Blog dédié entièrement à la littérature en général et aux romans en particulier. Les 3bouquins est un lieu de rencontre et d'échange pour tous ceux qui partagent ma passion pour les livres !
Les histoires d'amour finissent mal ... en général !
Et c'est bien de ce genre d'histoire dont nous parle Kate O'Riordan dans ce roman.
Que n'a t-on pas déjà raconté sur les couples, les sentiments amoureux, l'érosion du désir, la fidélité ...
Et pourtant, on commence ce roman sans pouvoir le lâcher et sans jamais savoir où l'auteur va nous emmener.
Que la très jolie couverture ne vous trompe pas, comme elle m'a trompée, l'histoire se déroule de nos jours et non dans les années 50 !
Écrit par une femme à la finesse psychologique et au vécu indéniable, ce roman fait écho en chacun de nous et quelque soit le point de vue dans lequel on se place, d'ailleurs Kate O'Riordan nous oblige à prendre parti en nous confrontant à la difficulté de le faire et en nous obligeant à une totale honnêteté avec les personnages de son histoire et donc avec nous-mêmes !!
Aucun des personnages n'a le bon rôle et chacun doit tenter de se mettre à la place de l'autre pour sauver ce qui reste d'amour et de dignité.
Un roman qui se lit aussi facilement et plaisamment que si on regardait la saison 1 des Desperate Housewives avec une résonance plus profonde et une trame dramatique bien plus affinée et complexe ... un vrai régal !
Un joli coup de coeur pour moi avec comme toujours dans ce cas là l'envie très pressante de découvrir tout l'univers de cette auteure irlandaise qui a des choses à dire et une manière très personnelle de le faire.
Le mot de l'éditeur :
Kate O’Riordan est irlandaise et vit actuellement à Londres. Elle est désormais considérée comme l’une des nouvelles voix incontournables de la littérature irlandaise. Elle est l’auteur de
cinq romans dont Le garçon dans la lune qui l’a révélée au public français en 2008.
« Elle était la seule femme dans une maison où habitaient quatre hommes, après tout, ce qui voulait dire qu’elle était rarement à moins de trois grands cris sonores de l’anarchie. Elle espérait
qu’à l’avenir trois épouses méritantes lui sauraient gré du rôle qu’elle avait joué dans l’apprivoisement de leurs maris. Mais c’était peu probable. Elles trouveraient sans aucun doute d’autres
défauts à ses fils, des choses insignifiantes que Connie avait négligées en élaborant un projet plus grandiose. Il lui arrivait souvent de regarder par la fenêtre de la cuisine, d’inventer des
discussions avec des belles-filles imaginaires où elle défendait leurs maris. Où elle défendait leur éducation. Elle ferait une belle-mère vraiment nulle. » En attendant, elle va devoir gérer
l’absence de son mari, qui vient de la quitter, et vivre seule à Londres avec ses trois fils. Comment une vie idéale, rêvée et construite à deux, a-t-elle pu se désagréger du jour au lendemain ?
Où trouver les raisons ? Entre désespoir et incertitudes, Connie doit réapprendre à réorganiser le quotidien. Le sens de l’humour permet-il de tout supporter ? Rien de plus difficile en
littérature que de donner l’illusion de la simplicité. Avec Kate O’Riordan, il ne faut pas se fier aux apparences. Là où l’écriture court comme une conversation badine, se cache une parfaite
maîtrise de la musique de la langue. Après Le garçon dans la lune et Pierres de mémoire (Joëlle Losfeld, 2008 et 2009), elle confirme ici son originalité et son talent.