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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 04:57

 

 

Confiteor est une prouesse littéraire, un récit hors norme, un roman à part.

Défiant toutes les lois de la narration, Jaume Cabré raconte et tout le monde se tait .

 

Lorsque la petite histoire est aussi intelligemment mêlée à la Grande, cela donne un roman ambitieux, brillant et fascinant comme on en lit rarement.

 

Il aura fallu huit années à Jaume Cabré pour écrire près de  800 pages dans lesquelles tout s'entremêle et se chevauche pour donner corps à une époustouflante symphonie sur le Mal à figure humaine et le Mal absolu qui n'a plus rien d'humain .

 

Au travers des six derniers siècles, l'auteur nous confronte à notre mémoire collective, multipliant les narrateurs et les histoires jusqu'à la confusion, il nous offre une fresque monumentale sur l'Amour et le Mal. C'est déconcertant, captivant  et admirable à la fois.

 

Il est presque impossible de résumer l'histoire de ce roman sans entraver son souffle et sa portée, je peux juste vous dire que Confiteor,  

c'est l'histoire d'un enfant surdoué destiné par son père à devenir un grand humaniste et par sa mère un grand violoniste,

c'est l'histoire d'un homme en quête de sens sur une filiation au lourd passé Historique,

c'est l'histoire d'un violon d'exception, objet de toutes les convoitises et de tous les crimes,

C'est l'histoire de blessures dont on ne guerrit jamais,

C'est l'histoire d'un récit telle une prière commençant par ce mot Confiteor, destiné à Sara, la bien-aimée.

 

Nous en avons lu des pages écrites sur les immondices du III Reich,  et nous n'en n'avons pas encore fini de cette nausée  inévitable à la lecture de ces témoignages.  Et si Confiteor n'est pas un roman sur la Shoah, comment ne pas en parler quand on traite du Mal absolu ? Auschwitz-Birkenau y est bien l'épicentre de l'abjection totale, mais dans Confiteor le Mal s'appelle aussi Franquisme ou Inquisition.

 

Jaume Cabré est un écrivain qui aime la littérature, et cela donne un roman généreux et intelligent qui exige un lecteur attentif et confiant.

J'aime les auteurs qui croit en l'intelligence de leur lecteur et qui les récompense en leur offrant des romans d'une telle richesse et d'une telle beauté .

 

Que la taille de ce roman ne vous effraie pas, malgré l'intensité du récit et l'attention qu'il demande, il se lit très vite car une fois commencé vous ne pourrez plus le lâcher !!!

 

 

Le mot de l'éditeur :

Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu’au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d’un magasin d’antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l’abandonne, Adrià tente de mettre en forme l’histoire familiale dont un violon d’exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l’Inquisition à la dictature espagnole et à l’Allemagne nazie, d’Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l’abjection totale. Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l’ami envié et envieux dont la présence éclaire jusqu’à l’instant où s’anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l’itinéraire d’un enfant sans amour, puis l’affliction d’un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l’inhumain – à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l’enfer sur la terre.
 
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 14:30

 

 

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C'est beau le don d'écrire ainsi !

Cette manière de jongler avec le vocabulaire, de donner de la noblesse au verbe et du sens aux mots . C'est ce qui saute aux yeux dès les premières pages, l'importance du mot choisi, de la musicalité de la phrase et du sens que l'on donne à tout ça !

Et puis il y a la griffe, la signature en une syntaxe,  la plume qui ne ressemble à aucune autre, et c'est suffisamment rare pour être salué.

Le sujet est audacieux voire carrément casse-gueule, l'histoire d'une greffe cardiaque en 24hrs chrono.

Simon a 19 ans, il sera le donneur, Claire en a 50, elle attend un coeur pour remplacer le sien qui la lâche. Entre Simon et Claire, il y a les autres, ceux qui soignent, ceux qui espèrent, ceux qui pleurent, ceux qui réconfortent, ceux qui travaillent, ceux qui souffrent et ceux qui aiment. Histoire d'une greffe, disions-nous ? Histoire de la vie, disons plutôt. 

Juste impossible à lâcher malgré la charge émotionnelle, magistralement maîtrisée, qui m'a parfois donnée envie d'aller respirer ailleurs ... ailleurs que dans cet hôpital et loin de cette mère qui vit le cauchemar absolu.

Mais voilà, il y aussi ce message d'espoir, cet appel à la vie, cette ultime chance offerte à d'autre, cette philosophie ancrée dans l'idée même du don d'organe, et puis il y a surtout les mots de Kerangal, parce que quand même quelle auteure !!! Ces mots, cette limpidité à dire les choses , à faire ressentir l'indicible, c'est beau, c'est du grand art, et c'est bien l'admiration qui m'aura permise de supporter l'émotion de la première partie du roman.

Si la seconde partie du roman n'a pas la même intensité ni la même charge émotionnelle,  son approche du sujet n'en est pas moins intéressante , cette manière de raconter une greffe en englobant la vie de tous ceux qui gravitent autour, en passant de l'anecdotique à l'essentiel, de la vie à la mort, du grave au léger, c'est intelligent, sensible et pertinent. Maylis de Kerangal orchestre ses personnages à la manière d'un roman choral, dans lequel chacun va jouer sa partition pour donner corps à une symphonie humaine qui fait la part belle à ce qui fait écho en nous.

C'est captivant, bouleversant et admirable ! A lire, à relire et à offrir !

 

Je terminerai en remerciant Anne-Charlotte dit Boulie pour avoir éveillé ma curiosité et m'avoir ainsi donnée l'occasion de lire ce magnifique roman.

 

 

Le mot de l'éditeur :

 Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps.» 

Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 05:01

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,   4 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

      

     

 

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Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 05:22

 

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Est ce que le prix Goncourt serait devenu un gage de qualité ?

Après l'excellentissime Sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari, c'est  un autre excellent roman qui se voit attribuer la distinction française tant convoitée.

 

Au revoir là-haut, écrit par un maître du polar, se déroule au sortir de la guerre des tranchées, alors que la France victorieuse pleure encore ses disparus et tente de surmonter les traumatismes. Construit tel un roman à suspense, Lemaître tisse la toile, installe ses personnages et peint une fresque magistrale de la France d'après-guerre et de ce qui se joue une fois les armes déposées et la paix revenue.

Et c'est bien de cela dont il s'agit dans ce roman, que se passe-t-il lorsque les fils amochés rentrent à la maison, que deviennent les salauds, les lâches et les innocents au moment où la vie doit reprendre ? La France glorifie ses morts mais ne sait pas quoi faire de ses fils estropiés, traumatisés et désillusionnés qui se sont battus pour Elle.

Qu'à cela ne tienne, puisque toute morale a disparu, place aux petits arrangements avec notre conscience !

 

C'est avec un regard tantôt cynique tantôt tendre que l'auteur nous raconte l'histoire incroyable d'Albert, Edouard et du lieutenant d'Aulnay-Pradelle, de leur improbable rencontre quelques heures avant l'armistice jusqu'à la revanche des innocents sur les salauds ... enfin, si seulement les choses étaient si simples !!!!

Lemaître sonde l'âme humaine en grand maître de l'art, puisant dans toutes les bassesses et toutes les grandeurs dont l'espèce humaine est capable, c'est détonnant, brillant et jubilatoire. 

Tel un grand réquisitoire contre l'injustice et l'hypocrisie qui accompagnent le retour des héros après la guerre, quelle qu'elle soit, Lemaître nous offre un roman surprennant et intelligent qu'il est difficile de lâcher et qu'on ne peut que recommander sans aucun bémol.

 

L'auteur de roman noir a admirablement réussi le grand virage vers la Littérature, et c'est une très bonne nouvelle, puisqu'il ambitionne une fresque Balzacienne, débutant avec "Au revoir là-haut" en 1915 et qui se terminerait en 2015.

A la manière de La Comédie humaine, chaque roman serait une pièce de puzzle ayant pour personnage pincipal l'un des personnages secondaires des romans précédents. J'adore l'idée et je suivrai tout cela pas à pas avec beaucoup d'intérêt ! 

Rendez-vous donc avec son prochain roman qui se déroulera durant l'exode de 1940 et qui s'intitulera "Couleurs de l'incendie".

 

 

Le mot de l'éditeur :

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion. Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts. Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu. De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans noirs, couronnés par de nombreux prix, ont valu à Pierre Lemaitre un succès critique et public exceptionnel. 

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 05:10

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle;

ce mois-ci,  4 titres ont fait l'unanimité, ce sont nos coups de coeur du mois :

 

      

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Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 05:13

     

Journée Albert Camus organisée par Denis .  

 

 

 

Voici un titre intéressant pour un roman qui l'est tout autant !!

 

Je ne me lasse pas de ces livres qui nous parlent des livres et de  ces romans qui mettent en scène nos auteurs !! Et c'est bien de cela dont il est question ici.

 

Ce roman nous raconte une double histoire, celle assez personnelle du narrateur à la recherche de ses parents biologiques et celle de l'écrivain Albert Camus et de ses liens affectifs avec l'Algérie.

 

Deux histoires qui se chevauchent à merveille grâce à cette question que l'auteur a l'audace et la fantaisie de se poser : et si mon père biologique était le grand Albert Camus ?!

Magnifique sujet qui laisse cours à tous les fantasmes mais aussi à grands nombres de questions sur l'identité, l'hérédité et les liens familiaux.

Hamid Grine est un conteur très oriental dans cette manière pleine de simplicité et de sagesse de nous raconter son histoire.

Son style fluide mèle l'humour à la tragédie avec un regard critique et pourtant plein d'amour sur son pays, l'Algérie.

 

Et puis il y a Camus, auteur et homme aimé, détesté et controversé qui anime encore les discussions aux tables des cafés d'Alger. Qui était-il réellement ? Un auteur français ou un auteur algérien ? Un ami ou un ennemi de l'indépendance ? C'est avec un regard lucide, bienveillant et curieux que l'auteur va partir à la recherche de ceux qui ont connu ou croisé Albert Camus et tenter ainsi de mieux connaître l'homme qui pourrait être son père.

 

Un roman très intéressant qui donne vraiment envie de mieux connaître Albert Camus ... et Hamid Grine ! 

 

Un grand merci à Julie pour m'avoir envoyé ce sms comme une invitation au voyage un samedi matin maussade  :  ""Camus dans le narguilé" d'Hamide Grin !!!! As tu cette petite merveille toi qui doit adorer Camus ?" ... Je ne l'avais pas mais il n'en fallait pas plus pour que je file chez le libraire ... alors merci Julie pour cette belle découverte .

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Nabil, professeur de français, est un intellectuel un peu aigri, dévoré par le remords de n'avoir jamais eu le courage de dire à son père combien il avait été dur et injuste avec sa mère, morte quelques années plus tôt. Le jour des obsèques de son père, son oncle Messaoud lui apprend qu'il n'est pas le fils de son père, mais... d'Albert Camus, son écrivain vénéré ! Persuadé que cette révélation n'a d'autre but que de le priver de son héritage, Nabil se prend pourtant à douter... Et s'il était réellement le fils de Camus ? Partagé entre la douleur de n'avoir pas connu son vrai père et la fierté d'être le rejeton de son héros, il mène l'enquête auprès de Chawki, le libraire, et de sa collègue Sarah, qui le conduit sur les traces de Camus, à Tipasa , et lui fait rencontrer son grand-père, qui connut bien l'écrivain. Un roman étonnant, qui aborde d'une façon très originale le rapport souvent complexe entre Albert Camus et l'Algérie, en le mettant en parallèle avec la quête impossible du père, et la réconciliation posthume avec celui-ci.

 

  

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 04:29

 

 

 

Si vous avez aimé Le Comte de Monte Cristo et Léon L'Africain, vous allez adorer L'oracle della Luna !
Frédéric Lenoir réussit ici avec brio le mariage du roman historique et du roman d'aventure, c'est absolument génial et captivant.

On embarque pour une somptueuse épopée de 700 pages au côté de Giovanni, jeune paysan calabrais auquel Frédéric Lenoir réserve un destin hors du commun au cœur de la Renaissance , alors que le monde est en plein bouleversement  scientifique, culturel, religieux et politique .

Notre jeune héros, en quête de savoir et de découverte, va parcourir Venise, Chypre, la Grèce, Alger et Jérusalem pour tenter de conquérir la femme qu'il aime et pavenir à délivrer un fameux message de la plus haute importance à Rome. 

Frédéric Lenoir nous tient du début à la fin avec un talent de conteur qui suspend le lecteur à chacune de ses phrases, c'est intelligemment mené, subtilement dosé et romanesque à souhait.

L'auteur, passionné de théologie, nous sert ici une intrigue mêlant religion, philosophie et astrologie, qui pose des questions, apporte quelques éclaircissements et offre un récit des plus passionnants, c'est un pur délice de lecteur. J'ai dévoré ces 700 pages en un rien de temps, impossible de le lâcher une fois commencé !

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Qui est Luna, la belle sorcière aux cheveux de feu ? Quelle malédiction frappe le blessé retrouvé dans sa cabane des Abruzzes ? Qui sont les hommes masqués de noir acharnés à sa perte ? Quelles paroles terribles dissimule ce mystérieux parchemin qui ne doit surtout pas arriver jusqu'aux mains du pape ? Au cour d'un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, le nouveau thriller historique de Frédéric Lenoir nous entraîne des palais aux prisons de Venise, du Mont Athos au bagne des corsaires d'Alger, de Jérusalem au ghetto de Chypre. Un grand roman d'amour et d'aventures où passion, mort, mystique chrétienne et soufie, astrologie et kabbale rythment la quête initiatique de Giovanni, le jeune paysan qui avait osé lever les yeux sur la fille des Doges.

 

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 04:14

 

 

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,   4 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

      

     

 

 

            

 

 

Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 04:39

 

 

 

Gros coup de coeur à l'unanimité de notre dernier cercle de lecteurs, Rebecca n'a laissé personne indifférent et pour cause !!!

 

Daphné du Maurier signe là une des merveilles de la littérature gothique anglaise. une belle histoire d'amour au coeur d'un suspense insoutenable, le tout  dans une ambiance mystérieuse à la limite de l'onirisme ... Un vrai bonheur !!

 

L'histoire est celle d'une jeune fille, nouvelle épouse d'un homme respecté et veuf, qui va devoir se confronter au souvenir omniprésent de la défunte épouse, Rebecca.

Qui était Rebecca ? Quel secret renferme cette sublime demeure de Manderley ? Et qui est vraiment Maximilien de Winter ?

Grâce à une construction sans faille, Daphné du Maurier nous entraine dans un univers gothique empli de tous les codes propres au romantisme noir avec une maîtrise absolu de l'art du suspens.

Elle joue avec notre imaginaire, s'amuse de nos doutes et de nos frayeurs. On vibre avec Mme de Winter, dont le prénom n'est jamais mentionné ! On entend les silences qui en disent long et les respirations derrières les portes, on a le coeur qui palpite et le pouls qui s'accélère ... bref, on ne lit pas Reecca, on est dans Rebecca !!!

 

Un des rares romans gothiques qui n'ait pas pris une ride.

Les grands fans de Jane Eyre, dont je suis, y retrouveront quelques thématiques communes et un certain goût du romantisme, mais ce sont bien deux oeuvres très différentes qui méritent l'une et l'autre d'être lu, relu et re-re-lu !!!

 

 

Le mot de l'éditeur :

Dès les premières heures à Manderley, somptueuse demeure de l'ouest de l'Angleterre, le souvenir de celle qu'elle a remplacée s'impose à la jeune femme que vient d'épouser Maxim de Winter. Rebecca, morte noyée, continue d'exercer sur tous une influence à la limite du morbide. La nouvelle madame de Winter, timide, effacée, inexpérimentée, se débat de son mieux contre l'angoisse qui l'envahit, mais la lutte contre le fantôme de Rebecca est par trop inégale. Daphné Du maurier, dans Rebecca, qui est sans doute le roman le plus caractéristique de son talent, fascine le lecteur et l'entraîne à la découverte d'inquiétantes réalités sans quitter le domaine familier de la vie quotidienne.
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 04:16

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,   seuls 2 titres ont fait l'unanimité (... de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

 

      

     

          

 Cliquez sur l'image pour en savoir plus ...

 

 

Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

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