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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 06:01

Pour continuer dans la lignée de notre cercle 'hors frontière', pompeusement intitulé 'cercle international' (qui dit mieux ?), je laisse la parole à Martine qui nous confie sa chronique au sujet du livre de Yasmina Khadra, "Ce que le jour doit à la nuit"...

 

Martine aux manettes...

 

lejourlanuit Jhadra

 

J'ai terminé le livre et alors : Quelle plume !!

 

 Une histoire qui se déroule tout simplement et qui donne dès les premières lignes l'envie de la découvrir.

 

Qui plus est, dans ce monde moderne où les "jeuns" emploient des "mdr" ou des "kestufè", il est bon de trouver des "immarcescible" ou "des yeux chassieux"....

 

L'écrivain écrit de belles phrases imagées pour parler de choses que l'on voit fréquemment :

"Le soleil se répandait à l'horizon tel un oeuf brisé" ou

"Je me retourne vers le hublot, regarde les nuages cotonneux devenir avalanche, puis brume, s'amincir, revenir en force, s'étaler de nouveau avant de s'élimer ensuite, le bleu du ciel réapparaît, éraflé de traînées filandreuses."

 

Et pour finir, voici une phrase dédiée à nous les femmes...

"Le coucher du soleil, le printemps, le bleu de la mer, les étoiles de la nuit, toutes ces choses que nous disons captivantes n'ont de la magie que lorsqu'elles gravitent autour d'une femme, mon garçon... Car la beauté phare, la beauté absolue, c'est la femme. Le reste n'est qu'accessoires de charme."

 

Je "kiffe" trop cet auteur dont j'ai lu aussi : "l'attentat".

J'en lirai encore d'autres car j'ai découvert sur le net que ce n'était pas son meilleur roman !!!! Je vais donc encore me régaler.

 

N'hésitez pas à le lire.

Une lectrice d'Ibiza.

 

 

Merci Martine pour ta chronique ensoleillée, dis-nous de quel livre tu nous parleras en décembre...

Tu es la bienvenue.

 

 


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Published by Boulie pour Martine - dans P'tits coups de coeur
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 06:36

 

A l'abri de rien de Olivier Adam

   adam-alabriderien.jpg

 

Vous n'êtes plus sans le savoir, quand je découvre avec bonheur un nouvel auteur ... je ne le lâche pas comme ça !!

 

Et me voici donc à lire "A l'abri de rien" d'Olivier Adam, après avoir dévoré "Je vais bien, ne t'en fais pas" et "Le coeur régulier".

 

Un roman qui traite là encore de fratrie et de ces deuils qu'on arrive à faire ... ou pas.

C'est indéniable, Olivier Adam sait parler des douleurs, des errances, des quêtes de soi et du long chemin à parcourir parfois pour ne pas sombrer.

 

Beaucoup plus sombre, torturé et douloureux que "Le coeur régulier", ce roman se déroule dans le gris de Calais au milieu de réfugiés clandestins cherchant dans notre "belle terre d'accueil" un abri provisoire avant de regagner l'Angleterre.

 

Marie, maman de deux enfants et épouse d'un mari plein d'amour, va trouver refuge, au moment où tout déraille, auprès de ces réfugiés ...Qui a besoin de l'autre ? Qui peut sauver l'autre ? Comment les blessures de l'âme qui se ressemblent s'assemblent ? 

Je ne vous dirais pas cette fois que ce roman ne fout pas un peu le cafard ... Mais ça n'empêche que c'est un beau roman sur la dérive de ces gens qu'on n'arrive pas à sauver malgré tout l'amour du monde, sur la souffrance et l'angoisse de ces hommes qui ne sont pas nés au bon endroit et qui le paient très cher.

 

C'est beau, sincère et triste ... comme du Olivier Adam !!

 

 

Le mot de l'éditeur : 

Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque. Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les " Kosovars ". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition.

   

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 06:07

La baie d'Alger de Louis Gardel

9782757811559 

Louis Gardel est né en Algérie et y a vécu son enfance, sa jeunesse, ses premiers émois amoureux et son conflit intérieur pour un pays qu'il ne veut pas quitter et un colonialisme qu'il réprouve.

Un roman très autobiographique donc dans lequel il nous parle de sa grand mère qui l'a élevé, du professeur de littérature passionnant et engagé qui lui a donné le goût des livres ainsi que d'autres personnages très attachants et très bien orchestrés dans une histoire racontée avec le recul nécessaire pour comprendre que son histoire faisait partie de la grande Histoire.

"Maintenant, je me demande si je peux tout dire à ce garçon que je connais depuis toujours, qui rit des mêmes choses que moi, dont les désirs fonctionnent comme les miens. Il n'est pas forcément un ennemi. Mais ce qui nous lie, cette fraternité d'être nés sous le même soleil, risque de ne pas peser lourd face à l'histoire qui nous sépare"

Il faut lire des livres comme celui-ci ou plus récemment "Ce que le jour doit à la nuit" de Y. Khadra  pour saisir le déchirement qu'ont vécu ces français appelés "pieds noirs" au moment de quitter un pays qui ne leur appartenait pas mais qu'ils aimaient.

C'est un roman sans violence, sans rancoeur et sans esprit moralisateur; et c'est aussi ce qui en fait son charme, le romanesque l'emporte sur le débat historique ...et ça n'en est que plus efficace !!

Un roman plein de sérénité et d'intelligence pour mieux comprendre les choses.

"Pour me réconforter ou, en tout cas, tenter d'arrêter mes larmes, je me dis que la géographie résiste à l'histoire."

  

Le mot de l'éditeur :

« C’est fini. L’Algérie, c’est fini. » : telle est la certitude qui s’empare du narrateur tandis qu’il contemple le coucher du soleil sur la baie d’Alger. Nous sommes en 1955, il a 15 ans, la décolonisation n’est encore qu’une rumeur lointaine et un peu abstraite : l’Indochine, la Tunisie… Issu d’une vieille famille coloniale, il vit avec sa grand-mère, Zoé, qui l’a élevé seule après le départ de ses parents pour le continent, à la Libération. Élève au lycée français d’Alger, il fréquente la jeunesse dorée, mais aussi les notables, au premier rang desquels André Steiger, le chef des colons à Alger, ami de longue date de Zoé. Rien ne semble devoir troubler cette adolescence heureuse et protégée, mais petit à petit, l’ombre des « événements » d’Algérie met du sable dans les rouages de sa vie quotidienne. André Steiger est assassiné par les fellaghas ; au lycée, un professeur de lettres démissionne, un autre, ami de Sartre et de Beauvoir, se tue en voiture dans des circonstances mal élucidées ; sur les plages de Surcouf, les belles se défilent les unes après les autres, les flirts du narrateur tournent court. Malaise. En réalité, c’est à la disparition progressive d’un monde, le sien, dont le narrateur est le témoin tour à tour insouciant et inquiet. Et quand il fête l’anniversaire de Zoé sur les balcons de la demeure algéroise, on se bat déjà dans la casbah. Partir ou rester ? Le jeune garçon quitte l’Algérie pour faire hypokhâgne à Paris. Malgré l’indépendance, en 1962, l’exil ou la disparition des amis, Zoé, elle, a choisi de rester.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 06:30

 

 

 

 

LE livre qui nous a révélé l'écrivain Philippe Labro !!

Quand je dis nous, entendez par là les quelques lecteurs (dont je suis) réfractaires "au cumul des mandats", qui préjugent du talent d'écrivain de certains journalistes !! 

Et voilà donc Emma qui nous propose pour son tout 1er Cercle ... un Philippe Labro !!  

 

Est-ce de la curiosité pour un titre assez mystérieux, de la courtoisie envers Emma (... qui faisait son entrée dans le Cercle) ou juste de l'ouverture d'esprit tout à notre honneur ... je ne sais pas ce qui nous décida, mais les lecteurs réfractaires lurent le Philippe Labro ... et tombèrent sous le charme !

 

Avec Tomber sept fois, se relever huit, Philippe Labro retrace sa propre descente aux enfers dans les méandres de la dépression. Il en parle avec beaucoup d'honnêteté, de recul sur lui-même et de sérénité. Son écriture, fluide et douce, est celle d'un véritable écrivain et nous permet de rentrer très vite dans son histoire et d'appréhender la complexité de cette maladie qu'on associe trop souvent à de la faiblesse ou de la "victimisation".

 

Il nous explique sans retenu ni pathos ce qu'est la dépression, comment elle nous gagne tout doucement et comment on arrive à en guérir.

Et c'est là le point qui m'a un peu dérangé dans ce livre, beaucoup de comment mais très peu de pourquoi !!! Pourquoi un homme de cinquante ans qui semble tout avoir, tout réussir tombe en dépression ? C'est très légèrement sous-entendu, trop à mon sens.

Je précise que ce petit bémol n'a semblé gêner que moi, puisque tout le monde a aimé ce livre tel quel ... sans se poser autant de questions (...mais ce n'est plus un secret pour personne, j'aime bien comprendre !!!)

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

  « C'est arrivé subrepticement, sournoisement, sans prévenir, une vraie saloperie, une lente et insidieuse pénétration. Je suis l'esclave d'une chose indéfinissable qui est en train de me détruire et je lui obéis sans aucune résistance... »
«Quelque chose a changé». Ce « quelque chose » n'est autre que le début de la plongée dans une dépression nerveuse dont le célèbre romancier a été victime.
Dans un récit vécu, sans fard ni concession, l'auteur de La traversée raconte ce que signifie perdre le désir, l'énergie, la passion, l'estime de soi. Avec un style intime, conduit par le souci authentique de restituer « cette tristesse sans larmes », et « dire comment c'était », selon la formule de ses maîtres en écriture, Hemingway et Hugo, Philippe Labro évoque les effets de « la broyeuse » qui vous ronge le ventre.
Mais ce témoignage unique, porté par le souffle de l'écriture, constitue aussi une éclatante affirmation de la force de la vie et de l'amour.

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 05:20

9782757820193

Je continue la présentation des livres proposés lors de notre dernier Cercle, avec un roman proposé par Val et qui m'a emballé ... oui ce livre, écrit par Rebecca Miller qui n'est autre que la fille du dramaturge Henry Miller, est tout simplement un très bon roman !   

Et là, vous noterez que je pèse mes mots, je n'ai pas écrit "grand" mais "très bon" roman, et ma foi c'est déjà un joli compliment !!

 

Un style d''écriture très simple mais très agréable à la lecture car elle nous permet de rentrer très vite dans l'histoire, avec une narration très bien orchestrée, un récit bien construit s'articulant autour de trois parties reflétant les trois différentes vies de Pippa Lee, des personnages très attachants, notamment cette Pippa Lee que l'on a vraiment envie de suivre pour connaître son passé et son devenir.

 

Rebecca Miller nous raconte le parcours tumultueux d'une femme pleine de courage et de détermination qui sait qu'elle doit chercher et trouver sa forme de résilience pour se construire et avancer.

J'ai très vite été en empathie avec l'histoire de Pippa, on y parle d'amour maternel intense mais conflictuel qu'on peut assimiler à de l'emprise et de la possessivité, de recherche de personnalité quand les données de bases ont été faussées, de choix de vie, de "ligne de failles" ...bref autant de sujets que m'interpellent !

 

L'histoire intense, tragique et douloureuse n'a pas été écrite comme telle, son roman inspire davantage la sérénité que le tourment et davantage l'énergie de vivre que la résignation et la déchéance, et c'est sûrement ce qui m'a le plus séduit dans ce livre.

 

Ce roman a été adapté au cinéma l'an dernier avec Robin Wright Penn dans le rôle de Pippa Lee et ce choix est assez bien vu .

Alors peut être que ce très bon roman aurait pu être un grand roman avec une écriture plus travaillée, plus poignante ...plus, plus ... Quoi qu'il en soit je l'ai aimé tel qu'il est et je vous le recommande malgré le manque d'enthousiasme des lecteurs du Cercle l'ayant lu aussi ...  

Si vous souhaitez vous faire votre propre opinion, la sortie en livre de poche est prévue pour novembre 2010.

 

Le mot de l'éditeur :

À cinquante ans, Pippa Lee apparaît à tous ceux qui la connaissent comme « une des femmes les plus charmantes, les plus simples et les plus rassurantes qu’ils aient jamais vues ». Épouse parfaite d’un éditeur visionnaire et investi, mère dévouée de Ben et Grace, ses deux jumeaux aussi beaux que doués, femme d’intérieur accomplie et sereine, elle semble avoir tout pour être heureuse. Mais lorsqu’elle et Herb, son mari octogénaire, quittent New York pour s’installer dans une luxueuse banlieue pour retraités, cette belle façade se fissure. Sa sensualité mise en sommeil se réveille, et remonte à la surface un passé mystérieux et trouble fait de rébellions, de passions et de déchirements – un passé qu’elle avait enfoui en rencontrant Herb pour devenir sa chose, son épouse parfaite, une page blanche sur laquelle il a réécrit sa jeunesse.En réalité Pippa Lee porte la blessure d’une mère qui était tout pour elle et qu’elle n’a pas su aimer, et la culpabilité du suicide de Gigi, la première femme de Herb. En outre, la malédiction mère/fille s’est reportée sur la génération suivante. Elle et Grace, qui la méprise, finissent cependant par se réconcilier et s’aimer

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 05:08

Seul le silence de RJ Ellory

 

 

 

Et voici une fois encore un livre présenté lors du Cercle, que je n'aurais probablement jamais lu dans d'autres circonstances ...

Il faut vous dire que ce roman de RJ Ellory appartient à un genre qui n'est pas mon genre : le polar !

Oui, je dois bien reconnaître que ma bibliothèque ne doit comporter en tout et pour tout que cinq malheureux "policiers"... et quand on connaît ma consommation littéraire, autant dire "peanuts" !

 

On reviendra sur ce genre de littérature plus tard, mais pour l'heure parlons de cet excellent roman qu'est "Seul le silence". Premier roman d'un anglais aux parcours tumultueux, RJ Ellory pourrait tromper par ses origines, puisque son roman se passe aux Etats Unis et sonne même très américains ... son roman est d'ailleurs dédié à Truman Capote.

 

Oui bien sûr c'est un policier, un vrai avec des meurtres, du suspens, des présumés coupables, une enquête et au final la clé de l'énigme ... mais pas seulement ... c'est surtout des personnages très forts, une enquête psychologique plus que policière, une atmosphère, un rythme et une vraie histoire intense et tragique.

J'ai adoré ce roman, et s'il ne m'a pas réconcilié (...cela dit on n'est pas non plus fâché !!) avec le genre, il m'a, en tout cas, donnée envie de lire le prochain RJ Ellory ... que ce soit un polar ou pas !

 

Revenons maintenant sur ce fameux genre littéraire, et là je vous pose une question qui me taraude l'esprit depuis belle lurette :

Pourquoi les polars ont tant de succès et ce depuis toujours ?

Si vous même êtes un grand lecteur de polar ou si vous avez un élément de réponse ... le commentaire c'est plus bas ...

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

 

 

 

 

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 03:09

 

Le baiser de Judas de Hubert Prolongeau

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Je sais, je suis en retard !!! Mon livre de la semaine parait habituellement le mardi ...et là on est déjà samedi !!! Mais c'est qu'il faut le trouver ce livre de la semaine, n'obtient pas cette distinction qui veut !!!!

Bon, mais ça y est je le tiens ...

Avant tout, que je me situe, je suis ce qu'on appelle une mécréante (...j'adore ce mot, ça fait scélérat -bandit du 19e siècle !!) . Autrement dit je n'appartiens à aucune communauté religieuse ...je ferais même plutôt partie de ceux qui trouvent toutes les religions confondues pour le moins grotesques voire farfelues !!!

Et pourtant, et pourtant ...(comme dirait Aznavour !)  j'adore toutes les histoires qui nous en parlent ...autant vous dire que j'ai dévoré Les femmes de la Bible de Marek Halter, j'ai relu trois fois "L'évangile selon Pilate" d'Eric Emmanuel Schmitt ... bref  toutes ces histoires transmises de père en fils et qui datent de Mathusalem me fascinent !

 

Et Le Baiser de Judas, c'est ça mais pas que !!!! J'aurais même envie de dire que c'est un peu le pavé dans la mare !!!

Imaginez l'histoire de trahison la plus célèbre depuis la nuit des temps, imaginez un homme jugé et détesté par l'humanité entière et imaginez que tout cela ne soit qu'un point de vue, une fable qu'on aurait voulu nous faire croire !!

 

Car dans ce roman, non seulement on apprend à connaître Judas, Jésus, leur amitié, leur combat ...comme seul un roman peut le faire (...de l'intérieur et en profondeur) ; mais surtout on nous donne une autre version de l'histoire, une autre perspective et ça c'est énoooorme !!!!!

On touche là, à l'essence même du roman, de l'Histoire, de l'Humanité toute entière ...à savoir sur quoi nous sommes nous construits ? Quelle fabulations nous a t on raconté ? Qui détient la vérité ? Et si tout ça n'est que mensonge, est ce que ça remet en cause qui nous sommes ?

Je vous ai dit , c'est énooooorme !!!!   

Le mot de l'éditeur :

  Deux hommes. Un dieu rejoint par son destin. Un geste d'amitié cachant la trahison... Le baiser de Judas reste l'un des gestes les plus ignobles de l'histoire. L'un des plus obscurs aussi... Pourquoi l'un des Douze, l'un des intimes du Christ. a-t-il vendu son maître ? [...]La cupidité avancée par les textes sacrés ne supporte pas l'analyse : chargé de la bourse des apôtres, donc bénéficiant de la pleine confiance de Jésus. Judas manipulait tous les jours des sommes beaucoup plus importantes que les trente deniers qui lui auraient été offerts... [...]A travers une passionnante reconstitution de la Palestine de l'époque, c'est aussi un subtil changement de perspective qui se dessine. Et peut-être une nouvelle histoire qui s'écrit sous nos yeux.

 

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 20:15

Les gens de Philippe Labro

 

Ah !! Ces préjugés qui nous feraient passer à côté de vrais grands plaisirs !!

9782070421428...Oui, je le reconnais j'ai du mal à me convaincre qu'un acteur, un journaliste ou toute autre personnalité puisse être aussi un bon écrivain ...je sais c'est débile ...et la preuve en est avec Philippe Labro.

J'ai découvert cet auteur grâce au cercle (...merci Emma !) et j'ai été agréablement surprise en lisant Tomber 7 fois se relever 8; sa plume et son regard m'ont  immédiatement donné envie de lire autre chose de lui ...d'où Les Gens (...le titre est déjà épatant, non ?!!)

 

Et il se trouve que ce roman choral m'a carrément emballé !!

Tout d'abord parce que la lucidité, l'intelligence et la bienveillance de Philippe Labro dominent tout le récit - et comme c'est ce qui m'avait séduite chez lui, je n'ai pas été déçue !!-

Ensuite il y a cette idée développée dans tout le roman que toute rencontre  marque nos vies - plus ou moins fortement, consciemment, dramatiquement, irrévocablement et subitement- et cette idée me plaît et je dirais même qu'elle me fascine !!

Enfin c'est un livre bien écrit et très agréable à lire - eh oui ce n'est pas toujours le cas, et ça mérite donc d'être salué  !!

 

Alors un autre Labro à me recommander ?... Ce qui est sûr c'est que celui ci ne sera pas le dernier !

 

Le petit mot de l'éditeur :

Trois destins parallèles s'entrecroisent, trois vies dont le seul point commun est le manque d'amour : Maria, une jeune orpheline californienne d'une beauté rare, Caroline, une Parisienne trentenaire, enfin Marcus Marcus, célébrité de la télévision, mégalo et parano. Autour d'eux, vont graviter toutes sortes de gens : la femme de l'ambassadeur américain en France, une intraitable executive woman, un détective privé, une coach sans scrupule, des loups et des agneaux...

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 06:46

9782259206488.gifLe roman que j'ai présenté le 2 juillet dernier est juste un enchantement ... voici le mot d'amour qui était accroché à ce livre chez mon p'tit libraire du coin ...

"Que dire de plus sinon qu'il y a des livres pour lesquels il n'existe pas de mots, des livres si forts que les mots ne sortent pas ! [...]. Sa poésie est un enchantement qui touchera même les plus récalcitrants [...] Son livre n'est que lavande de mer, fous de bassans, odeurs de bois mouillé, vieux cordages humides. Même le vent chaud est parfumé de rêve !! Ce ne sont pas des phrases, ce sont des mélodies, douces, troublantes qui s'insinuent en vous, imperceptiblement, subrepticement. Ce livre c'est comme un doudou littéraire, vous vous y lové, bercé par sa musique, ses couleurs, ses… odeurs. Il rassure !! [...] ".

 

Tout est dit et tout est vrai ... J'ajoute à cela que Susan Fletcher a la finesse psychologique d'une Jane Austen ... vous l'avez compris c'est un roman à lire ABSOLUMENT !!!!

 

Après le succès international de son premier roman, La Fille de l'Irlandais, Susan Fletcher revient avec un deuxième livre encore plus réussi. Moïra, vingt-huit ans, est au chevet de sa jeune sœur, Amy, qu'une terrible et inexplicable chute a plongée dans le coma depuis cinq ans. Habitée par le remords, Moïra parle à sa cadette. Elle s'excuse de n'avoir pas été la sœur rêvée. D'une extrême sensibilité, c'est une écorchée vive qui ne peut, n'a jamais pu et ignore comment s'abandonner à l'amour des autres, de ses parents, de sa sœur, et plus tard de son époux... Au travers de cette confession, Moïra cherche à la fois à se faire pardonner, et à assumer enfin son statut de femme, en paix avec elle-même. Avec de saisissantes descriptions de la nature et de la mer, qui rehaussent ses talents d'artiste, Susan Fletcher nous conte une histoire émouvante d'amour, de peine et de rédemption

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 17:02

Les heures souterraines de Delphine de Vigan

 

9782709630405

 

NON NON et NON, ce livre n'est pas déprimant , bien au contraire !!!!

Il faut arrêter avec cette idée préconçue qui est :

sujet pas folichon = livre morose ...

Et le talent de l'auteur, alors, il sert à quoi ?!!!  

 

Apres No et Moi, Delphine de Vigan a une fois de plus réussi à m'embarquer... livre lu quasi d'une seule traite !!
 

Elle y raconte une histoire d'harcèlement moral, mais pas que ...

Il est surtout question de rendez vous manqué, de perte de repères, de ce qui nous construit et nous rend fort ...et de ce qui nous détruit et nous affaiblit !!!
Tout ça mené avec une tres tres grande maitrise et une écriture limpide !!
Et on referme le livre en se laissant porter par notre imaginaire ...

Quel talent !!

 

 

Le mot de l'editeur :

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait été dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.

 

 

 

 

 

 

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