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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 11:55

 

 

 

Choqué, indigné, attristé, atterré et autres mots en "é", nous sortons tous d'un mercredi pas comme les autres qui nous aura laissés un peu k.o et nous aura rappelés (pour ceux qui l'auraient oublié !), que l'homme est un loup pour l'homme et que nous sommes bien peu de choses ma pauv'dame !!


Alors oui le monde tourne mal et les hommes sont devenus fous et pourtant va tout de même falloir reprendre le cours des choses, à peu près là où nous les avions laissé, parce que - ce n'est pas vous qui me lisez qui me direz le contraire - seule la culture nous sortira de cette merde !

Oui bon ok avec accessoirement un peu d'amour, beaucoup de second degrés et des dirigeants politiques qui  prennent enfin les bonnes décisions ... mais ne nous égarons pas, notre créneau, ici, c'est la littérature !!!

 

Enfin, tout ça pour vous dire quand même que je n'avais pas trop la tête au 3bouquins ces derniers temps et que ce n'est ni "Le square" de Margueritte Duras, ni "Trompe-la-mort'" de Jean Michel Guénassia et encore moins "Bad girl" de Nancy Huston qui m'auront donnée l'envie irrépréssible de reprendre le chemin du blog !!! Non, ceux là je vous en glisserai peut-être deux lignes pour vous dire combien ils ne m'ont "Pas convaincue" ... enfin, on verra,  chaque chose en son temps, chi va piano, va lontano !!

 

Celui qui m'aura donc fait reprendre le clavier, c'est le merveilleux roman de Marie Sizun, La Maison-Guerre.

Nous le savons bien, nous lecteurs assidus, que la rencontre avec un roman tient à d'infimes éléments, le moment, l'humeur, le lieu, la lecture d'avant ...Etc ...

Et là, lire La Maison-guerre, c'était clairement LE moment ! Marie Sizun nous invite avec ce dernier roman à suspendre le temps pour partir à la recherche du temps perdu ... Oui l'ombre de ce cher Marcel plâne indubitablement sur ce roman, et suspendre le temps, c'était bien ce qu'il me fallait, là tout de suite !

L'incipit de La Maison-Guerre est déjà une invitation à partir pour ce doux voyage qu'on appelle la mémoire et dans lequel comme Marie Sizun j'aime me réfugier. 

"Quand je suis fatiguée d'ici, des gens et des choses d'ici, c'est là-bas que je retourne. A là maison. Cette maison qui n'existe pas, qui n'existe plus."

Univers Proustien, vous disais-je, avec ses madeleines qui ne tiennent à rien et qui sont pourtant les trésors de l'enfance, avec la grande tante qui mériterait un roman pour elle seule, avec la mère dont on attend tout, qui est tout et dont le manque est une blessure dont on ne guérrit jamais, et puis bien sûr la maison avec ses odeurs, son escalier sombre, son poste de radio et tout un monde qui se créé et qui est celui de la magie et de la solitude de l'enfance.

Roman, dont je ne sais s'il est autobiographique, et pourtant le ton est si juste, le chagrin si perceptible et les souvenirs si puissants que je ne peux croire à une fiction. 

Nous sommes en 1944, lorsque Marie qui a 4 ans est conduite par sa mère dans une maison loin de Paris, une grande et belle maison dans laquelle elle sera à l'abri, confiée à de vieilles parentes.

Merveilleux roman sur l'enfance car c'est à travers la perception de la petite Marie qui se souvient que nous prenons la mesure d'une violence souvent muette, d'une période faite de non-dits, de honte, de culpabilité, d'un monde qui s'écroule et dans lequel Marie va se construire avec sa troublante vérité, ses petits bonheurs faits de rien et la résilience d'une maison, tel un refuge, dans laquelle elle reviendra puiser des forces tout au long de sa vie.

 

Voilà comme Marie Sizun j'aime me rappeler que lorsque c'est trop moche dehors, il y a toujours la possibilité de "ce jeu, délicieux et cruel, les véritables jeux ne le sont ils pas ? On peut le pratiquer partout, dans la foule du métro, ou prisonnier d'un long voyage en train, ou quand, au coeur de la nuit, on se réveille, dans l'étonnement triste de sa vie. Alors, on s'en va, on retourne à la maison. La sienne. La maison secrète. Chacun en a une."  

 

Et puis puisqu'on parle de mémoire, ce roman nous rappelle aussi un certain devoir qu'il ne faudrait pas oublier, le devoir de mémoire aux noms de ceux que nous pleurons encore, victimes de la barbarie et de la terreur subies par un parti d'extrême-droite, devoir de mémoire d'autant plus d'actualité que "le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde." 

 

Force est de constater que le roman refermé, c'est toujours aussi moche dehors !!!

Mais c'est là tout le pouvoir de la littérature, un roman refermé, on peut en ouvrir un autre ... et l'élève m'a clairement donnée envie de suspendre un peu plus le temps avec le maître ... Ne bouge pas Marcel, j'arrive ... 

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 09:09

 

 

Il n'est jamais anodin de lire un roman de David Vann.

Ceux qui ne se sont pas encore remis de leur lecture de Sukkwan Island peuvent en témoigner, lire David Vann est une expérience littéraire intense et dérangeante.

 

On ne ressort jamais indemne de ses romans mais comme Flaubert le définissait " On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir".

Et David Vann, c'est ça !

Ses romans sont tragiques, excessifs et d'une extrême noirceur, et je devrais vous mettre en garde contre une indéniable mise en scène de la violence et pourtant je ne le ferais pas parce que David Vann c'est beaucoup plus que cela.

 

Avec Goat Mountain, il signe le dernier roman d'un cycle familial dramatique et personnel et revient, comme pour boucler la boucle, sur le thème des armes à feu, déjà au coeur de Sukkwan Island.

 

Si certaines scènes m'ont rappelée son premier roman, avec Goat Mountain le discours est tout autre. Nous sommes toujours dans le huis clos familial mais ici l'auteur donne une dimension beaucoup plus politique à la trame romanesque. 

Goat Mountain est un plaidoyer contre la vente libre des armes aux Etats-Unis, et l'auteur, ne faisant jamais dans la demi-mesure, va pousser la réflexion très très loin.

 

Un gamin de 11 ans part pour la partie de chasse traditionnelle de la famille sur le coin de terre qui leur appartient et qui n'est dédié qu'à tuer. Le grand-père, le père, le fils, accompagnés par l'ami de la famille, s'apprêtent à vivre un événement important, cette année le gamin doit abattre son premier cerf !

Alors qu'ils arrivent sur leur terre, le père aperçoit dans la lunette du fusil, un braconnier, il passe le fusil à son fils pour lui montrer ... et c'est le début d'une descente aux enfers !

 

Ponctués de références bibliques ou philosophiques , l'auteur nous tient à la droite des protagonnistes, pris dans cette dualité entre le Bien et le Mal, entre l'instinct et la raison, entre la loyauté familiale et la morale. C'est d'une beauté noire comme peu savent la peindre, le style est absolument magnifique et la profondeur de la réflexion sur la valeur de la vie humaine et de l'instinct de tuer chez l'homme depuis Abel et Cain est passionnante.

 

Vann est un très grand auteur et il le confirme à chaque nouveau roman. Ne vous laissez surtout pas effrayer par tout ce qui se raconte sur ses romans, vous passeriez à côté de l'un des auteurs les plus doués de sa génération.

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Automne 1978, nord de la Californie. C'est l'ouverture de la chasse sur les 250 hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser sur les terres familiales. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu'ils observent de la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l'arme et à venir regarder. Et l'irréparable se produit. De cet instant figé découle l'éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonnances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l'homme, abandonné à ses instincts sauvages. Soutenu par une prose poétique au rythme obsédant et d'une précision absolue, Goat Mountain est le nouveau roman provocant et visionnaire d'un auteur au sommet de son art. Ce livre ambitieux contient en son essence l'humanité tout entière.À propos du livre ' Les ventes des livres de David Vann totalisent 300 000 ex. en France. ' Goat Mountain est le quatrième roman de David Vann et clôt un cycle romanesque inspiré de son histoire familiale. ' David Vann sera présent au festival America en septembre 2014. Dans la presse américaine Toutes les qualités d'un conte populaire. Toute la force d'une balle tirée d'un revolver. The Economist Un auteur doué d'un talent rare et d'une acuité d'esprit exceptionnelle. THE GUARDIAN Ce roman dur comme la pierre verra son intensité comparée aux écrits de Cormac McCarthy. PUBLISHERS WEEKLY

 

 

 

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:31

 

 

Vous le voyez partout, impossible de passer à côté en cette rentrée littéraire et vous n'y échapperez pas non plus ici !!! 

 

Cela fait un moment que je trépigne d'excitation à l'annonce d'un nouveau roman de Carrère, avant même tout ce raffut "Le royaume" était une priorité sur ma LAL, j'aime cet auteur depuis  "D'autres vies que la mienne" et "Limonov" ... lui et moi, c'est du sérieux !

 

Il est brillant et érudit tout en étant accessible et parfois touchant, c'est un auteur qui se pose beaucoup de questions, un curieux de comment tourne ce monde et ça j'adore, parce que moi aussi j'aimerais bien comprendre !

 

Avec Le royaume, Carrère s'attaque à du lourd, sujet limite tabou pour certains, la croyance, c'est sacrée ! Sujet hyper sensible pour d'autres, on touche quand même aux traditions ancestrales et profondes ! Sujet méga sérieux pour beaucoup parce qu'on ne plaisante pas avec la religion !

Et voilà donc, le brillant Carrère qui jette LE pavé dans la mare sans provocation ni sarcasme, mais en posant la question qui fâche : Comment des gens intelligents, cultivés et sensés peuvent encore croire aujourd'hui à cette rumeur qui court depuis plus de 2000 ans et qui dit Jésus serait le fils de Dieu ?! Un type qui serait ressuscité d'entre les morts, et qui serait né d'une mère vierge ... non mais qui croirait à ce genre de rumeur aujourd'hui ?!!!

 

Après toute une première partie qui relève de l'autofiction, dans laquelle Emmanuel Carrère nous parle des doutes et des croyances qui l'ont amené à écrire ce roman, nous entrons dans le vif du sujet qui relève cette fois de l'enquête, et dans laquelle il va confronter les différents évangiles et raconter ainsi la naissance du Christianisme.

 

On apprend énormément de choses d'un point de vue historique et théologique, d'autant que Carrère y apporte son propre son de choche, pertinent et érudit. Il y est surtout question de Paul et un peu de Luc, deux personnages cultivés et instruits qui ont eu un rôle déterminants dans la naissance du Christianisme.

 

La démarche de l'auteur est fascinante et le roman très ambitieux, ça manque parfois de fluidité, on peut déplorer quelques longueurs et lourdeurs mais Carrère a le mérite de s'attaquer à un sujet passionnant en confrontant les pensées de grands historiens et de grands intellectuels tout est restant dans le ton du roman, c'est un travail d'équilibriste parfaitement maitrisé et très audacieux, et un très beau cadeau pour le lecteur qui aime réflechir un peu .

 

Mon petit bémol est de ressortir de ce roman avec tout de même l'impression qu'il n'aura pas vraiment répondu à LA question de départ ... mais peut-être touchons nous là à quelque chose qui s'appellerait la foi, et qui reste un mystère total au final !

 

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.
Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.
Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.

Respect, amitié qu’Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu’il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuis L’Adversaire, l’engagement de l’auteur dans ce qu’il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu’il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd’hui, il n’est plus croyant, il garde la volonté d’interroger cette croyance, d’enquêter sur ce qu’il fut, ne s’épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d’autocensure qu’on lui connaît.
Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu’a Emmanuel Carrère d’écrire cette histoire. D’abord l’abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s’appuyant sur la fluidité d’une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d’aucun ressort ni d’aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d’une vidéo porno, l’évocation de la crise mystique qu’a connu l’auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick…).
Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total. 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 04:00

 

 

C'est le premier roman de la rentrée littéraire vers lequel je me suis ruée et le premier dont je vous parle ici ...

Il faut dire qu'un nouveau roman d'Alice Ferney est toujours un rendez-vous excitant ! 

Elle fait partie de ces auteurs qui s'indignent encore, de ceux qui s'interrogent, reviennent sur l'Histoire ou tentent de comprendre le sens du monde, de ceux qui rendent les lecteurs un peu plus intelligents ... et ça j'adore !

Une fois encore Alice Ferney m'a bluffée, scotchée, captivée, j'ai bû ses paroles en passant de l'état d'admiration à celui d'indignation, et j'ai refermé le roman en état d'ébulition !

Avec Le règne du vivant, elle écrit un cri de révolte sous forme d'ode écologique et humaine aux fonds marins à travers l'histoire et l'engagement d'un homme exceptionnel : Magnus Wallace.

Si Magnus Wallace est un personnage de fiction créé par Alice Ferney, il apparaît assez vite que la fiction s'inspire d'une réalité documentée et précise et qu'il s'agit en fait du parcours et du combat de Paul Watson, fondateur de Greenpeace et aujourd'hui capitaine de Sea Sheppard qui a voué sa vie à défendre ces zones de non-droits pillées, violées et meurtries que sont les Océans . 

 

Détésté par certains, admiré par d'autre, le monsieur ne laisse personne indifférent et pour cause !
Alice Ferney nous offre ainsi l'incroyable portrait d'un homme qui refuse la résignation, la soumission à l'injustice, la subordination aux autorités corrompues, d'un héros des temps modernes qui se bat au péril de sa vie pour sauver ces sublimes chimères de notre monde, les baleines ... Vous l'aurez compris je fais partie des admiratrices !

 

Quelle est la part de fiction et la part de réel dans ce roman ? Il est assez difficile de le savoir mais j'aime à penser qu'un Magnus Wallace existe quelque part, sous les traits de Paul Watson ou d'un autre. Son combat est beau, juste et urgent, ce devrait être le combat de chacun et Alice Ferney se fait le magnifique écho d'une réalité qu'il est important pour chacun de connaitre .

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l’admiration, un journaliste norvégien s’embarque sur l’Arrowhead avec une poignée de militants s’opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. À leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires – mais un redoutable sens de la communication – contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune. Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s’empare d’un sujet aussi urgent qu’universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l’engagement. Alors que l’homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de “cette Terre que nous empruntons à nos enfants” et rend hommage à la dissidence nécessaire, face au cynisme organisé. 

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:27

livre-coeur.jpg

 

Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,  1 seul titre aura fait l'unanimité sur notre liste spéciale polar, c'est notre coup de coeur du mois :

 

 

 

 

 

 

Et pour vous, le dernier coup de coeur, c'était quoi ?

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 04:57

 

Lonesome-Dove-2.jpg

 

C'est pleine de reconnaissance mais aussi de tristesse que je referme le deuxième et dernier tome de "Lonesome Dove".

Reconnaissance pour Attila sans qui je n'aurais peut être jamais lu cette pépite  (... encore mille mercis Attila !!) et reconnaissance pour Larry McCurtry pour avoir donné vie à Call, Gus, Clara et les autres .

Mais forcément avec une certaine tristesse aussi, comme lorsqu'on quitte de vieux compagnons de route, d'autant que l'aventure a été difficile et douloureuse mais tellement belle .


Elle n'était pas exactement idyllique la vie au temps des cow boys, entre les invasions de sauterelles, les enlèvements d'indiens et les sales brutes en tout genre, la vie n'était vraiment pas de tout repos au far west ! Mais c'était une époque où le courage, la fierté, la bonté, la fidélité et la loyauté voulaient vraiment dire quelque chose .

Dans ce deuxième tome, Larry Mcmurtry nous offre une fresque monumentale sur la conquête de l'ouest au travers de personnages comme la littérature peut nous en offrir parfois, de ceux qui nous accompagnent longtemps, nous donnent foi en l'humanité et nous remplissent la tête d'étoiles .


La magie de la littérature c'est aussi de pouvoir rencontrer des personnages incroyables, et je me souviendrai longtemps de la gentillesse et de la bravoure de Gus, de la solitude et de la droiture de Call, de la force et du courage de Clara mais aussi de Newt, le fils meurtri, de July, l'amoureux malheureux, de Deets, le sage et loyal compagnon, de Lorie et de ses rêves avortés et de tant d'autres vies, d'autres rêves, d'autres peines et d'autres combats.

 

C'est un vrai grand roman que tout lecteur devrait avoir la chance de croiser sur son parcours de lecteur, à bon entendeur ...

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 04:25

 

 

Alors que le mois de juillet débute dans la grisaille céleste , la déconfiture footbalistique et le calme domestique (première grande séparation de 5 jours d'avec mes loulous !!!) ... moi j'étais à l'ouest !!

Ou si vous préférez ... Au far west ! L'ouest qui se trouve à des milliers de kilomètres et quelques centaines d'années !

Yep, ma p'tit dame, chez les cow boys que j'étais  !!
 


Et quels cow boys !!!
Avec eux j'ai parcouru quelques 580 pages de poussières, des heures de chevauchée sous un soleil de plomb, bû je ne sais combien de whisky (ça me va bien c'est à peu près le seul alcool que j'apprécie !), bien failli me faire scalper par un Comanchero pas très fréquentable, j'ai sympathisé avec la prostituée de la ville (Lorie, si j'ai un conseil à te donner, t'encombre plus des mecs et fonce à San Francisco !), j'ai mangé plus de bacon et de haricots que mon estomac peut en supporter, dormi à la belle étoile un oeil ouvert sur les serpents, volé du bétail aux mexicains, côtoyé quelques gars bien sympa, je me suis fait plumer aux cartes ... et vécu la grande épopée du wild wild west !!!!

Quelle était bonne cette parenthèse hors du temps !!

Avec Lonesome Dove, on est dans le pur genre du western avec une vraie histoire d'aventure, des personnages attachants qui prennent forme et évoluent au fil du récit , c'est épique et romanesque, l'écriture est fluide et somptueusement maitrisé et pas l'ombre d'un cliché et vu le genre c'est carrément une performance ...

Larry McMurtry est une référence en la matière, son roman est considéré comme un chef d'oeuvre du genre, il a d'ailleurs reçu le prix Pulitzer ... et vous le comprendrez aisément dès que vous l'aurez lu !

Merci très chère Attila pour ce voyage au Far West , des comme ça tu m'en recommandes autant que tu veux ... dès que j'aurais terminé Lonesome Dove 2 !!!! 

 

 

Le mot de l'éditeur :

A Lonesome Dove, Texas, les héros sont fatigués. Augustus McCrae et Woodrow Call ont remisé leurs armes apreès de longues années passées à combattre les Comanches. En cette année 1880, pourtant, l'aventure va les rattraper lorsqu'ils décident de voler du bétail au Mexique et de le convoyer jusque dans le Montana pour y établir un ranch. Commence alors un périple inédit de plusieurs milliers de kilomètres à travers l'Ouest, au cours duquel le convoi affrontera de violentes tempêtes, des bandes de tueurs et d’Indiens rebelles... et laissera de nombreux hommes derrière lui.
Récompensé par un prix Pulitzer, Lonesome Dove est une fresque épique qui explore les mythes fondateurs de l’Amérique et nous fait vivre la quête désespérée de deux hommes qui, sans le savoir, tournent les pages du Dernier Western. 

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 17:10

Couverture L'année des volcans

 

Rosselini, Magnani, Bergman ... autant de noms qui invitent au voyage n'importe quel amoureux du 7ème art, dont je suis, et il faut sûrement l'être un peu pour apprécier à sa juste valeure ce fabuleux roman .

 

En 1945, Ingrid Bergman sort d'une salle de cinéma bouleversée par le film qu'elle vient de voir . Il s'agit de Rome, ville ouverte, le chef d'oeuvre de Roberto Rosselini. Et c'est le commencement d'une passion qui va tout balayer sur son passage ...

Nous sommes donc dans l'après-guerre, le cinéma italien est entrain d'écrire les plus belles pages de son histoire, lorsque la star Hollywoodienne arrive en Italie pour rencontrer Rosselini.

 

A travers l'histoire d'amour de trois monstres sacrés du cinéma (parce qu'il s'agit bien d'une histoire à trois !) , c'est une magnifique page de l'Histoire du cinéma que l'auteur nous raconte et c'est ce qui m'a amenée à lire ce roman.

Mais nous le savons bien, entre la belle idée de départ et le résultat final, il y a parfois un fossé et une énorme déception ... et bien pas là !!!!

 

Ce roman tient toutes ses promesse ...

Tout d'abord, François-Guillaume Lorrain est critique de cinéma et connait bien son sujet, il a réalisé un travail de recherche et de documentaion poussé et exigeant qui comble un lecteur gourmand d'anecdotes, de références et d'informations.

La distribution du roman a de quoi faire rêver n'importe quel producteur de cinéma, et fera rêver tous les lecteurs -cinéphile avec d'un côté la star Hollywoodienne, reconnu comme l'une des 10 meilleures actrices de tous les temps et de l'autre l'enfant chéri de l'Italie et immense artiste à qui Youri Gagarine rendit ce bel hommage en 1961 lors de son premier vol spatial : « Je salue la fraternité des hommes, le monde des arts, et Anna Magnani. », enfin le charismatique et génialissime réalisateur Roberto Rosselini qui inventa le né-réalisme et probablement le cinéma moderne.

 

D'autre part, le style est fluide et le récit magistralement orchestré et ce n'était pas forcément évident puisqu'il s'agit finalement d'une multi-biographie qui rectrace par ailleurs non seulement l'histoire du cinéma mais aussi le contexte social, politique et culturel d'une société qui doit se reconstruire après le traumatisme de la seconde guerre mondiale. 

 

Enfin ce roman nous offre deux portraits de femmes absolument magnifiques, deux femmes que tout oppose à priori et qui vont se battre l'amour d'un même homme qui, lui, n'a de véritable amour que pour le cinéma, aïe ! 

L'auteur parvient à entrer dans la psychologie de ses personnages pour donner toute la mesure de l'histoire passionnelle que chacun vit pour et par le cinéma. C'est totalement captivant, on pourrait croire un fabuleux scénario de film et pourtant l'histoire est réelle, pleine de fougue, de rage, d'amour, de désespoir et d'illusion ... comme au cinéma ! 

 

Vous l'aurez compris j'ai adoré, et il fit l'unanimité lors de notre dernier cercle de lecteurs, curieusement on n'en a très peu entendu parler sur la blogo ... mais nous le savons les bons romans ne sont pas forcément ceux qui font le plus de bruit !

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Rome, 1949. L'une des plus scandaleuses histoires d'amour du cinéma voit le jour, la liaison entre Roberto Rossellini et Ingrid Bergman. Une passion qui déclenche une étrange guerre cinématographique : alors que Rossellini filme Ingrid Bergman dans Stromboli, au même moment, sur l'île d'à côté, Anna Magnani, la maîtresse trahie de Rossellini, réplique en tournant Vulcano sous la direction de Dieterle : deux scénarios voisins, deux tournages chaotiques, deux actrices face à face. Ce roman, plein de bruit et de fureur, fait magistralement revivre le cinéma et le climat d'après-guerre. François-Guillaume Lorrain, en approchant le mystère de trois monstres sacrés, met en scène le désir de liberté et la beauté de ceux qui risquent tout pour rester eux-mêmes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:18

 

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Ne fuyez pas, non-sportives qui me lisez !!!! Vous allez, vous aussi, adorer ce roman !!

 

Bien plus qu'une aventure sportive, Tom McNab nous raconte ici une aventure humaine et sociale, de celle qui vous (re)donne foi en l'Humanité ! ... et par les temps qui courent un surplus de foi en l'Homme, c'est pas de refus !!!!

 

Nous sommes donc en 1929, le monde entier est en pleine récession,  lorsqu'un homme lance l'idée folle d'un marathon de 5000 kms reliant Los Angeles à New York en seulement 3 mois.  A raison de 80km par jour, hommes et femmes, venus des quatre coins de la planète, vont tenter de traverser les Etats-Unis dans un seul but : empocher le pactole !

La performance sportive est d'autant plus incroyable que le parcours est semé d'embuches pour les participants qui ne sont pas vraiment conscients de ce qui les attend.

 

Alors pourquoi une lectrice comme moi,  qui ne regarde même pas les J.O et encore moins le Tour de France, a-t-elle pû se laisser captiver par 600 pages de course à pied ?!!!

 

Tout d'abord parce que Tom McNab a un formidable sens du romanesque, il nous offre une belle brochette de personnages attachants, fragilisés par la vie mais avec du courage, de belles valeurs et une rage de vivre qui portent à eux seuls tout le roman, il y a du Steinbeck dans ce roman !

 

Plus qu'une histoire de marathon c'est une histoire humaine qui met en exergue des sentiments aussi forts que la solidarité, l'amitié, la dignité, le respect et forcément dans un contexte de compétition sportive c'est d'autant plus intéressant et admirable.

 

Et puis il y a tout le contexte social et historique de ces années de récession qui nous est parfaitement rendu, le roman s'offre le luxe de quelques guest-stars comme Al Capone, J.Edgar Hoover ou encore Douglas Fairbanks. Sans être un roman historique, l'auteur maitrise pourtant le sujet et fait habilement entrer l'Histoire dans ce récit fluide et captivant. 

 

Car enfin c'est un véritable page-turner, l'auteur nous entraine dans une époustouflante aventure pleine de surprises et de rebondissements qui ne lâche pas le lecteur jusqu'à la ligne d'arrivée. Chacun y va de ses pronostics selon son affection pour un Doc, une Kate ou un autre et retient son souffle au dernier chapitre !

 

C'est un livre à lire pour tous ceux qui aiment les grands défis qui obligent à dépasser ses propres limites, un formidable roman sur les rapports humains dans des conditions extrêmes. 

 

Un best-seller depuis plus de 30 ans dans le monde entier, il est arrivé avec un peu de retard en France mais connait depuis un joli succès chez nous et c'est amplement mérité. 

 

 

Le mot de l'éditeur :

Le 21 mars 1931, en pleine Dépression, dans le stade de Los Angeles, Douglas Fairbanks donne le départ de la Trans-America : 2000 athlètes dont 121 femmes, venus de soixante pays, s’élancent vers l’est. Ils doivent rallier New-York en passant par le désert Mojave, Las Vegas, Les Rocheuses, Chicago, effectuant chaque jour un marathon. Cette course dotée de 360 000 dollars de prix, la plus grande jamais organisée, est l’invention d’un entrepreneur audacieux, Charles C. Flanagan, inspiré d’un personnage réel. Grâce à l’auteur, ancien athlète, on partage les souffrances de cette armée hétéroclite qui fond au fil des jours. 862 coureurs atteindront New-York ; parmi eux MacNab suit le destin d’un vétéran américain Doc Cole, du syndicaliste Mike Morgan, de l’Ecossais Hugh McPhail, qui fuit la crise, du lord anglais Peter Thurleig, ou de Juan Martinez, un Mexicain ambassadeur de son village… On s’attache à chacun, à son propre petit roman, dans et à côté de la course. MacNab développe des intrigues parallèles : le rôle de l’argent et les difficultés de Flanagan, qui mène sa propre « course » d’obstacles, tenant toute l’organisation à bout de bras, en dépit de l’hostilité des instances olympiques officielles ; la présence d’une section de Jeunesses hitlériennes parmi les coureurs ; l’intervention de la mafia, etc.

 

 

 

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 10:48

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Comme chaque mois, des titres se sont démarqués des autres lors de notre dernier Cercle ...

Ce mois-ci,  3 titres ont fait l'unanimité (...de ceux qui les ont lu !), ce sont nos coups de coeur du mois :

 

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Et pour vous, le dernier coup de coeur, c'était quoi ?

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