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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 12:25

 

 

 

Attention, lecteurs, lectrices ! Jonathan Coe sort ses griffes !!!

 

Roman à l'humour noir so british  pour dépeindre au vitriol un portrait peu reluisant d'une Angleterre plongée dans le Tchachérisme, Jonathan Coe, que je ne connaissais pas encore sous ce jour, écrit un roman social et politique sans en avoir l'air ... et ce n'est que de bonheur !!!

 

Un jeune auteur est chargé d'écrire l'histoire d'une des plus grandes familles d'Angleterre, la dynastie Winshaw, occupant des postes importants dans tous les domaines de la vie publique, politique et économique dans les années 80.

A la manière d'un roman policier, Jonathan Coe nous dévoile les dessous peu glorieux de l'establishment britannique en utilisant la finesse, l'humour et l'intelligence propre à cet auteur et en nourrissant son roman d'une atmosphère toute victorienne voire gothique qui met en exergue le grotesque des personnages et l'absurdité de leur pouvoir.

 

Sacré roman que ce Testament à l'anglaise !!
Roman audacieux qui dresse un portrait de l'Angleterre des moins flatteurs ...
Roman captivant qui tient son lecteur accroché aux basques du narrateur sur 660 pages ...

Roman brillant qui décortique un système et une époque ...
Roman remarquable qui nous parle d'un pays au travers des membres d'une famille ...

Roman savoureux qui amuse en racontant des horreurs !!! 

 

J'avais bien aimé "La pluie, avant qu'elle tombe", et Anne-Charlotte a drôlement bien fait de me vanter les mérites de celui-ci ... je l'ai dévoré !!!

Outre la férocité et l'humour qui ponctuent le récit, il faut saluer le tour de force narratif et une construction parfaitement orchestrée vu la complexité de l'intrigue et le chassé-croisé des personnages !!!

 

Chapeau, du grand art !!

 

 

Le mot de l'éditeur :

Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d'écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l'Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations...
Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d'orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera...
Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l'establishment.
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 04:52

 

 

"Les apparences" est à classer dans la catégorie : "vivement ce soir que je replonge dedans !!". Une catégorie que j'affectionne particulièrement, juste derrière la catégorie "roman coup de poing dont on met du temps à se remettre ".
Ici, ni roman coup de poing, ni même roman inoubliable mais indéniablement le genre de roman qu'on a du mal à lâcher !!

Ce roman à l'allure de polar est en réalité l'histoire d'un couple qui aurait du vivre heureux jusqu'à ce que la mort les sépare. .. si Gillian Flynn et sa plume tonitruante ne s'en étaient mêlés !!

Roman à deux voix qui donnent tout le dynamisme et l'intensité au récit d'autant que l'auteur jongle avec le passé et le présent de manière très habile .
Cette construction permet ainsi au lecteur de construire l'histoire de ce couple à la manière d'un puzzle, les éléments prennent forme et s'imbriquant au fur et à mesure de la lecture .

On se fait balader, manipuler et tromper par un auteur machiavéliquement brillant qui dissèque et malmène le couple de manière très jubilatoire.
C'est rempli de vérités acides et pourtant tellement justes et pertinentes qu'on sourit à la lecture de ce polar plein d'humour, le passage sur la fille cool est vraiment savoureux !!

J'ai adoré les retournements de situations, les apparences trompeuses des uns et des autres, l'humour au vitriole et la plume très vivante de Gillian Flynn.
Et puis il y a bien sur les deux protagonistes extrêmement attachants malgré ou à cause de  leur côté un peu barré .

Un vrai bon "page-turner" comme dirait les américains, bref un livre qu'on ne lâche pas !!!

 

 

Le mot de l'éditeur :

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 04:36

 

 

 

 Il est vrai qu'on en a lu des romans nous racontant les horreurs commises sous le IIIe Reich, et pourtant c'est le premier que je lis sur la vie des civils allemands durant cette funeste période .

Seul dans Berlin nous dépeint de manière très romanesque et néanmoins réaliste le quotidien d'une rue Berlinoise en 1940.

Ecrit sous un pseudonyme durant les plus sombres années de l'Histoire allemande, ce roman fut publié en 1947 et fait parti des livres de références pour mieux comprendre cette période tourmentée de l'Europe.
À travers différents personnages cohabitant un même immeuble, le décor se crée . Au fil des rencontres avec les voisins,  qui tous auront leur rôle à jouer dans le drame qui se prépare, l'auteur parvient à tisser la toile d'une Allemagne meurtrie et divisée .

Histoire d'insoumission face à un régime totalitaire et  histoire de résistance alors que la guerre et l'horreur éclaboussent l'Europe.
Parce que oui il y a évidemment et heureusement eu des allemands insoumis et résistants au nazisme .

À travers un couple meurtri par le décès de leur fils au combat, une mise en scène puissante et bouleversante se met en place pour nous raconter l'enfer vécu par les Berlinois sous le III Reich.
De manière très romanesque, Hans Fellada nous raconte cette résistance de l'intérieur et nous offre un autre regard sur l'Allemagne.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour l'ouverture qu'il apporte sur une page de l'Histoire, pour l'autre vision que l'auteur nous offre sur l'Allemagne montré du doigt,  et pour l'intensité et l'émotion qui se dégagent de chacune des pages. 

 

A lire absolument ce roman dont Primo Lévi disait qu'il était "l'un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie." 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Mai 1940, on fête à Berlin la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur.

Seul dans Berlin raconte le quotidien d'un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C'est Mme Rosenthal, Juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C'est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quaengel, désespérés d'avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 04:04

 

 

 

 

Merci à Lilia de nous avoir proposé ce roman ... au risque de radoter , un de plus que je n'aurais probablement jamais lu sans le Cercle !

Le titre, la couverture, le résumé ... tout laisse penser à priori qu'il s'agit d'un énième roman nous racontant la sempiternelle histoire d'une famille américaine dans l'Amérique dite profonde !

Et si bien sûr il y a de ça , il y a surtout beaucoup plus ...
Nous sommes dans le Missouri au début du XIX e siècle , Matthew et Callie ont 3 filles toutes aussi différentes que l'étaient les 4 filles du Dr March, toutes ayant des rêves et des caractères qui dépassent de loin les aspirations de leurs parents.

Jetta Carleton nous dépeint avec force, tendresse et conviction le portrait d'une famille unie envers et contre tout, qui se débat entre la passion et la raison, entre le bien et le mal et qui tente malgré les épreuves de la vie de trouver la sérénité et le courage pour avancer.

La construction du roman très novatrice pour l'époque donne du rythme à la narration, chaque chapitre étant consacré à un membre de la famille, permettant ainsi de traverser les vies de chacun de manière non-linéaire  et de s'immiscer ainsi dans les petits secrets sur lesquels chaque vie se construit.

 

Un très joli moment de lecture !!

 

 


Le mot de l'éditeur :

Pendant la première moitié du XXe siècle, Matthew et Callie Soames se créent un monde bien à eux, dans leur ferme du Missouri, et élèvent leurs quatre filles, toutes différentes mais au caractère bien trempé. Jessica leur brisera le coeur en s'enfuyant dès sa dix-huitième année. Leonie tombera amoureuse de l'homme qu'il ne fallait pas. Mary Jo s'arrachera au cocon familial pour aller faire carrière à New York. Et le destin de Mathy, l'enfant sauvage, se conclura par la plus terrible des tragédies que la famille aura à vivre.

Durant toutes ces années, les Soames aimeront, décevront, consoleront, tromperont, pardonneront, tenteront parfois de s'évader. Mais, au bout du compte, ils en viendront à préserver farouchement les liens d'amour assurant l'unité de leur famille.

Avec cette chronique romanesque aux rebondissements inattendus, tout imprégnée des odeurs, des saveurs et des couleurs de l'Amérique profonde, c'est un chef-d'oeuvre méconnu de la littérature contemporaine que nous découvrons soudain.

Née en 1913 dans un village du Missouri, Jetta Carleton fut successivement professeur, rédactrice de publicité et directrice d'une maison d'édition. Cette exceptionnelle chronique familiale constitue néanmoins le seul héritage littéraire de cette professionnelle de la plume, morte en 1999 à Santa Fe, dans le Nouveau-Mexique.

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 05:40

   

 

 

  

Je savais que Robert Goolrick et moi serions amenés à nous rencontrer à nouveau après le choc littéraire et émotionnel que m'avait provoqué "Féroces"!

 

Nous sommes dans les années 50 dans une petite ville paumée de Virginie. Charlie Beale s'y installe un beau jour, venant d'on ne sait où et recherchant on ne sait quoi .
 

Robert Goolrick affectionne le genre dramatique voire tragique, c'est le moins que l'on puisse dire. Et c'est bien le récit d'une tragédie annoncée dont il s'agit dans ce roman.

Avec un talent d'écriture incontestable, il nous dresse le décor d'une ville paisible faite de quiétude , de bons voisinages et de ségrégation raciale bien établie, en toute bonne conscience ... et malgré ce décor sans bruit ni fureur, la tension est là, palpable, comme l'atmosphère chargée avant l'orage.

 

L'histoire, chère à la littérature en général et à la littérature américaine en particulier, est celle du voyageur qui souhaite s'établir enfin pour construire sa vie et qui véhicule avec lui les non-dits, le respect, les peurs et les préjugés.

A cela s'ajoute une histoire d'amour impossible avec une jeune femme qui rêve d'Hollywood et une histoire d'amitié avec un enfant de sept ans, pour qui cette histoire  façonnera sa vie entière ....

 

Loin de m'avoir bouleversé comme l'avait fait "Féroces", ce roman tout en nuance à l'écriture très subtile, distille au fil de sa lecture un sentiment de douce tristesse face à ce destin tragique que l'on observe tel les habitants du village, fascinés mais impuissants .

Arrive un vagabond est le 3ème roman de cet auteur américain à la plume si tragique et c'est définitivement un auteur à suivre ...

 

 

Le mot de l'éditeur :

C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent.
Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg.
La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass.
 

Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au cœur de la passion. Il y dépeint les membres d’une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes simples, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu’il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 05:17

 

 

 

 

Ah ! Zola !!!  

Les années passent et le plaisir de se replonger dans les Rougon Macquart demeure intacte.

 

Zola, l'auteur romanesque par excellence, qui offre une profondeur psychologique et un témoignage historique et social de son époque incontournable pour prendre toute la mesure de la société de la seconde moitié du XIXe siècle .

14eme roman d'une œuvre qui en comporte 20, L'œuvre nous raconte l'histoire de Claude, fils de Gervaise qui consacre sa vie à la peinture.

Sans nul doute le plus personnel des romans de Zola dans lequel il se met lui-même en scène sous les traits de Pierre Sandoz, il nous dépeint un milieu artistique en pleine mutation avec la naissance du mouvement impressionniste et du mouvement naturaliste .

Manet, Cézanne, Monet, Pissaro et bien d'autres prêtent ainsi leurs traits et surtout leur histoire aux personnages de ce roman riche en anecdotes qui plairont aux férus d'art et d'histoire.

Lire Zola, c'est bien sûr savourer chaque phrase pour la précision des mots, la beauté des phrases et l'audace du propos .
Mais c'est aussi plonger dans l'âme d'une époque par le regard d'un homme engagé et sensible aux tourments de son temps.

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans L'Œuvre toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces «Refusés», ces «plein-airistes» que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, L'Œuvre dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de «tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre !» Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 05:33

   

 

Bien curieuse lecture que celle de cette saga, pas exactement comme les autres, que nous a proposé Anne Charlotte lors de notre dernier Cercle.

 

 Ce premier tome d'une saga qui en compte trois, retrace la vie d'une famille qui traverse les années 42 à 58 au cœur de Paris. L'idée très intéressante est bien évidemment de nous plonger dans l'histoire de Paris dans ce qu'elle peut offrir d'anecdotique et de romanesque .

Bien curieuse lecture en effet car alors même que je prenais plaisir à avancer dans l'histoire et que je dévorais ce 1er tome qui se lit très bien, il faut le dire, je ne pouvais m'empêcher de pester contre les maladresses et autres faiblesses de style .

Je m'explique :
Gilles Schlesser tient une magnifique idée de base , raconter Paris à travers différentes époques en suivant la vie d'une famille sur plusieurs générations.
Parfait, génial , et c'est d'ailleurs exactement ce qu'il parvient à faire ...
 

Néanmoins ...
J'ai parfois eu le sentiment que la saga familiale n'était qu'un  prétexte pour glisser tous les noms de rue, station de métro, bonnes adresses et figures devenues mythiques du Paris d'après guerre . Ce déballage de "données" pas toujours très à propos rend ainsi le roman un peu superficiel.
Autre petit bémol à cette lecture, qui je le répète était pourtant agréable , les personnages ne sont pas suffisamment peaufinés, léchés, disséqués ... l'auteur nous offre le portait d'une famille recomposée riche en caractère et personnalité mais une fois encore il nous les dépeint de manière assez superficielle et nous les tient à distance.
Et puis il y a le style assez "basique", Gilles Schlesser le passe au second plan, c'est indéniable !!

 

Mais malgré tout je me suis intéressée à cette histoire familiale bien ficelée et riche en rebondissement, j'ai aimé me balader dans ce Paris artistique et historique et y côtoyer Mouloudji et Barbara, Sartre et Camus et tant d'autres encore et  j'ai adoré me replonger dans les pages de notre Histoire en me glissant dans la peau d'un parisien. 


Alors voilà , une bien curieuse lecture qui donnerait lieu à une nouvelle catégorie : "j'aime malgré ses défauts" ...  ET après tout pourquoi pas ? Il me semble que cela existe déjà pour les relations humaines !

 

Car, oui malgré toutes ces imperfections j'ai passé un très bon moment de lecture, et
je n'ai d'ailleurs pas résisté à l'appel du second Tome, que j'ai tout autant dévoré ... et puis les défauts, une fois qu'on les a acceptés, on s'y fait !!!

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

  Pierre Ormen, romancier en vue et auditeur à la Cour des Comptes, présente tous les signes extérieurs de la réussite. Il est brillant, fréquente les intellectuels de son temps, forme un couple séduisant avec Ariane. Leurs enfants sont heureux et semblent porteurs de toutes les promesses.

Pourtant, derrière les apparences, Ormen est un homme dévasté par les secrets dont il est le dépositaire et rongé par la culpabilité. Tout l’oppose à Amédée, son frère, vague collabo et vrai salaud, par lequel le malheur arrive. Contre sa volonté, Pierre Ormenva devoir se terrer dans une vie de mensonges, expiant ses fautes et plus encore celles qu’il n’a pas commises. Tragédie ou ironie de l’histoire ? C’est parfois pour des raisons inattendues que l’on comparaît devant les tribunaux de la conscience.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:02

 

   

 

 

Un vrai régal d'humour noir so british !!

  

C'est l'histoire d'un type de 35 ans qui possède une librairie spécialisée dans la Bd, un type qui a tout du looser et qui est convaincu d'en être un.

Une espèce de héros malgré lui qui entraîne le lecteur dans ses péripéties, ses absurdités, ses contradictions et surtout dans ses rêves !!!

 

Oui vous l'avez compris Harvey est très attachant et tout le roman repose sur ses frêles épaules, et sa mission est de taille : récupérer le numéro 1 de Superman qu'il possédait enfant, avant de l'échanger à la tête de turc de sa classe, et qui vaut aujourd'hui des millions ...de quoi réaliser tous ses rêves !!!!!

 

 

C est un suspens jubilatoire entre Londres et une ville paumée des Cornouailles, c'est un roman sur la relation qu'on entretien tous avec son enfance, ses parents, son passé ... l'auteur est un vrai psy et c'est assez savoureux ! 

 

C'est très drôle, très inattendu et en même temps ça parle de choses graves comme les blessures d'enfance, la relation parent-enfant, l'estime de soi et qu'est ce que réussir sa vie ...
 

C est mené tambour-battant, c'est complètement décalé et très anglais dans ce qu'ils savent très bien faire ... faire rire quand il n'y a pas de quoi  !

 

 

Le mot de l'éditeur :

Un simple échange entre enfants. Une BD contre un tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Seulement avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire de bandes-dessinées, ne rêve que de récupérer ce comic rarissime. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé... Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio incroyable. Conseil de l'éditeur: ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher.

 

 

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 05:26

 

   

 

 

Connaissez-vous Raymond Carver ?
Auteur américain de nouvelles au style très minimaliste, entré dans la postérité pour sa vision mélancolique d'une Amérique souvent associée à celle du peintre Hopper.

Intrigué  par une récente révélation qui remet en question tout le talent de l'auteur, Stéphane Michaka décide d'en faire un roman.
Le style minimaliste qui a fait la gloire de Carver ne serait dû qu'au talent de son éditeur qui maniait la coupure et les ciseaux avec brio et aurait ainsi façonné tout le travail de l'écrivain !!

Roman passionnant sur la relation qu'un éditeur entretient avec son auteur, Michaka met le doigt sur un point sensible du travail d'un auteur.
Où commence la domination d'un homme de pouvoir sur un écrivain débutant ? Quand l'admiration faite-elle place à la possession ?

Roman à 4 voix qui rend le roman profond et captivant, l'auteur nous offre avec un talent de construction très habile la vision de l'auteur, de l'éditeur et des deux épouses de Carver.

Et c'est là aussi l'intelligence de Michaka, il ne se cantonne pas au travail artistique et au relation professionnelle de Carver, il nous plonge dans sa vie, ses doutes, ses souffrances, ses abîmes,  ses espoirs ...bref tout ce qui constitue le sel d'un artiste.

Au delà du sujet maîtrisé, Ciseaux est un vrai bonheur  de lecteur,
On peut dire que Stéphane Michaka a le sens du rythme et de la repartie et nous offre ainsi  un roman plein d'entrain et très jubilatoire .

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

À quinze ans, Raymond décide qu'il sera Hemingway ou rien. Et la nouvelle, avec ses silences têtus et ses fins en lame de rasoir, son genre de prédilection. Il a des envies d'ailleurs et la vie devant lui. On est à Yakima, dans le nord-ouest des États-Unis. Autant dire nulle part. Son ambition donne le tournis à Marianne, la petite serveuse de la boutique de donuts. « C'était le truc le plus excitant que j'avais jamais entendu. Pleine d'assurance, je lui ai dit : "Tu peux compter sur moi, Ray." » Les deux adolescents se marient quelques mois plus tard. Marianne est enceinte. Raymond n'a pas commencé à boire. Douglas, lui, vient d?obtenir le job de ses rêves : directeur littéraire d'un magazine prestigieux. Les nouvelles qu'il reçoit l'irritent comme un vilain psoriasis. Pour calmer ses démangeaisons, il coupe, réécrit, sculpte avec ses ciseaux. « C'est leur voix. Leur voix, tu m'entends ? Mais c'est ma signature. » Quand il le rencontre, Ray peaufine son art dans l'alcool depuis près de dix ans et Marianne subvient aux besoins du ménage. Douglas va changer leur vie. Raymond Carver, Maryann Burk-Carver, Gordon Lish et la poétesse Tess Gallagher qui attend son heure en coulisses? Ciseaux raconte leur histoire : dans l'Amérique des années soixante à quatre-vingt, l'accomplissement de deux hommes en proie à une dépendance réciproque, un écrivain et son éditeur qui coupe ses textes au point de les dénaturer.



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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 05:30

 

Nous étions faits pour être heureux de

Véronique Olmi

 

 

 

Véronique Olmi fait partie des auteurs contemporains français que j'ai plaisir à retrouver à chaque nouveau roman.

 

Pas d'intrigue tarabiscotée, ni meurtre, ni grands espaces ni même de personnalités extravagantes, cet auteur ne fait pas dans le sensationnel !!

L'univers de Véronique Olmi est fait de notre quotidien, de nos amis, de nos fêlures et de tous ces sentiments qui devraient couler de source si la vie n'était pas ce qu'elle est !

 

Ce dernier roman au titre "Aragonien" nous plonge dans la vie d'un homme qui a tout pour être heureux mais qui n'y parvient pas, jusqu'à sa rencontre avec Suzanne, l'accordeuse du piano de son fils qui va chambouler sa vie et celles de tout ceux qui les entourent.

 

Un roman qui nous parle d'amour, des rencontres qui bouleversent une vie, du poids du passé dont il faut se délester pour avancer et puis, et puis autant de sujets qui touchent au couple, à la famille et au sens que l'on donne à sa vie.

 

La sensibilité et la plume juste et douce de Véronique Olmi amène le lecteur vers une empathie immédiate avec ses protagonistes, on suit leur parcours avec tendresse et bienveillance et on se plait à lire les mots que l'auteur parvient à mettre sur ce qui nous touche intérieurement.

 

Et c'est bien là ce que j'apprécie tant chez cette auteure, la justesse des mots et la résonance des phrases qui font échos .

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

« C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. » Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d'enfance dont il n'a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l'auteur de Bord de mer, Le Premier amour et Cet été-là, décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste.

 

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