Blog dédié entièrement à la littérature en général et aux romans en particulier. Les 3bouquins est un lieu de rencontre et d'échange pour tous ceux qui partagent ma passion pour les livres !

Fait rarissime dans l'histoire du Cercle, je proposais un livre sans l'avoir lu au préalable ... mais avec des garanties de coup de coeur solides tout de même !!
Tout d'abord, et c'est bien l'essentiel, l'auteur !! C'est le deuxième roman que je lisais de John Burnside que j'avais découvert et adoré avec son touchant et très personnel "Mensonge sur mon père".
Ensuite, le résumé de l'histoire ou plus précisément cette seule phrase : "Pourtant Léonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d’espoir et de passion, il aime les livres et les filles."
Enfin les avis de-ci de-là (toujours à prendre avec des pincettes quand même !!!...) qui présentait ce roman comme une oeuvre gigantesque, un joyau exceptionnel, un texte littéraire rare... !!! wahhhaou !!! Rien que ça !!!
Bref, un roman qui promettait beaucoup ... et qui ne m'a pas déçue !!!
John Burnside est indéniablement un grand auteur qui a su une fois encore me prendre par la main pour m'emmener vers sa lumière intérieure, et je l'ai suivi malgré la noirceur de l'histoire comme envoûtée par la puissance et la richesse de sa plume.
John Burnside n'est pas seulement un grand poète, c'est aussi un grand romancier qui orchestre la narration et la construction de son récit avec une époustouflante maestria.
C'est un roman généreux, inspiré, illuminé, brillant et déstabilisant.
Alors oui c'est vrai le climat est pesant, l'intrigue effrayante et le monde qu'il nous dépeint assez terrifiant mais avec J.Burnside le polar devient lyrique et le noir n'arrête plus de scintiller ...
Le mot de l'éditeur :
Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d’enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d’enfer contemporain.
Année après année, dans l’indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs. Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d’espoir et de passion, il aime les livres et les filles.
Il y a dans ce roman tous les ingrédients d’un thriller mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l’écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c’est par le respect et l’admiration ou par la peur.
On est terrifié mais aussi touché par la grâce d’un texte littéraire rare.