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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 06:14

Chose dite, chose faite ...

Parmi les nouveautés de cette rentrée que je m'enthousiasmais de lire il y avait le dernier Alice Ferney .

Je l'ai donc acheté et débuté sans même savoir de quoi il retournait ... et quel ne fût pas mon étonnement de constater dès les premières pages qu'on y parlerait d'un fait réel politique et historique, et que bien que tous les noms et lieux soient masqués, il paraît très vite clair que De Gaulle et la guerre d'indépendance de l'Algérie seront au coeur de cette histoire.

 

Mais quand on a dit ça, on n'a encore rien dit ... Eh oui, parce qu'Alice Ferney n'est ni journaliste ni historienne, non c'est un écrivain !

Et c'est là toute la singularité de ce roman, car elle s'attache, non pas à nous raconter des faits, mais à nous faire ressentir et comprendre le mécanisme d'une spirale qui mène au drame.

La finesse psychologique de cet auteur ainsi que son regard très personnel sur les hommes mettent en lumière une page tragique de notre Histoire totalement oubliée ou plutôt "Passé sous silence"

 

C'est un roman intense, profond, intelligent et brillant qui dévoile un autre visage de cet auteur qui continue à me surprendre. C'est enfin une histoire pleine d'humanité et d'inhumanité qui m'a fait refermer ce livre le coeur lourd.

Un livre que j'ai lu en moins de deux jours tant il est difficile de s'en séparer une fois commencé, mais qui va me tenir longtemps compagnie ...

 

Vous l'avez compris, je vous le recommande fortement !

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Un grand homme d'Etat qui trahit ses engagements, un conjuré pour qui rien ne vaut que l'honneur: leur affrontement met en jeu les notions mêmes de devoir et d'intégrité. Où l'on découvre la puissance iconoclaste d'une romancière au sommet de son art.
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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 06:00

 

 

 

Autant que vous le sachiez je suis dans ma période Laurent Gaudé !!!

Après le choc de l'Ouragan (... ma proposition pour notre Cercle du 3 déc, j'aurais donc l'occasion de vous en reparler en détails), je me devais de combler cette impardonnable lacune : découvrir l'univers ou plutôt les univers du brillantissime Laurent Gaudé !!

 

La mort du roi Tsongor et Eldorardo trônent déjà sur le sommet de ma PAL, mais c'est du Goncourt 2004 dont il s'agit aujourd'hui avec Le Soleil des Scorta .

 

Laurent Gaudé a cette particularité avec Alice Ferney (...pour qui vous connaissez toute mon admiration), qu'ils peuvent traiter tous les sujets, tous les univers, changer de cap d'un livre à l'autre et nous embarquer où ils le veulent par leur simple talent.

 

Qu'on se le dise, Laurent Gaudé est un créateur d'atmosphère ...

Ses romans n'ont rien d'enchanteur ou d'apaisant et pourtant on s'y sent bien.

Il a l'art de nous accrocher dès les premières lignes pour ne plus nous lâcher longtemps après avoir refermé le livre.

 

Le Soleil des Scorta est un roman envoûtant, tant par l'écriture irréprochable que par l'histoire captivante.

Un roman qui nous parle d'une fratrie unie par l'amour qui se veut plus forte qu'un village entier, plus forte que l'Eglise (...et dans le Sud de l'Italie, c'est pas rien !!) ...et plus forte que la malédiction !

 

Histoire d'une famille dans un village des Pouilles sur un siècle où tout commence en 1875  .

"Une famille devait naître de ce jour de soleil brûlant parce que le destin avait envie de jouer avec les hommes, comme les chats le font parfois, du bout de la patte, avec des oiseaux blessés".  

 

Des personnages forts et attachants se succèdent pour nous parler de la force de vie, de l'espoir, du mauvais sort et de comment lui tordre le cou.

On peut regretter de passer trop vite sur l'histoire de chacun mais un siècle en 250 pages ... forcément on ne s'attarde pas trop !

 

Mais c'est aussi la puissance du roman, de raconter une famille comme on raconte un homme, le personnage principal du roman c'est Scorta, le nom, la famille, la lignée.

"Tu n'es rien, Elia. Ni moi non plus. C'est la famille qui compte.[...] Nous naissons. Nous mourrons. Et dans l'intervalle, il n'y a qu'une chose qui compte.Toi et moi, pris seuls, nous ne sommes rien. Mais les Scorta, les Scorta, ça c'est quelque chose."

 

J'ai adoré Le Soleil des Scorta, comme j'ai adoré Le Parrain, histoire puissante et bouleversante sur l'honneur et l'amour de la famille, la fierté du nom et l'importance de la transmission. 

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

  Lorsque commence le récit, Luciano Mascalzone, un traîne-savate vivant de petites rapines, revient après quinze années de prison à Montepuccio, un village des Pouilles aux façades sales où les heures passent dans une fournaise qui abolit les couleurs. Autour, ce ne sont que collines et mer enchevêtrées. « Il m'a fallu du temps mais je reviens. Je suis là. Vous ne le savez pas encore puisque vous dormez. Je longe la façade de vos maisons. Je passe sous vos fenêtres. Vous ne vous doutez de rien. Je suis là et je viens chercher mon dû. » Son dû, c'est Filomena Biscotti, une femme qu'il désire depuis qu'il l'a rencontrée et dont le souvenir n'a cessé de le hanter. Ce que Luciano ignore, c'est que celle qui lui ouvre sa porte et qui se laisse dépuceler est la sœur cadette de celle qu'il convoitait, Immacolata. Battu à mort par les villageois, il meurt dans le dégoût du monde. Immacolata donne naissance à un fils. C'est ainsi que naît la lignée des Mascalzone, qui portera le nom de Scorta : d'une erreur, d'un malentendu. « D'un homme qui s'était trompé. Et d'une femme qui avait consenti à ce mensonge parce que le désir lui faisait claquer les genoux. »

 

 

 

 

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 06:32

Encore un auteur inconnu au bataillon (de Boulie !!!)...

 

Quelle lacune...

C'est à la fois ce qu'il y a de plus motivant et de plus frustrant dans le fait même de participer à ce cercle de lecture où chacun y va de sa proposition de livre !

Mais que de belles découvertes...

Je faisais dernièrement l'exercice de l'affinité littéraire avec Jean-Marc et je m'aperçois que je suis assez proche également de Françoise.

Sur 6 livres proposés, j'en ai lu 4 : belle performance (66% d'affinité), reste à savoir si l'inverse se vérifie... Combien de livres parmi ceux que j'ai proposé a-t-elle lu ?

Bref.

"Les Braises" vient s'ajouter aux autres "Assez parlé d'amour", "La poursuite du bonheur" et "Une odeur de gingembre".

Des livres très différents les uns des autres, pas vraiment de fil rouge dans ses propositions. Je me retrouve un peu là aussi, j'ai l'impression que les titres viennent plus souvent à moi que moi à eux...

Au jeu des devinettes, il m'est donc assez difficile, à réception de la liste, de savoir quel titre est celui de Françoise...

 

Bon, tout ça pour dire que Jean-Marc aurait aussi bien pu proposer ce classique hongrois, mais on s'en fiche...

 

De quoi ça cause au final ??

 

Le pitch

lesbraisesReconnu comme l'un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l'un des maîtres du roman européen, l'écrivain Sandor Marai (1900-1989) s'inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L'auteur des "Révoltés", des "Confessions d'un bourgeois" ou de "La Conversation de Bolzano" n'a eu de cesse de témoigner d'un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s'éteindre.
A travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, "Les Braises" évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l'amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l'œuvre fut interdite en Hongrie jusqu'en 1990.

 

Mon point de vue

Je me souviens très bien que ce qui m'a poussé à lire ce livre, avant toute chose, est le fait que l'intégralité de l'histoire : la vie de deux amis d'enfance -séparés pendant 41 ans et 43 jours- s'étale sur une période de 24 heures et moins de 200 pages....

J'entends encore les mots de Françoise marteler mon esprit..... et je sens encore cette curiosité me piquer et me pousser à lui emprunter ce livre.

Et waow quelle révélation !

Fan de Zweig, je retrouvais beaucoup de ce que j'affectionne tout particulièrement chez lui : la psychologie des personnages, les relations humaines/amicales, les amours trahis, la passion, l'infidélité, l'incompréhension de deux êtres qui s'aiment etc.

Un Général, originaire d'une famille aristocratique et fortunée, fondant ses principes moraux sur les valeurs militaires héritées de son père face à un Conrad, issu d'un milieu cultivé mais modeste, qui n'a que peu de goût pour l'armée mais possède un grand sens artistique.

Ces deux là devaient s'affronter d'une manière ou d'une autre !

Et même si, dans le fond, ce n'est qu'une énième histoire de 'mari trompé' c'est un merveilleux prétexte à plein d'autres choses.

Je précise également que l'histoire se déroule sur fond historique d'empire austro-hongrois ce qui n'est pas dénué de charme.

 

Alors en effet, on peut trouver les monologues un peu longs... mais ils laissent la part belle à l'imagination du lecteur !

On peut reprocher à ce Conrad de n'apporter aucune réponse, à peine des "oui" ou des "non"... mais il laisse la part belle à la vertu de l'écoute

Ce livre est un puits sans fond de questions en libre service (le sens de l'amitié ? les différences sociales ? la perte de l'être aimé et comment y survivre ? la trahison et la vengeance : faut-il y céder ? etc).

Il suffit juste de s'y laisser aller...

 

Pour conclure, ce titre trouve sa justification dans le livre : l'avez-vous trouvée ?

 

Extraits :

"Il faut se résigner [...] nous devons admettre que des personnes que nous aimons ne correspondront pas à notre amour comme nous l'espérions. Nous devons supporter la trahison et l'infidélité..."

"La vie n'a d'autre but que de se continuer jusqu'à l'extrême limite de ses possibilités"

 

Un grand merci, Françoise, pour la découverte de ce chef d'oeuvre...

 

 

 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 04:42

 

9782709635790

 

Il y a les auteurs qui me déçoivent de roman en roman et il y a ceux qui m'émerveillent et me fascinent un peu plus à chaque nouvelle lecture : Delphine de Vigan est de ceux là !!

 

Je l'ai découverte en lisant "No et moi", elle m'a conquise avec "Les heures souterraines", et j'ai été subjuguée par "Rien ne s'oppose à la nuit" ...

 

Dès les premières pages de ce roman très autobiographique, elle parvient avec pudeur, délicatesse et force à la fois à nous toucher dans ce que nous avons de plus personnel et à capter une attention dévouée et bienveillante ...

 

Comme je me suis sentie proche de Delphine de Vigan durant la lecture de ce roman, son histoire n'est certes pas la mienne, et pourtant,  ses interrogations, ses doutes, son désir si noble et tellement légitime de vouloir rendre un dernier hommage à sa mère en lui confectionnant un "cercueil de papier", tout cela me touche et résonne très fortement en moi.

 

J'ai aimé ce combat intérieur, douloureux, épuisant et permanent que l'auteur a dû subir pour écrire ce roman. Elle raconte de manière juste et forte l'urgence et la nécessité d'écrire sur sa mère, telle une obligation  qui s'imposa à elle de manière radicale sans qu'elle puisse s'en échapper .    

 

 C'est bien sûr une belle déclaration d'amour d'une fille à sa mère, mais c'est aussi et surtout un magnifique roman universel écrit par un grand auteur.

 

 

Le mot de l'éditeur :

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 05:25

 

 

 

Un livre a toujours deux auteurs, celui qui l'écrit et celui qui le lit ...

Voici une citation fort à propos qui s'est vérifiée une fois de plus lors de notre Cercle de vendredi soir !! Comment expliquer autrement qu'un seul et même livre puisse susciter de l'agacement pour certains et de la fascination pour d'autres ?!!!

 

 

Je présentais ce livre et j'étais donc la "fascinée" !!!...

J'ai découvert Nancy Huston avec Lignes de faille ( ...probablement son meilleur roman) que j'ai adoré, et Frédéric, l'un de nos fidèles blogueurs, m'a conseillé de poursuivre avec l'Espèce Fabulatrice ... un conseil qui s'est révélé un vrai cadeau tant j'ai été subjuguée par ce livre !

Et pour que je sois à ce point élogieuse alors qu'il ne s'agit même pas d'un roman, c'est que ce livre est vraiment fascinant !

 

Mais assez mariné ... de quoi ça cause !!!!???

Du rôle de la fiction dans l'Histoire de l'Humanité, du besoin vital pour l'homme de se raconter des histoires, de la nécessité de trouver du sens à tout, pour tout et tout le temps. 

 

Pour l'insatiable lectrice, l'incorrigible curieuse des choses, l'infatigable chercheuse de sens que je suis, cet essai a rassuré mes convictions intimes, m'a conforté dans ce besoin vital de lire que je ressens sans parfois me l'expliquer .

 

Il fait parti de ces livres qui nous font avancer dans la compréhension et dans la clarification du monde, des hommes et donc de nous même,    

 

Une vraie révélation pour moi !!!

   

 

 

Le mot de l'éditeur :

Ils disent, par exemple : Apollon. Ou : la Grande Tortue. Ou : Râ, le dieu Soleil. Ou : Notre Seigneur, dans Son infinie miséricorde. Ils disent toutes sortes de choses, racontent toutes sortes d'histoires, inventent toutes sortes de chimères.
C'est ainsi que nous, humains, voyons le monde : en l'interprétant, c'est-à-dire en l'inventant, car nous sommes fragiles, nettement plus fragiles que les autres grands primates.
Notre imagination supplée à notre fragilité. Sans elle - sans l'imagination qui confère au réel un Sens qu'il ne possède pas en lui-même - nous aurions déjà disparu, comme ont disparu les dinosaures.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 04:51

9782070373628Ce livre est un trésor, une merveille, une espèce de doudou littéraire !!

Probablement le seul livre que j'ai lu trois fois, et l'un des très rares romans à m'avoir fait pleurer tant ce récit est bouleversant de tendresse, d'humanité et d'AMOUR.

Romain Gary nous raconte l'histoire d'un quartier, celui de la Goutte d'Or et celle d'un petit arabe orphelin et d'une vieille juive rescapée qui vont devenir tout l'un pour l'autre. 

Raconté comme ça, ce roman pourrait paraître triste voir mélodramatique mais pas du tout et c'est là que le talent de Romain Gary intervient car il choisit comme narrateur le petit Momo et fait ainsi basculer un roman tragique en roman drôle, ce qui le rend d'autant plus fort et juste. 

Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?!!! Et des vérités, le petit Momo il en a à dire !!

Une véritable mine d'or pour les chercheurs de citations et de bons mots pleins de sagesse ! Je ne pouvais passer à côté de quelques morceaux choisis :

 

"Les gens tiennent à la vie plus qu'à n'importe quoi, c'est même marrant quand on pense à toutes les belles choses qu'il y a dans le monde."

 

"Sommeil du juste ... Je crois que c'est les injustes qui dorment le mieux, parce qu'ils s'en foutent, alors que les justes ne peuvent pas fermer l'oeil et se font du mauvais sang pour tout."

 

" La nature, elle fait n'importe quoi à n'importe qui et elle ne sait même pas ce qu'elle fait, quelquefois ce sont des fleurs et des oiseaux et quelquefois, c'est une vieille Juive au sixième qui ne peut plus descendre."

 

"-Qu'est ce que je suis devenue moche, Momo.
Je me suis mis en colère, parce qu'on na pas le droit de dire du mal d'une femme qui est vieille et malade. Je trouve qu'on ne peut pas juger tout d'un même oeil, comme les hippopotames ou les tortues qui ne sont pas comme tout le monde."

 

Pour le reste c'est dans La vie devant soi de Romain Gary, prix Goncourt de 1975.

 

Le mot de l'éditeur :

 Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que " ça ne pardonne pas " et parce qu'il n'est " pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur ".

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 13:00

 

D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère

 

 

Voici un des livres présentés lors de notre tout premier Cercle par Gunilla et autant dire qu'elle avait fait très très fort !!

Eh oui car c'est par excellence le genre de roman qui divise un Cercle ...

avec d'un côté ceux qui le lisent et ne tarissent pas d'éloge ...

et de l'autre ceux qui ne veulent même pas en entendre parler (...alors le lire !!)

 

Et vous de vous demandez quel sujet peut encore être tabou au XXI e siècle ? 

Un sujet qui fait peur et qui angoisse nous autres, pauvres mortels : la maladie, la perte et la mort !!! Brrrrrrr !!!!

 

Emmanuel Carrère a écrit un roman bouleversant et passionnant sur le cancer, la perte et le deuil, sans jamais tomber dans le pathos, le glauque et l'insoutenable. Bien au contraire, son récit est lucide, bienveillant et aussi et surtout rempli de vie, d'amour et d'énergie.

Et puis, il y a cette théorie sur le cancer ou pourquoi et comment cette putain de maladie, et autant vous dire que ce livre fait réfléchir, marque et reste gravé ...  

 

Ce roman a soulevé une polémique au sein du Cercle, qui n'est pas sans intérêt, puisqu'elle interroge sur nos motivations de lecteurs ...

D'un côté, les lecteurs en quête d'évasion et de détente et qui bien entendu ne veulent en aucun cas lire un roman dont le thème peut parraître si déprimant ...

De l'autre, les lecteurs en quête de réponses et surtout de Sens à la vie, qui pensent que pour exorciser nos angoisses et nos failles, il vaut mieux affronter le sujet et transformer ainsi l'ombre en lumière... 

 

Donc si comme moi vous êtes de ceux qui veulent comprendre la vie, le monde, les Hommes ... je ne peux que vous conseiller D'autres vies que la mienne ...( ...d'autant qu'il vient de paraître en poche !!!).

 

 

 

 

Le mot de l'éditeur

L’auteur met sa plume au service de la vie des autres. Des parents d’une petite fillemorte du tsunami au Sri Lanka. De deux juges rongés par le cancer, partis en croisade contre les banques qui encouragent le surendettement. Une bouleversante autofiction pour se frotter à la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 05:39

 

 

Un nouveau Cercle de Lecteurs s'achève ...qu'un autre se prépare déjà !!! Mais n'allons pas trop vite, d'abord de quoi avons nous causé hier soir ??!!!!

 

Et bien, nous avons parlé (entre autres ...et les autres suivent !!) de Grâce et dénuement d'Alice Ferney ...

 

Au delà du roman, c'est un auteur que je souhaitais proposer ce mois-ci : Alice Ferney .

Tout ce que j'ai lu d'elle m'a éblouie, enchantée, touchée, parfois même bouleversée, et les raisons en sont multiples :

 

a) chaque livre est une totale surprise, aucune histoire ne fait penser à une autre. Sa curiosité d'esprit et son intelligence nous surprennent à chaque nouvelle parution et c'est suffisamment rare pour être salué !!!

 

b) contrairement à d'autres (que ma noblesse d'âme m'empêche de nommer ...on ne ricane pas derrière !!!) elle préfère les romans courts qui en disent longs aux romans longs qui ne disent rien du tout !

 

c) son écriture est travaillée, recherchée, affûtée et à la lecture c'est tout simplement fluide, précis et juste, que du bonheur de lecteur !

 

d) c'est un auteur (...et je suppose une femme) bienveillante et attentive qui cherche du sens aux choses, et de ce fait nous pousse vers la compréhension et jamais vers le jugement ... et ça, j'adore !! 

 

Je vais m'arrêter là pour l'éloge à l'auteur, parce qu'il faut tout de même que je vous parle de Grâce et dénuement. Alors bien sûr on retrouve le petit a, b, c et d dans ce magnifique roman.

Mais c'est aussi, un livre qui donne envie ...envie d'aller vers l'autre, envie d'enlever les oeillères, envie d'être plus tolérant, envie de faire comme Esther et de mettre des livres là ou il n'y a que détresse, envie de croire qu'il y a du bon en chacun ...bref un livre qui chamboule, émeut et stimule.

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Pourquoi Esther va-t-elle tous les mercredis faire la lecture aux enfants des Gitans sur un terrain vague à la périphérie de la ville ? Est-elle en mal d'enfants, elle qui est mère de trois garçons ? Est-elle une missionnaire de l'Éducation nationale en croisade pour la scolarisation des petits Gitans ? Une assistante sociale venue prôner les vertus de l'hygiène à des gens qui vivent sans eau ? Une femme délaissée, tentée par une aventure avec un macho aux yeux de velours ? Rien de tout cela, et la vieille Angéline qui dirige la tribu, bien qu'analphabète, a compris que les livres contiennent plus que des mots et qu'ils peuvent représenter dignité et liberté pour ces Gitans sédentarisés dont la culture est menacée. Une superbe méditation sur l'échange, le respect mutuel et le pouvoir des livres.

 

 

 

 

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:02

 

Lignes de faille de Nancy Huston

   9782742769360

 

 

Voici un roman qui me tente depuis longtemps, sans que je me décide à le lire ...

Et si j'avais su ... je l'aurais lu bien avant !!

 

 

Quel roman ! Quel auteur !

C'est probablement l'un des meilleurs livres sur l'inconscient transgénérationnel que j'ai lu.

Le sujet est passionnant et Nancy Huston le traite de manière limpide et poignante en y mêlant la petite histoire à la Grande.

Fascinée par ce phénomène psychologique méconnu voire nié par beaucoup, j'ai dévoré ce roman qui nous raconte le parcours de cette famille sur quatre générations qui subit ces lignes de faille sans vraiment en comprendre l'origine ... passionnant !!

 

Elle nous parle de ce sentiment d'être sous l'influence de choses ou problèmes qui furent laissés incomplets ou incompris par nos parents, nos grands-parents et nos autres ancêtres et de cette impression qu'il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants.

 

Ce roman m'aura en plus permis de rencontrer un auteur de talent, et je sens que Nancy Huston et moi avons encore de grands moments à partager !!! 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n’est le sang. Pourtant, de l’arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. A travers le regard et le vécu de quatre enfants – Sol, Randall, Sadie, Kristina, tous âgés de six ans mais dont chacun est le parent du précédent –, Lignes de faille balaie un demi-siècle d’histoire et nous fait passer de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, leurs voix racontent, au cours d’une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre. C’est dans le chaudron bouillonnant de l’enfance que chaque être humain a l’occasion d’observer – mais non les instruments pour comprendre – ce qui humilie, blesse, passionne ou détruit ses parents. Devenus adultes, certains de ces anciens enfants deviendront des obsédés du passé – ou, au contraire, voudront l’effacer comme on supprime une tache de naissance d’un coup de bistouri. Quel que soit le Dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l’époque où l’on vit, l’homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C’est contre elle pourtant que s’élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 05:21

C'était l'une de mes propositions du 30 juillet...

Je dis l'une, puisque, ne sachant me décider et donner ma préférence à un classique, j'ai choisi de ne pas choisir vraiment et d'en proposer deux pour ce cercle du milieu de l'été (pour ceux qui ne suivent rien : j'ai déjà expliqué LA).

Et alors, résultat : 5 étoiles !!!

 

Le pitch :

Voleuse livresLeur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

 

Mon point de vue :

Un sujet vu et revu sur le fond mais alors que dire de la forme ??? Elle est toute l'originalité de ce bouquin.

La narratrice n'est autre que la mort. Ca fout les jetons ? Oui, c'est entendu. Pour autant, cette mort nous conte une belle histoire.

Sur fond de 2nde guerre, en pleine montée du nazisme, une petite fille nous livre sa vie, ses rencontres, son immense amour pour son petit voisin, son attachement à un juif caché dans sa cave, son apprentissage de la lecture avec son papa la nuit, son incommensurable passion pour les livres qui la pousse à les voler... Tout cela est très poignant.

Je dois tout de même admettre que sans en faire exprès je me suis retrouvée à lire des livres dont les histoires sont soit sur l'enfance soit racontées par des enfants...

Une sorte de cycle.

Entre : "Oscar et la dame rose", "l'attrape-coeurs", "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", "L'ombre du vent"...

Bref, rien à voir avec le sujet.

 

Bon tout ça pour dire que j'ai adoré. Un style personnel à l'auteur, pas désagréable du tout. Vraiment, allez-y.

 

Une valeur sûre !

 

 

 

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