cavale seul en tête...

Donc, j'ai fait de belles découvertes et je le remercie tous les jours de m'avoir amenée à lire "la sonate à Kreutzer", "Regain", "la reine des lectrices" ou encore "le lièvre de Vatanen"...

Et c'est justement d'un autre titre d'Arto Paasilinna dont je vais vous parler, même si celui-ci a été proposé par Irène (cherchez le rapport avec tout le laïus que je viens de servir...).

Après "le lièvre de Vatanen" qui m'avait bien plu, je me suis dit que je pouvais en enquiller un second sans prendre trop de risque.

Et là ................. Misèèère, Misèèèèère !!!

Pourtant prometteur, une chouette couv', un joli titre, un format parfait, un poche.... jusque là c'était le parcours parfait.

Mais alors, à la lecture, my God, quelle déception !

 

Le pitch :

Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, empoisonneusemène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis...

Génie du comique de situation, Paasilinna récidive avec une vieille dame tranquille candidate au suicide. Arsenic et vieilles dentelles trempé dans l'aquavit,les rocambolesques aventures de la colonelle sont l'occasion de revisiter l'univers à la fois brut, drôle et loufoque du grand écrivain finlandais.


Mon point de vue :

L'histoire est drôle et le thème décapant, mais alors l'écriture...

J'ai commis l'erreur de lire ce bouquin après un Balzac : quelle erreur !!! Ca lui aura été FATAL !

Je veux bien convenir que c'est sans aucun doute ce qui m'a valu ce goût amer et désolant de 'mal écrit' ! Mais je n'imaginais pas que la différence puisse me gêner à ce point.

Après le style délicieux d'un Honoré, j'ai eu beaucoup de mal à suivre celui d'un Arto...

Rien que les prénoms mis l'un derrière l'autre sont représentatifs. Le premier est élégant, plein de promesses, tiré d'un verbe à fort pouvoir... Le second est dur comme un coup de marteau...

C'est exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre.

Un coup de marteau... dans le cerveau...

Trop familier, grossier, parfois vulgaire.

 

Bref, si vous le lisez vous aurez la gentillesse de me dire que mon avis n'a pu être dicté que sous l'enchantement de la plume de Balzac...

 

Soyez remerciés !!

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 05:11
9782843375316Soit K. Hagena est passé à côté de son roman soit c'est moi ... en tout cas l'une de nous a loupé quelque chose !!!! ...
Une fois encore, la machinerie commerciale de l'édition et de la presse s'est bien chargé de la promotion d'un roman qui serait resté dans l'ombre autrement ...!
Pour notre part, ce roman, présenté par Gunilla lors de notre Cercle, a fait l'unanimité ... nous étions toutes d'accord pour dire qu'on se serait bien passé de le lire !!!! ... 
L'histoire avait l'air sympa mais alors le style !!!!!
On s'y perd entre les va et viens des personnages, les oncles, tantes et autres cousins qui défilent sans rien ajouter à l'histoire, les précisions qui n'apportent pas grand chose et la narration plutôt ennuyeuse ...
On comprend bien son intention de faire ressurgir des souvenirs, des odeurs, des secrets ...le soucis c'est que tout reste enfoui !!
Mon esprit n'a eu qu'une envie en lisant ce livre, s'évader ...mais ailleurs !!!!
 
Le mot de l'éditeur :
À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:22

A quatorze autour d'une table (mais treize lecteurs !!), il va de soi -et heureusement ajouterais-je- que les avis divergent sur certains bouquins.

"Des goûts et des couleurs on ne discute pas !" et je dois avouer que ça m'ennuierait au plus haut point d'avoir onze avis rallié au mien...

 

Je vais donc me prêter au jeu du contre article qui va faire suite à l'avis extrêmement élogieux de Malika posté hier....

 

Âme sensible s'abstenir, ce post radical risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs !

 

Je n'ai pas du tout eu la même lecture que Malika, vous l'aurez compris.

Mais pourquoi ?

 

J'ai trouvé le livre à la fois creux (pour un essai, je l'aurai presque attendu plus chiadé dans ses réflexions), désordonné dans sa construction, enfonçant des portes ouvertes, ne s'appuyant sur aucune thèse avérée si ce n'est ses propres propos, sans fondement donc...

"Nous sommes incapables, nous autres humains, de ne pas chercher du Sens. C’est plus fort que nous."

Mais quelle banalité. Mais de qui parle-t-elle ? D'une minuscule frange de la population hyper éduquée... Qui se sent flattée par ce genre de poncif !

Je pourrais reprendre comme ça un bon nombre de ses réflexions qui m’ont laissé un sale goût d’amertume dans la bouche tant c’était gratuit. Mais ce serait long et fastidieux…

Si j'étais extrêmement sévère je dirais que c'est un essai écrit par une auteure plutôt prétentieuse, qui s'est regardée écrire et s'est probablement écoutée parler lorsqu'il a fallu le présenter aux média.

Ce qui par ailleurs, n'a pas été fait, aucune trace d'elle sur son sujet !!

Tout ce que j'ai lu de critiques autour de ce bouquin ressemble à de la propagande. Tout le monde a repris les propos des premiers... Aucune analyse personnelle. J'ai été affligée de voir à quel point ça ressemblait à de la promotion déguisée.

Genre le mot de la maison d'édition, le résumé de l'auteur, le pitch promo de l'agent et hop hop hop, tout le monde y va du recopiage !

... je crois que je vais conclure par une dernière chose.

Ce paragraphe clé, qui résonne un peu comme une justification :  «Voici les phrases que j'entends le plus souvent à mon sujet» : «Elle cherche son identité» ; «Elle est déchirée entre plusieurs identités»...  «Non, non, je ne me porte pas mal du tout, merci. Simplement, le fait d'avoir occupé plusieurs cases sur l'échiquier identitaire me permet de voir le caractère fictif de l'identité des autres...».

Non. Tout ne va pas bien dans cette affirmation.

Premièrement je dirai que chercher son identité n'est pas un signe de malaise. Ne serait-ce pas plutôt un signe de grande intelligence ?

Deuxièmement, il n'est pas sûr que l'on puisse affirmer le caractère fictif de l'identité des autres à partir de sa ou ses propres identités. Nancy Huston le dit elle-même. Tout n'existe que par l'imaginaire et par conséquent, dans notre tête. Nul ne peut se substituer à l'imaginaire de l'autre.

Mon imaginaire, le mien, vient de me m’appeler à aller au resto japonais, dans deux petites heures environ, pour de délicieux california makis. Par conséquent, je vais poursuivre cette chose que j'appellerai volontiers désir – un désir bien réel qui me tient l'estomac, l'œsophage et les trippes – et mettre un terme à cet article déjà FORT LONG.

 

ane

Bref, j'ai trouvé tout ça très limite. Proche du foutage de gueule...

Encore une fois, je répète, cet avis m'est propre, je ne vous en voudrais pas d'en défendre un autre : au contraire, le débat n'en sera qu'enrichi...

Enfin, que chacun se tranquillise, la lecture/l'écriture regroupent des gens lettrés, ouverts à la critique -souhaitons-le-. Ce contre article défend une position (contre une autre) ce n'est pas une personne contre une autre...

J'espère que les choses sont claires !





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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 04:54

Voici 9782253152842un roman présenté par l'une des lectrices du Cercle en juin dernier et autant dire que l'annonce d'Amélie Nothomb dans la liste des livres à choisir avait un peu étonnée ... moi la première !!!

 

De nature plutôt tolérante et ouverte, je dois quand même confesser quelques préjugés (...nobody's perfect !!!)...bref tout ça pour dire que sans avoir rien lu de l'omniprésente Amélie Nothomb ...j'étais convaincue que "j 'aimerais pas !!!"

Et voilà donc Irène qui nous propose Métaphysique des tubes, évidemment je ne le choisis pas (...dans le genre tête de mule !!), et j'attends la discussion lors de notre Cercle ... beaucoup de contre, peu de pour et quelques mitigés !!!

Et voilà que le lendemain je tombe sur le fameux livre dans une brocante, vendu à 1 euro...croyant très fort aux signes du destin et aux hasards qui n'en sont pas ...j'achète mon premier Amélie Nothomb (...n'étant tout de même pas très fière d'avoir des préjugés !).

 

Et alors ...?!!!

Et bien comme quoi on peut avoir des préjugés qui n'en sont finalement pas (...curieusement le même phénomène s'est reproduit avec Douglas Kennedy quelques Cercles plus tard !!!).

Donc, vous l'avez compris je n'ai pas aimé du tout ... je l'ai ressenti comme une succession de réflexions et de pensées (plus ou moins farfelues) sans émotion, sans profondeur et sans véritable histoire ...bref assez loin du roman finalement ! 

Et je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi un tel succès public et surtout professionnel, rendez vous compte,  elle est en piste pour le prochain Goncourt ... Et les Ferney, Gallay et autre Huston ...talents immenses dont on parle à peine, alors  ...?!!!

Une fois encore si vous pouvez éclairer ma lanterne ...vous le savez, j'aime bien comprendre (...quitte à ne pas être d'accord !!!!!).

 

Le mot de l'éditeur :

  Au commencement Dieu était un tube, puissant de l'invincible force de l'inertie, se contentant d'absorber et d'excréter les aliments, sans aucune volonté. Il était né en 1967, au Japon, de parents belges. À deux ans, Dieu se réveilla, il hurla, et seul le plaisir sut apaiser sa colère. Il cessa alors d'être Dieu, pour devenir "Moi". Vint le moment où il pouvait montrer à son entourage qu'il savait parler ; mais quels premiers mots choisir, pour faire plaisir à tous ?

 

  

  

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:46

Yallahhhhh, me revl'à !

La patate après 1 mois de vacances et la tête farcie de livres, tout plein de choses à raconter ici, va falloir s'y coller (pour moi) pis revenir (pour vous).

 

Haute fidélité.

Alors non, ce n'est pas de moi dont j'cause, même si OUI je suis fidèle en tout...

En amour, en amitié, à mes parfums, à la lecture (à mon style littéraire ptêt bien aussi), à mon style de fringues, en déco, en bouffe...

Mais c'est du roman de Nick Hornby dont je veux parler !

 

Le pitch :

Fidelite HornbyRob, propriétaire d'une boutique de vinyles à Londres, vient de se  faire plaquer par sa copine. A trente ans passés, il doit se rendre à  l'évidence : s'il maîtrise sur le bout des doigts le répertoire de Bob Dylan, il n'a jamais rien compris aux femmes. Lui qui a toujours tout sacrifié sur l'autel du rock, serait-il passé à côté de l'essentiel ? Pour comprendre, ce sempiternel adolescent commence à faire la liste de ses amours passées... Depuis son premier flirt autour d'un bac à sable à cette nuit avec une chanteuse country, Rob dresse le chart de ses ruptures les plus déprimantes et une compilation désopilante des états d'âme de l'homme moderne.

 

Mon point de vue :

Il est à chier ce livre (et peut-être mon point de vue aussi, mais il a le mérite d'être clair et de m'appartenir !)...

Ce bouquin n'est pas fait pour les femmes en fait ! Et ça peut-être été ça mon problème car, soudain, toute ma part de masculinité s'est -comment dire- évaporée sous le soleil Ibizenco...

Pas mal écrit en fait, avec des remarques assez savoureuses... mais alors, le mec au centre de ce bouquin m'a  E X A S P E R E E !

A chaque page j'avais envie de lui dire : "mais secoue-toi grosse larve !"

Des espèces de montée d'agressivité m'arrivaient (de je ne sais où, mais de loin !) à tel point que j'ai fermé le bouquin à la moitié. Sans déconner, à quoi bon se faire suer avec un livre qui vous enquiquine alors que votre PAL est encore haute d'une demie douzaine de trucs qui ont au moins 100% de chances de vous plaire ??

Bref, ce mec qui enchaîne relation pourrie sur relation pourrie, qui se pose les mauvaises questions, qui met en parallèle les femmes et la musique (pourquoi pas d'ailleurs ?) et se laisse guider par le résultat du test, est obsédé par le fait que le mec de la nana qui l'a plaqué ait pu être un bon coup (voire meilleur que lui) et en faire tout un fromage....

Pfffff, ça m'a gavée !!

Mais le pire, c'est que j'ai retrouvé tous les travers des mecs quoi !

Alors, nan, vraiment ! Merci, j'en ai un à la maison, c'est à croire que ça me suffit amplement...

 

Une de ses remarques savoureuses...

"Si je me débrouille pas trop mal avec les filles, ce n'est pas grâce aux vertus que je possède, mais grâce aux défauts qui me manquent."

 

 

 

 

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 14:20

C'est la première fois que je présentais au Cercle un livre que je souhaitais lire mais que je n'avais pas lu le jour du rendu des copies (comprendre le jour de centralisation des 13 bouquins pour communication à l'ensemble des lecteurs).

Arfffff, quelle erreur....

C'était quitte ou double, j'ai joué......................... j'ai perdu !

 

amoi KassischkeLe pitch :

Sherry Seymour, jeune et fringante quadragénaire, reçoit, le jour de la Saint-Valentin, un billet anonyme sur lequel deux mots très courts sont écrits : "Be mine" (sois à moi, sois mienne). Flattée, perturbée, puis obsédée par cet admirateur secret, elle finit par en découvrir l'identité, le rencontre et se lance dans une liaison torride avec lui. Le mari de Sherry se met alors à jouer un jeu dangereux sur lequel bientôt plus personne n'a de prise.

 

J'ai horreur de refermer un bouquin en me disant "merde, j'aurais mieux fait de lire autre chose".

... Un peu comme quand vous payez votre place de cinéma (au demeurant fort cher) pour aller voir un navet !!

... Ou encore, que vous vous la pétez en allant dans le dernier resto branchouille pour trouver un ver dans votre salade !!...

La tuile, quoi.

Donc, ce Kassischke, l'aura été ma tuile à moi, celle du cercle de février !

Et comme une tuile n'arrive jamais seule, j'ai commandé 3 livres du même auteur tant j'étais sûre que ça me plairait. Inutile de préciser que les 2 autres sont les derniers de ma PAL (pile à lire). Et comme, mon banquier est au bord de la nervous breakdown mais pas encore tout à fait pour bloquer le compte, j'en ai rajouté beaucoup (des livres) histoire d'avoir toujours un peu d'avance pour pas les déloger (les deux là), visez ou bien ?

Rooooo, je sais je suis mauvaise langue.

Bon, j'ai quand même envie de croire que c'était le plus mauvais...

Ben, j'vous dirais, ou pas...

"Un oiseau blanc dans le blizzard" et "La vie devant ses yeux"

 

C'était clair nan ?

Je vous le déconseille en fait !!

 

Ah oui, au fait, pourquoi j'ai perdu mon temps ?

Pendant 200 pages, il a fallu que je m'accroche.

Je me suis tellement fait chier ennuyée au début que j'étais à 2 doigts de raccrocher.

Mais j'ai tenu bon, à la fois parce que je suis normande et qu'en bonne normande je suis "MACHUE" -comprendre têtue- et ensuite parce que j'étais certaine que ce bouquin -qui avait par ailleurs d'excellentes critiques- allait me réserver quelque chose, un truc, un bidule, un machin, une émotion peut-être...

Alors, oui, l'auteur a une analyse assez réaliste de l'american way of life avec ses banlieusards trop propres sur eux, trop sages, puritains et tout le bazar (mais je dirais que Douglas Kennedy est au moins aussi bon voire meilleur à ce jeu là, cf "la poursuite du bonheur" ou "l'homme qui voulait vivre sa vie"), mais elle s'enferme dans la description de la vie de son héroïne et l'histoire met un temps fou à décoller !

Alors, ok quand ça décolle, ça décolle mais bon faut patienter...

Et le truc finit par arriver, certes, mais au bout de 200 pages !

C'est long...

Alors pendant ces 200 pages, on apprivoise Sherry... Elle est chiante au 1er abord et puis elle se lâche. Et là, ok je dis chapeau bas et je comprends les afficionados de Kasischke ! Elle est fortiche pour les portraits psychologiques... Tous les sentiments y passent car bien entendu tous les personnages ont un truc rugueux à bien y regarder.

Je crois en fait que ce livre ne vous laisse pas indifférent, soit il énerve, soit il passionne...

 

Bon, moi je devais pas être dans le 'mood', ça m'a gavée !

 

Pis pour conclure, je dirai :

Vive la normandie, aux chiottes la bretagne !!!!!!!!!!

normandie

Ne me remerciez, pas c'est cadeau !

Ca va faire des émules puisque la normandie défend ses couleurs face à la bretagne à chaque cercle........

 

 

 


 

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