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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 05:19

 

   

 

Retour à Montechiarro nous raconte un siècle d'Histoire italienne, au travers d'un petit village toscan . Quatre générations vont se succéder et se transmettre le flambeau d'une histoire tourmentée faite d'espoirs, de violences et de combats.

Histoire d'un pays qui s'est construit dans la violence, histoire de femmes qui ont subit depuis tout temps l'emprise machiste dans ce qu'elle a de plus abjecte, Vincent Engel nous dresse un visage triste et douloureux d'une Italie en quête d'estime et de sens.

 

Curieusement alors que le fond de l'histoire est assez sombre, le roman ne l'est pas. Construit à la manière des grands romans du XIXe siècle, cette grande fresque historique qui mêle la Grande Histoire à la petite est romanesque à souhait, tout y est pour se laisser porter : des personnages romantiques, des décors majestueux, des sentiments exacerbés, de l'amour et de la haine, des trahisons et des passions.

 

Un roman captivant dans lequel on ne s'ennuie à aucun moment grâce à un sens du rythme et de la narration sans faille sur 700 pages. Un roman très ambitieux qui nous fait voyager de la Venise des grands fastes à une Toscane fasciste, avec une précision d'historien assez impressionnante.

 

Un vrai bon moment de lecture ! 

 

 

Le mot de l'éditeur :

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la magnifique propriété du comte Della Rocca, au-dessus du village de Montechiarro, en Toscane. Sous la protection bienveillante de cet homme brisé par un chagrin d'amour, Adriano va faire des études et, devenu maître d'école, s'impliquer dans le destin collectif d'une Italie en pleine unification.
1919. Dans l'Italie en proie à la crise économique, Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d'épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées. Sa rencontre avec le photographe Sébastien Morgan bouleversera sa vie.
1978. Laetitia revient à Montechiarro. Elle est la descendante directe de l'autre Laetitia, celle dont la fuite a désespéré, cent trente ans plus tôt, le comte Della Rocca. Dans l'Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.
Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l'histoire de l'Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels, à chaque page, s'entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l'Histoire.

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 05:05

   

   

 

Probablement le roman le plus personnel de l'auteur, ce retour par l'écriture vers sa terre d'origine le Liban est une magnifique occasion de libérer la parole, de régler les comptes avec le passé et de rendre hommage à ceux qu'il a laissé là-bas.

J'aime Amin Maalouf depuis bien des années, je l'ai découvert avec "Léon l'Africain" et suis tombée sous le charme du prodigieux conteur, de l'homme érudit et brillant et plus encore du citoyen du monde lucide et intelligent.

Son nouveau roman  nous parle de l'exil comme seul un exilé peut en parler, avec toujours ce sens de la mesure et ce raisonnement plein de sagesse propre à cet auteur qui me touche et me nourrit toujours autant.

L'histoire démarre par l'annonce du décès d'un ami ou plutôt d'un ancien ami, resté au pays, alors que notre narrateur, lui, a fait le choix de partir il y a bien longtemps.
C'est à partir de ce retour vers un pays qui l'a déçu et vers des personnages qui ont marqué des années de jeunesse et d'amitié fraternelle, que l'auteur retrace les raisons de son exil et nous plonge dans la vie de chacun de ses amis qui tous racontent le Liban a leur manière pour former ainsi une vision à multiples facettes sur l'orient, la vie, l'amitié et le sens que l'on donne aux choses.

Combien de paragraphes je me suis retenu de recopier, non pas pour la beauté des phrases mais pour le sens qu'Amin Maalouf parvient à donner à des sujets complexes de notre temps : le conflit israélo-palestinien , le rapport à la réussite sociale , la notion de couple, la religion ...
Autant de sujets universels et contemporains, qui  sont abordés à la manière de conversations entre amis bienveillants  et sensibles, et qui résonnent en chacun de nous. 

Une magnifique moment de lecture qui plonge inéluctablement le lecteur dans une douce méditation en refermant le livre.


Le mot de l'éditeur :

Cela fait vingt-cinq ans qu’Adam n’est pas retourné dans son pays natal. Vingt-cinq ans qu’il vit à Paris, où il est un historien reconnu.
Une nuit, il est réveillé par la sonnerie du téléphone. L’appel vient du pays où il est né et où il a grandi. L’un de ses plus proches amis de jeunesse est à l’agonie. Il s’appelle Mourad, et avant de mourir, il voudrait revoir Adam, avec lequel il est brouillé depuis toutes ces années.
Alors, sans réfléchir, Adam prend le premier avion. Après des décennies d’absence, le revoici au pays de ses origines, un pays d’Orient aux montagnes couleur de lait. Ce grand intellectuel qui avait choisi l’exil retrouve soudain les lieux et les gens qu’il avait quittés sans se retourner. Peu à peu, le passé refait surface. Adam se souvient de Naïm, de Bilal, d’Albert et de Ramez, il se souvient des nuits passées à débattre passionnément, il se souvient de la guerre.
Il s’installe chez la belle Sémiramis, et soudain, c’est l’heure du bilan. Que sont-ils tous devenus ? De l’islamiste « fréquentable » à l’ingénieur devenu moine, du magnat des affaires au politicien véreux, les amis de jeunesse ont suivi des voies différentes, et certains d’entre eux ont à présent les mains sales. Que faut-il préférer ? La pureté de l’exil ou l’engagement qui corrompt ? Le courage n’est pas toujours là où l’on croit… L’amour et l’amitié, les idéaux et les compromissions, la politique, le désir, la trahison, c’est à tout cela qu’Adam se confronte au cours de ce voyage, avant de rencontrer son destin…

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 05:12

 

La tendresse des loups de Stef Penney 

 

 

Attention !!! Commencer ce roman, c'est ne plus pouvoir s'échapper durant 600 pages !!!

 

D'ailleurs on n'essaie même pas, on y est tellement bien dans ce grand froid canadien, dans ce début de siècle encore vierge de toute technologie, dans cette Nouvelle-Ecosse isolée du reste de l'humanité, parmi ces gens si peu bavards .

Raconté et construit avec maestria ce roman très ambitieux ne ressemble à aucun autre ... et mon dieu, que cela fait du bien !!!!! 

 

Préparez-vous à partir loin, très loin, explorer les grands espaces naturels et ceux encore plus infinis de l'âme humaine.

 

Stef Penney nous plonge dans une aventure captivante dans laquelle chaque personnage va jouer un rôle essentiel à l'histoire. Construit à la manière des poupées russes, chaque histoire va mener le lecteur vers une autre histoire, qui toutes s'imbriquent, se complètent et forment à elles toutes  un puzzle romanesque vertigineux !!!

 

Roman fascinant par sa capacité à tenir le lecteur en haleine sur 600 pages sans aucun temps mort, aucune page superflue et pas l'ombre d'un soupçon d'ennui, toutes les histoires sont passionnantes, tous les personnages ont de la profondeur, du caractère et de la matière. 

 

Quant à l'histoire dans sa globalité, celle d'une mère partant à la recherche de son fils, disparu le jour où un trappeur fut découvert assassiné dans sa cabane, elle nous est racontée avec une humanité et une finesse psychologique qui donne toute l'intensité et la beauté de ce roman.

Qualifié ce livre de roman d'aventure ou de roman policier serait beaucoup trop réducteur voire trompeur ! Non, ici c'est un roman hors catégorie, inclassable ... comme le sont souvent les meilleurs !!! 

 

Vous l'avez compris, j'ai adoré !!!

J'ai mis du temps à écrire ce billet car la complexité de ce roman rend l'analyse assez difficile ... mais malgré les deux mois passés, le recul et les quelques dizaines de livres lus depuis, La tendresse des loups me revient comme si j'avais fermé le livre hier seulement .

 

Et dire que c'est un premier roman !!! ...Pfffff, c'est beau le talent !!!!

 

 

Posté le 11 nov 2012

 

Le mot de l'éditeur :

En Nouvelle-Ecosse, à Dove River, petit village à la frontière du Grand Nord, un trappeur est retrouvé mort dans sa cabane, égorgé et scalpé. Dans cette communauté pieuse où la plupart des autochtones sont des chasseurs ou des guides, la nouvelle provoque une onde de choc. Surtout pour Mme Ross qui a découvert le corps et constaté dans la foulée la disparition de son fils Francis. Incapable de croire en sa culpabilité et accompagnée de Parker, un énigmatique trappeur Indien, elle se lance à sa poursuite, au nord du nord, dans l'immensité impénétrable des plaines hostiles. Roman d'aventures, western glacé, Stef Penney signe un récit haletant, où se mêlent le suspense et l'épopée, la violence et la nostalgie des grands espaces.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 05:03

 

 

 

LE petit bijou de la rentrée littéraire !!
Quel beau cadeau Joël Dicker vient d'offrir aux amateurs du genre romanesque !!

Bien plus qu'un roman brillant et jubilatoire , cette petite pépite est un magnifique clin d'oeil à la littérature américaine .

On devine le travail considérable de l'auteur pour aboutir à une telle maîtrise de son sujet absolument grandiose et une construction romanesque époustouflante .
Un travail acharné qui permet à l'auteur de s'amuser avec ses personnages et ses lecteurs avec une maestria qui force l'admiration !
On se laisse manipuler, tromper, balader durant 650 pages ... et on en redemande encore !!!!

L'amour que l'auteur porte à la littérature est palpable du début à la fin, on sent un grand lecteur derrière l'auteur ... ce qui n'est pas toujours le cas !

Alors oui, peut-être que le style de Dicker n'a rien d'exceptionnel, il n'en est pas moins fluide et agréable et offre un leçon de construction et d'imagination  à bon nombres de nos auteurs contemporains qui semblent trop souvent tourner en rond .

 

Ce roman n'est d'ailleurs pas seulement une excellente histoire basée sur une intrigue policière - je mets quiconque au défi de deviner qui a tué Nola avant la fin !!! ...

 

C'est aussi et surtout un roman qui nous parle des livres, des écrivains, des romans-cultes, de la nouvelle folie marketing autour de la littérature, de qu'est ce que la création littéraire ? de comment écrire un bon livre ? du rapport entre maîtres et élèves ... etc ... 

Autant de sujets traités avec humour, intelligence, lucidité et audace par un jeune auteur au regard pétillant et à la plume dynamique ! 

 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce roman a séduit lecteurs, libraires et académiciens, c'est que "La vérité sur l'Affaire Harry Quebert" est  un roman dans la grande tradition romanesque  avec en supplément le regard effrontée et critique d'un auteur francophone sur la littérature et d'un jeune Européen sur les Etats-Unis.  

 

Et puis il y a l'humour de Dicker qui s'amuse, jubile et se délecte à faire vivre des personnages qui semblent tout droit sortis des vieux romans américains des années 50.
La mère de Marcus vaut à elle seule de lire le roman, personnage truculent et si abominablement insupportable que s'en est un vrai délice, portrait de la mère juive dans tout ce qu'elle a de plus théâtral et comique !

D'ailleurs tous les personnages nous semblent être de vieilles connaissances que l'on aurait déjà croisé dans un film, un livre, notre imaginaire collectif ... Joël Dicker les a tous rassemblés dans un seul et même roman, non pas à la manière de stéréotypes  mais plutôt comme un bel hommage à tous ces anti-héros que la littérature américaine a créé depuis des décennies.
Et la force de Dicker n'est pas seulement de nous offrir cette somptueuse fresque de portraits, il va plus loin en créant un véritable lien entre ses lecteur et ses personnages.

 

 

Sur toutes les photos de l'auteur, on voit ce jeune homme sourire comme-ci toute cette effervescence autour de son roman l'amusait, et c'est ça aussi la force de ce roman : ne surtout pas se prendre au sérieux !!!

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son
passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Joël Dicker est né à Genève en 1985. La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est son deuxième roman. Il y dépeint une
Amérique qu’il connaît bien pour y avoir beaucoup voyagé et longuement séjourné.


 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 04:23

 

 

livre-coeur.jpg

 

Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,   3 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

       

 

 

       

 Cliquez sur l'image pour en savoir plus ...

 

 

Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 04:15

   

 

 

 

 

Histoire d'un petit village corse et du bar local autour duquel gravitent quelques personnages déboussolés, voici comment  pourrait se résumer le dernier roman de Jérôme Ferrari pour faire court ...

... sauf que ce n'est pas exactement de cela dont il s'agit !!!

 

Jérôme Ferrari nous invite à un conte philosophique des temps modernes, une très belle et fascinante réflexion sur l'autodestruction de l'humanité.

 

Avec un style quasi-hypnotisant et une écriture aussi somptueuse que puissante, Jérôme Ferrari apparaît comme un virtuose du verbe qui offre au lecteur une symphonie de mots assez  vertigineuse. Certaines phrases relèvent du pur lyrisme et c'est un vrai bonheur de lecteur !!

 

Il n'y aurait que la forme, qu'on serait déjà aux anges ... mais l'auteur est en plus intelligent !!! Partant d'un fatalisme théâtral et mélo-dramatique sur lequel Augustin, himself !!, avait bâtit son sermon, Ferrari nous raconte la chronique d'une chute annoncée  au travers de personnages forts et attachants (ah, le beau Libero !!!!) qui vont subir le triste présage dont Rome a fait les frais : rien d'humain n'est éternel, ce que les hommes construisent, ils le détruisent aussitôt.

 

Le titre comme le roman ont un côté prétentieux et élitiste qu'il faut dépasser pour rentrer dans ce conte atypique et profond qui se lit d'une traite tant l'écriture de l'auteur est addictive et le propos fascinant.

 

Un auteur que je découvre grâce aux conseils toujours avisés d'Attila ... merci donc pour cette belle découverte, je vais de suite jeter un oeil à sa bibliographie  ! 

   

 

 Le mot de l'éditeur : 

  Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en “meilleur des mondes possibles”. Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre.
Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

 

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 04:16

   

 

 

 

Et oui !!!! Elle l'a fait, ce 3ème roman de Susan Fletcher est encore plus incroyable et envoûtant que les deux premiers .

 

The Guardian disait d'elle à la sortie de son précédent roman Avis de Tempête :

"[...] Si elle peut écrire à ce niveau à moins de trente ans, son potentiel est stupéfiant."

Il disait vrai et elle le prouve avec Un Bûcher sous la neige.

 

J'ouvre une parenthèse pour signaler que le titre original est bien meilleur : The Witch light .. il faudra qu'on m'explique pourquoi les éditeurs changent les titres donnés par les auteurs ... ça m'agace !!!

Je ferme la parenthèse et reviens à la talentueuse Susan Fletcher ...

 

Corrag est une jeune femme frêle et innocente qui attend l'heure du bûcher pour avoir été témoin du massacre de Glencoe. Roman historique qui retrace des faits et des personnages ayant réellement existés, Susan Fletcher s'empare d'une terrible page de l'Histoire de l'Ecosse pour nous la raconter avec toute la magie, la beauté, l'intelligence et la sensibilité dont cette auteure irlandaise est emplie.

 

Sa plume est toujours aussi envoûtante, lyrique et parfois même onirique , et d'autant plus avec ce roman qui nous raconte l'histoire d'une sorcière anglaise (...ou pour le moins préjugée comme telle) qui porte en elle la beauté et l'humanité toute entière. Un sujet que j'adore tout particulièrement qui fait référence à toutes ces croyances, fabulations et autres imageries enchanteresses dont l'homme se nourrit depuis des lustres !!!  

Et quant en plus cette magie et ces drames se déroulent dans les Highlands, dans le froid écossais, au milieu d'une guerre fratricide et du pouvoir sanguinaire d'un roi contesté, avec des personnages aussi violents qu'attachants (...ce qui n'est pas sans nous rappeler le magnifique Braveheart ...) ... on ne peut qu'en redemander encore et encore !!! 

 

Susan Fletcher possède ce talent rare,  qui caractérise tous ses romans, et qui donne à s'émerveiller des hommes comme de la nature, de voir le beau parmi les âmes sombres, de déceler la poésie en toute chose et de puiser la force dans la bonté et l'humanité de son prochain.

 

Bref, une fois de plus Susan Fletcher m'a capturée et ensorcelée ... et le sort opère encore après avoir refermé le livre ...

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

  Au coeur de l'Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner l'ennemi, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s'efface; du coin de sa cellule émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu'il brûle d'écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi. Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l'attend le supplice d'un agneau.

 

 

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 04:23

   

 

 

Quelle vie !!! ... Et quel roman !!!

Il me fut absolument impossible de lâcher ce pavé de 730 pages durant 5 jours, le virtuose m'a ainsi accompagnée  quelques temps et j'ai adoré sa compagnie !!

 

Après avoir quitté Musset et George Sand, me revoilà replongée en plein coeur d'une Europe qui scintille et foisonne de talents et d'esprit au  XIXè siécle.

Listz nous fait voyager de sa Hongrie natale à Londres puis Paris où tout va se jouer, de Weimar à St Pétersbourg en passant par le Vatican, pour nous plonger dans le faste  des palais, royaumes et empires des plus grands de ce siècle.

 

Histoire passionnante d'un petit hongrois talentueux et passionné en qui ses parents ont cru et tout misé pour qu'il devienne un jour le grand Franz Liszt.

A travers lui c'est toute l'Histoire de l'Europe que l'on vit, celle des artistes et des puissants, celle des guerres et révolutions qui vont donner naissance à l'Europe du XXe siècle.

 

Au delà de l'intérêt politique et historique, c'est l'histoire d'un homme habité par sa foi religieuse et son amour pour la musique, un homme d'une beauté et d'un charisme à faire succomber les plus grandes, les plus belles et les plus prudes.

  

Un homme qui croit en l'amitié et en l'amour, un homme d'une énergie et d'une sensibilité hors norme qui vont lui permettre de se lier à tous les grands noms de l'époque, il côtoie Hugo, Musset, Balzac, Lamartine, il sera l'amant de George Sand et Lola Montès, l'ami dévoué de Chopin, Berlioz et Wagner.  

 

Un homme complexe et attachant d'un romantisme incroyable et d'une dévotion totale à la musique

Un homme insoumis et orgueilleux qui refusera toute sa vie de courber l'échine devant la noblesse,  Génie oblige prévaudra avec lui sur Noblesse oblige !! 

  

Il ne s'agit bien évidemment pas d'une biographie mais d'un véritable roman, avec un style en parfaite harmonie avec l'époque et la personnalité de Liszt, l'auteur nous raconte l'Histoire avec un grand talent de conteur ... c'est absolument génial !!!!! 

 

Le mot e l'éditeur :

 " Il donnait ses leçons pour vivre et parfois, lorsque ses doigts ne supportaient plus les efforts violents et cruels, il lisait pour se reposer. Tout, à tort et à travers. De nouveau il avait cessé de fréquenter la société, il rencontrait à peine ses amis. Balzac lui aussi était très occupé. Victor Hugo travaillait à un grand roman qui avait pour cadre l'église Notre-Dame. Berlioz n'était pas à Paris, Musset courait constamment le jupon. Et lui, il restait assis pendant des heures interminables au piano et luttait avec lui comme avec un démon. Ce fut un combat effroyable.
" L'itinéraire du jeune Liszt est ici restitué par un biographe attentif et complice qui, de Doborjan (Autriche) où naquit le virtuose en 1811, à Vienne où il fit ses classes, en passant par l'Allemagne et Paris où il vint parfaire son éducation musicale et devint le familier du cercle romantique, le suit pour l'accompagner ensuite, compositeur au faîte de sa gloire, à Weimar, Dresde, Budapest, Rome ou Leipzig puis à Bayreuth où il mourut en 1886.  

 

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 04:40

 

 

livre-coeur.jpg

 

Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,   4 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

       

       

 

 

 

 Cliquez sur l'image pour en savoir plus ...

 

 

Et pour vous ... le dernier coup de coeur, c'était quoi ?!  

 

 

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 04:53

 

Le livre de ma mère d'Albert Cohen

 

 

Que c'est douloureusement beau !!!

 

C'est un livre écrit par un fils à sa mère, par un grand auteur à sa mère qui n'est plus et qui lui manque.

C'est une déclaration d'amour comme je rêverai de savoir les écrire, Albert Cohen sait les écrire, mais son regret est de l'avoir écrit trop tard et on sent sa souffrance liée à la perte, liée au manque, liée à l'amour inconditionnel d'une mère pour son fils qui ne sera plus jamais.

"Souris  avec ton deuil plus haletant qu'une peur. Souris pour croire que rien n'importe, souris pour te forcer à feindre de vivre, souris sous l'épée suspendue de la mort de ta mère, souris toute ta vie à en crever et jusqu'à ce que tu en crèves de ce permanent sourire."

 

C'est aussi bien sûr un éloge à l'amour maternel et plus particulièrement à celui des mères juives, celles qui ne vivent que par et pour leur fils, celles pour qui le rôle de mère est le seul qu'elles revendiquent avec fierté, celles qui vivent dans l'ombre de leur progéniture, celles qui ne connaissent la sérénité qu'à travers le bonheur de leur enfant ... mais tout cela n'est il propre qu'aux mères juives ?

 

Non bien évidemment ... mais en même temps ne peut-on parler d'une culture, d'une éducation, d'une ligne de transmission de l'amour maternel ?? ... 

 

Passé l'émotion et la beauté du témoignage, son récit m'a vraiment fait réfléchir sur la question ...

 

    

Le mot de l'éditeur :

  Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois "quotidienne" et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. "Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis."

 

 

 

 

 

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