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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 18:40

 

L'été des noyés de John Burnside

 

Il y a des périodes "avec",  et là c'est clairement une période "sans" !!

Que du médiocre, du bavard, du tiède, du passable ...  Rien d'exaltant ne ressort de mes lectures depuis le début du mois !

Et ceux qui suivent ce blog sauront combien il m'en coûte de le dire mais le dernier Burnside n'a pas échappé à ce mauvais karma passager !

Oui, vous avez bien entendu Burnside, John Burnside ! L'auteur du sublime "Scintillation", du très touchant "Mensonge sur mon père", oui ce Burnside là vient de me décevoir copieusement !

 

Il faisait pourtant partie des 4 romans de la rentrée que j'attendais, mais avec la meilleure volonté du monde, je lâche, j'abondonne à 150 pages de la fin ... et qu'on ne vienne surtout pas me dire que tout est dans la fin !! Parce qu'un roman de 400 pages se doit d'être bon sur 400 pages, sinon il ne fallait écrire que les 5 dernières de la fin !!

 

Est-ce que Burnside a voulu écrire un thriller ? Le récit démarrant avec une mystérieuse noyade ... sauf que personne ne semble s'en soucier vraiment, à commencer par l'auteur !

Est-ce qu'il s'agit plutôt d'un roman un peu onirique qui mettrait en scène mystères, rêves et croyances ? C'est ce que nous vend la 4ème de couv. mais non aucun effet poétique, pas la moindre allégorie ni même une ambiance un peu féerique ... ou alors elles m'ont échappée !

 

Est-ce que l'auteur veut juste nous raconter l'histoire d'une petite fille et de sa mère ? C'est bien ce qui me semble le plus évident mais alors que c'est confus, lourd et décousu !!

 

L'été des noyés est la preuve qu'on peut-être un très bon auteur et publier de mauvais roman.  Sans rancune Mr Burnside, je vais vite oublier celui-ci et garder précieusement en mémoire Scintillation.

 

 

Le mot de l'éditeur :

Dans une région très septentrionale de la Norvège, quasiment déserte, un endroit magnifique et spectral, où l’hiver est sombre et enneigé et l’été miraculeusement doux et radieux. Comme généralement chez J. Burnside, le monde est à la fois beau et sinistre. Liv vit avec sa mère, un peintre qui s’est retiré là en pleine gloire pour mieux travailler. Son seul ami est un vieil homme qui lui raconte des histoires de trolls, de sirènes et surtout de la huldra, une créature surnaturelle qui apparaît sous les traits d’une femme à l’irrésistible beauté pour séduire les jeunes gens et les conduire à affronter les dangers et la mort.
Un été, deux des camarades de classe de la jeune fille meurent noyés l’un après l’autre, par des nuits calmes et claires, puis c’est le tour d’un troisième homme, avant qu’un quatrième ne disparaisse sans laisser de trace. Cet été-là, la huldra pourrait bien prendre les traits de Maia, une amie de Liv et des deux jeunes lycéens noyés. Ces morts sont-elles accidentelles ou les jeunes gens ont-ils été poussés par un esprit malfaisant ? Liv observe tout cela et tente de comprendre ce qui arrive mais elle ne parvient pas à donner du sens aux choses.

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:16

... Une terre d'ombre de Ron Rash

 

 

Une atmosphère intimiste et sombre pour parler d'amour, de différence et de courage.

 

L'amérique profonde sur fond de première guerre mondiale, avec son lot de lâches, de faibles, de bons et de grands hommes.

 

Histoire de fratrie envers et contre tous, histoire d'amitié qui donne foi en l'humanité, histoire d'amour aux allures de tragédie.

 

 

 

 

Non, vraiment un bon roman pour qui aime les belles histoires tristes.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 04:01

... Le dernier message de Sandrine Madison de Thomas H.Cook

 

Le Dernier Message de Sandrine Madison - Thomas H. CookUn scénario assez classique, un suicide qui n'en serait pas un, un mari accusé du meurtre de sa femme et un récit qui suit le cheminement d'un procés .

 

Jusque là, rien de très nouveau à l'ouest ! Sauf que les lecteurs de Thomas H.Cook, le savent bien, ses polars ne sont souvent que prétexte à disséquer l'âme humaine, à analyser les sentiments et comprendre comment les choses peuvent en arriver là !

 

Plus qu'un polar, j'ai surtout lu un roman psychologique sur le couple et la compléxité de l'être humain.

 

Non, vraiment un bon roman pour qui aime décrypter les liens sacrés du mariage !

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:58

... Maine de J. Courtney Sullivan 

 

 

Maine

 

Une magnifique maison de famille en bord de mer,

 La Nouvelle-Angleterre (J'adore !!!),

une famille qui se chamaille et se supporte,

un roman choral dans lequel chacun peut exprimer son point de vue,

3 générations de femmes tantôt attachantes tantôt exaspérantes ...

le tout raconté de manière fluide, enlevée, sans cliché, ni happy-end, ni mièvrerie !

 

 

Non, vraiment un très bon roman pour qui aime les sagas familiales !

 

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 04:13

 

Je commencerais ce billet en remerciant Nadine pour cette proposition de LC (Lecture Commune) qui m'aura permise de retrouver un auteur qui m'avait conquise et tellement intriguée avec "Aurpès de moi toujours", et que je n'avais pas lu depuis.

 

Kazuo Ishiguro est un auteur britanique d'origine japonaise qui explore de manière subtile et profonde le thème de la mémoire et du passage de l'enfance au monde adulte.

 

Comme avec "Aurpès de moi toujours", l'immersion dans l'univers de Ishiguro m'a demandée patience et assiduité, ses histoires se méritent, ses personnages prennent le temps de se dévoiler et le roman ne prend tout son sens qu'une fois le livre terminé.

C'est avant tout un auteur qui sait instaurer un climat dans ses romans, lire Ishiguro c'est comme entrer dans une quatrième dimension, on se coupe du temps, de l'espace, on est dans son monde à lui !

 

Quand nous étions orphelins nous plonge dans les années 30, entre Shanghai et Londres, le jeune Christopher va devoir se reconstruire et comprendre la disparition brutale de ses parents dans un pays dont il ne maitrise pas les codes.

 

Ishiguro offre toujours aux lecteurs des histoires complexes qui permettent plusieurs niveaux de lectures, certains seront plus sensibles à l'histoire d'amitié entre deux petits garçons de cultures différentes, d'autres y verront un clin d'oeil aux détectives des grands classiques mais il y est aussi question de la quête d'un monde meilleur, de la culpabilité d'être passé à côté de l'essentiel, de la mémoire qui prédispose à emprunter certains chemins de vie ...

Roman d'une grande richesse et d'une incroyable subtilité qui croit en l'intelligence de son lecteur ... et rien que pour ça, c'est un auteur à lire. 

 

Le seul bémol que j'apporterai, et il n'est possible qu'avec un peu de recul,  tient au fait que je ne garde presque aucune trace profonde, aucun souvenir fort ou image indélébile  de ses romans quelques semaines après les avoir lu ... et je ne saurais dire pourquoi !  

 

Cette lecture fut partagée avec Nadine et Claudialucia, leur avis sur leur blog respectif.

 

 

Le mot de l'éditeur :

Peut-on imaginer figure plus typiquement britannique que celle de Sherlock Holmes ? Aussi, quand on est né à Shanghai et qu'on se retrouve jeune orphelin transplanté dans l'Angleterre des années trente, est-il naturel de s'identifier au célèbre détective pour se faire une place dans la société. Et Christopher Banks y arrive assez bien : sa notoriété ne cesse de croître à mesure qu'il résout avec brio les affaires les plus complexes. Jusqu'au jour où il lui faut résoudre l'énigme ultime, celle qui implique le sens de toute sa vie : la disparition de ses parents à Shanghai... Quand nous étions orphelins est un livre époustouflant qui croque sans complaisance les sociétés britannique et chinoise au seuil de la Seconde Guerre mondiale. Un grand roman des origines, un somptueux roman historique. 

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 04:07

donna-tartt-chardonneret

 

Les médias en font des tonnes alors malgré les 800 pages grand format, comment aurais-je pû résister à : "Un immense livre à tous points de vue. Dickens avec des flingues, Dostoïevski sous amphétamines, Tolstoï chez les marchands d'art."(TheTimes - Londres).

Alors sachez le, si vous n'avez pas le temps, l'envie ou le courage de lire le gros volume : pas d'inquiètude, vous ne manquerez le chef d'œuvre de l'année, et pas dit non plus que vous vous priviez d'un bon moment de lecture.

Dona Tartt a incontestablement une certaine imagination et elle aime les histoires mais que c'est long !!!
Les personnages sont intéressants et attachants et pourtant l'émotion ne passe pas, l'auteur est très prolixe mais ne touche pas avec ses mots, c'est comme si elle avait besoin d'en écrire des pages et des pages pour faire passer une idée, une image ou une émotion alors que le mot juste, la phrase qui claque ou qui réchauffe devraient suffire. 

 

Je me suis sentie submergée par ces pages qui défilent et n'apportent rien de plus, d'autant que plus on avance dans l'histoire plus on s'aperçoit que cette histoire n'a finalement rien d'exceptionnel ou plutôt qu'elle avait le potentiel pour en être une ... mais l'auteur en a écrit une autre !

L'histoire commence le jour où le jeune  Théo accompagne sa mère dans un grand musée New-Yorkais. Alors qu'il se trouve devant une oeuvre inestimable bien que très petite, "Le chardonneret", une bombe explose. Vous en dire davantage nuirait à votre lecture, mais disons que c'est le début d'un long parcours initiatique pour ce jeune garçon.

 

Alors pourquoi tant de bruits autour de ce roman ? Les critiques littéraires ont-ils vraiment lu les 800 pages ? Je n'ai aucun élément de réponses fiables à vous livrer ... mais enfin ça sent l'opération marketing à plein nez, et c'est bien dommage car avec moins de bruit j'aurais peut-être été plus clémente ! L'inconvénient est qu'à nous promettre une merveille, eh, eh forcément on s'attend à une merveille .

 

 

Le mot de l'éditeur :

Theo Decker a treize ans. Il vit les derniers instants de sa vie d’enfant. Survivant miraculeux d’une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d’un ami pour échapper aux services sociaux. Mais cette situation ne pourra être que temporaire. Désormais Theo va comprendre très jeune, qu’il ne peut compter que sur lui-même. Tout ce qui lui reste de cette journée où il a perdu sa mère, c’est un tableau, une toile de maître minuscule, envoûtante, infiniment précieuse et qu’il n’a pas le droit de posséder. Mais il ne peut plus s’en détacher. Et elle va l’entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l’art. La maîtrise du suspens et le foisonnement de l’intrigue sont les deux signatures de Donna Tartt. Son écriture coule, précise et magnifique, collée aux pas de son héros, d’un rebondissement à un autre, sans jamais lâcher le lecteur. Ce nouveau grand roman est une nouvelle prouesse, dans une Amérique hantée par ses démons, esclave de ses obsessions et consumée par ses ambitions.
Roman d’initiation à la Dickens, portrait féroce et actuel d’un pays, rythmé comme un thriller et profondément intime, Le Chardonneret condense en dix ans d’écriture et plus de 600 pages, tous les talents et toute l’aura de Donna Tartt.

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 14:39

 

C'est toujours touchant un auteur qui se livre et nous raconte son parcours.

Richard Russo est un romancier américain salué par la critique, récompensé par le prix Pulitzer et au succès public sans faille depuis des années.
Dans son dernier roman, il prend le risque de l'intimité, du voile levé sur la relation à sa mère faite de culpabilité, de tristesse, d'incompréhension et de colère .

Après avoir lu Ailleurs, les thèmes de prédilection de l'auteur prennent tout leur sens, la relation familiale, le retour au source, les petites villes de l'Amérique dite profonde, autant de sujets qui hantent Richard Russo depuis l'enfance et dont il nous parle ici avec pudeur et chagrin.

Alors que l'auteur quitte sa ville natale pour vivre sa vie, contruire sa propre famille et rencontrer le succès, un lien puissant et toxique le ramène inexorablement vers sa mère . Femme autoritaire, fière et atteinte de toubles obsessionnelles, elle va avoir une emprise perverse et abusive sur son fils durant des décennies et ce jusqu'à sa mort.

Partagé entre la colère pour une mère, incapable de couper le cordon et la culpabilité de ne pouvoir la sauver de ses démons, Richard Russo raconte une histoire d'amour filiale touchante, écrite avec le recul et la lucidité indispensable pour comprendre comment tout cela a pu arriver.

Sans être le roman du siècle, Ailleurs est un roman qui se laisse lire et qui permet une approche intéressante de l'oeuvre de Russo.

 

 

Le mot de l'éditeur :

Peu de temps après la disparition de sa mère, Richard Russo, l'écrivain couronné du prix Pulitzer et auteur d'une dizaine de romans traduits dans le monde entier, prend la plume pour décrire la vie de cette femme autoritaire mais fragile qu'il adora autant qu'il la subit. À chaque étape de l'existence de son fils, de son enfance dans la banlieue industrielle de New York à sa carrière dans les universités américaines, à travers les différents seuils de son mariage, l'éducation de ses deux filles et les améliorations successives de son niveau de vie, elle le suivit comme une ombre encombrante et intouchable, ballottée au gré des déménagements successifs, écartelée entre ses tentatives de préserver un mode de vie qu'elle souhaitait « indépendant » et
les violentes crises nerveuses dont elle était si souvent victime, et qui marquèrent à jamais l'ensemble de la famille Russo. Ailleurs retrace le déchirant parcours d'un être torturé sa vie durant par un trouble obsessionnel-compulsif diagnostiqué trop tard, mais constitue, avant tout, la plus belle épitaphe adressée à sa mère par celui qui, parvenu enfin à la comprendre, fut son unique raison de (sur)vivre

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 05:53

 

 ainsi resonne lecho infini des montagnes khaled hosseini

 

Nous étions nombreuses à attendre ce troisième roman de Khaled Hosseini. C'est qu'il aura fallu attendre six ans depuis "Mille soleils splendides" pour se replonger dans l'Afghanistan de cet auteur qui le raconte si bien.

 

Le titre annonçait un roman aux allures de conte oriental et dès les pemières pages nous y sommes, dans cet Orient des traditions, des légendes ancestrales et des grands conteurs.

Le roman débute ainsi par l'évocation d'une vieille légende qui prend sens lorsque le père d'une famille pauvre décide de confier, pour ne pas dire vendre,  sa petite fille Pari à son beau-frère plus riche, sa femme ne pouvant avoir d'enfant. Pari est petite, elle ne se rendra compte de rien, pense-t-on. Mais pour son frère adoré, plus âgé, c'est la déchirure, le traumatisme dont on ne se remet pas.

Et nous voilà embarqués dans ce drame familial chargé d'émotion et d'empreintes culturelles qui refont vivre l'Afghanistan d'autrefois ...

Sauf que, à peine l'histoire lancée, Hosseini semble s'intéresser à d'autres personnages et démarre ainsi une autre histoire en lien assez lointain avec Pari et Abdullah, et cela va se répéter sur tout le roman. On ne retrouvera d'ailleurs le frère meurtri que quelques décennies et 350 pages plus tard.

 

Alors dire que je n'ai pas aimé serait faux mais j'ai néanmoins ressenti beaucoup de frustration et de déception à cette lecture. Frustration de ne pas suivre des personnages auxquels je m'étais attachée et déception de ne pas retrouver la puissance romanesque "Des cerfs-volants de Kaboul".

Le talent de conteur est indéniable et toujours aussi fort, c'est d'ailleurs à mon sens, ce qui sauve ce roman, mais la construction et l'ambition narrative sont ses grandes faiblesses.

L'auteur survole 6 décennies, de 1950 à 2010, 3 continents, des dizaines de personnages et beaucoup trop d'histoires, Hosseini aurait pû écrire au moins quatre grands romans avec "Ainsi résonne l'écho infini des montagnes", comme c'est dommage d'avoir voulu tout compiler !!

On peut y voir une grand fresque, une sorte de grand paysage afghan, sorte de roman choral qui fonctionne souvent très bien. Alors pourquoi pas là, me direz-vous ? Parce que le talent de conteur d'Hosseini est tel qu'il est difficile pour le lecteur de sortir de ses histoires à peine y être entré, parce qu'on ne veut pas quitter d'aussi beaux personnages qu'on vient à peine de rencontrer ... ce qui fonctionne avec d'autres auteurs ne peut fonctionner avec Hosseini sans un sentiment de "trop peu" !   

 

 

Le mot de l'auteur :

En Afghanistan, des années 1950 à nos jours, mais aussi à Paris dans les années 1970, en Californie dans les années 2000 et sur une île grecque aujourd’hui.

A Shadbagh, un minuscule village agricole, Abdullah, 10 ans, s’occupe de sa petite sœur Pari. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, ce qui leur permet d’oublier la mort de leur mère, les absences de leur père qui cherche désespérément du travail et ces jours où la faim les tenaille encore plus qu’à l’habitude.
Un jour, leur père décide de partir pour Kaboul où l’oncle Nabi lui aurait trouvé un emploi et d’emmener Pari avec lui. Abdullah sent qu’il se trame quelque chose. Et de fait, leur père, préférant « couper un doigt pour sauver la main », vend Pari à la riche famille pour laquelle travaille Nabi. Une séparation déchirante qui pèsera sur toute la vie d’Abdullah, même après son exil aux Etats-Unis.
La petite Pari oublie et grandit à Paris où sa mère, Nila, trop libre pour la société afghane, s’est enfuie au milieu des années 50. Nabi est resté auprès de Suleiman, le mari de Nila, devenu handicapé suite à un AVC.

Des années plus tard, bien après la chute des Talibans, Abdullah n’a pas oublié Pari qui, elle, n’a jamais pu combler une sensation de vide, comme s’il lui manquait quelque chose d’indispensable, dont elle ignorait tout…

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 05:27

 

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Ce n'est pas tous les jours qu'il nous est proposé de lire un roman Australien , pas vraiment la raison qui m'a fait lire ce premier roman mais en le lisant , je me suis dit que c'était sympa aussi de lire ce genre de phrase : " il faut vite prendre la route, il y a aura beaucoup de kangourou sur la route ce soir " !!

Petit aparté pour vous parler d'un roman tout en émotion qui nous parle des liens du sang et des liens du cœur au travers d'une histoire très forte qui offre des portraits psychologiques et un panel de sentiments finement dépeints .

L'histoire se déroule au lendemain de la première guerre mondiale, un couple très uni, gardien de phare vivant isolé du reste du monde, vit le drame douloureux de ne pouvoir mettre au monde un enfant, jusqu'au jour où un bateau fait naufrage sur l'île avec à son bord un homme mort et ... un bébé !!!
Il n'y aurait bien entendu pas d'histoire s'ils ne le gardaient pas, et c'est parti pour un très beau roman  qu'il est difficile de refermer tant le sujet est intense, les personnages très attachants et le suspense sans faille .

 

Roman à questionnement qui interroge chacun de nous sur des sujets sensibles, la culpabilité, les petits arrangement avec notre conscience, le bonheur de l'autre au détriment du sien, les liens du coeur plus forts que les liens du sang, ce qui excuse et ce qui rend légitime ... autant de thèmes qui invitent le lecteur à s'interroger et à être en totale empathie avec chacun des protagonistes, dans leur souffrance et leur doute.

 

L'écriture est juste et le ton toujours approprié. L'auteur ne fait ni dans le pathos ni dans la sensiblerie, et pourtant l'histoire aurait pû s'y prêter, mais non c'est un roman digne et sincère, ce qui en fait toute sa force et sa beauté.


C'est un premier roman qui semble faire le tour du monde avec beaucoup de succès (bientôt adapté au cinéma ) et c'est bien mérité, et l'un des rares coups de coeur commun de notre cercle de vendredi dernier.

 

 

 

Le mot de l'éditeur :

 

Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant. Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices… Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang. 
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 05:18

 

 les_reflets_d-argent.jpg

 

Ceux qui suivent ce blog régulièrement, connaissent mon admiration pour Susan Fletcher. Je la suis roman après roman depuis "La fille de l'Irlandais", et c'est à chaque lecture un nouvel enchantement.

Alors lorsque Ségolène m'a offert le dernier roman de l'auteur, forcément j'étais aux anges ! Et je le suis restée une grande partie du roman ...

 

Ce roman aux allures de conte enchanté nous offre une belle histoire basée sur une légende,  celle d'un homme-poisson qui apparait aux âmes désespérées tel un réconfort à leur douleur. Sur la petite île d'Ecosse de Parla, cette légende perdure depuis des décennies . Les hommes y puisent réconfort et espoir tel un refuge face aux duretés de la vie. Et puis un jour, un homme est retrouvé échoué sur une plage, inconscient et quasi nu ...

 

Susan Fletcher est de ces auteurs, et probablement de ces personnes, qui mettent de la magie et un souffle d'âme aux petits rien de la vie, de ceux qui trouvent du sens et de la beauté aux choses, rendant, par la même, la vie plus belle. Elle a ce don, ce supplément d'âme , qui me touche et me plait.


J'en étais là de mes pensées jusqu'au moment où notre chère Susan Fletcher pris un virage littéraire à environ deux cent pages de la fin pour naviguer sur les flots des bons sentiments, se noyer sous la guimauve et me perdre dans une succession de clichés mièvres, l'histoire a commencé à tourner un peu en rond et les promesses du début n'ont plus été tenues.

 

Alors oui cela reste un roman très Fletcherien, pour l'ode à la nature, le style toujours aussi iodé, cette beauté des petits-riens que l'auteur affectionne tant, ces rencontres improbables qui changent une vie et l'onirisme qui plane sur tous ses romans ... mais Les reflets d'argent reste tout de même en-deçà du style sans faille auquel elle nous avait habitués avec ses trois précedents romans.

 

 

Posté le 21 fev 2014

 

Le mot de l'éditeur :

Une légende raconte qu'il y a très longtemps un homme, pleurant son amour perdu, entendit en marchant sur une plage de l'île de Parla, une voix portée par le vent, ces mots comme soufflés par la mer : l'espoir existe. Il se tourna alors vers la mer, et vit un homme au loin, flottant à son aise dans l'eau déchaînée. L'homme plongea et ne reparut pas. Il avait une queue de poisson. Certains le prirent pour un fou, d'autres le crurent, car cette île avait toujours charrié drames et miracles, et porté les hommes qui y vivaient comme des éléments naturels, composant sa force. L'homme retrouva celle qu'il aimait et vieillit avec elle sur les rives de l'île.
Ce jour-là, sur cette même rive, le jeune Sam Lovegrove découvre le corps d'un inconnu, il s'approche terrorisé, croyant faire face à un cadavre. Puis recule en criant, car l'homme n'est pas mort. Colosse battu par les vagues, l'homme a survécu. Sam court chercher son père, son oncle et son cousin, pour l'aider à transporter le corps chez l'infirmière de l'île, Tabitha. Pour Tabitha, comme pour les quatre hommes, cette apparition est troublante, tout comme les cheveux noirs et la barbe de cet inconnu, qui réveillent les souvenirs d'un disparu.
Personne n'a revu Tom depuis quatre ans. Et à présent que la rumeur de l'apparition se répand sur l'île, de proche en proche, jusqu'à la veuve de Tom, les légendes semblent tout à coup plus réelles, les hommes semblent soudain réécrire l'histoire de l'île, ramasser ses mythes sur le rivage, leurs espoirs bouillonnant dans les flots comme autant de reflets d'argent sous le vent.

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